‹ Gillette de Narbonne; opéra-comique en trois actes. Paroles de Henri Chivot et Alfred DuruChapitre 67 sur 100 · AC'IK DEUXIÈME · texte numérisé non relu

AC'IK DEUXIÈME

aoGii.

C'est, en effet, un J03 au de famille,

Du plus grand prix cl qu'os trouve fort beau-..

Si c'est ainsi, j'en suis certaine, Vous y devez tenir beaucoup...

ROGER

Vous l'avez deviné, ma reine,

J'y tiens, ma foi, par-dessus toutl

Ah ! cédez à ma fantaisie Et donnez-moi ce diamant.

ROGER

Que demandez-vous, ma mie?

Non ?... Je ne le puis vraiment I

Vous restez sourd à ma prière, Vous refusez, en me disant Qu'un tel don vous paraît trop grand Et que vous ne pouvez le faire !

Et moi, Roger, lorsqu'en retour, A vos transports je m'abandonne, N'est-ce donc rien que je vous donne ^n vous donnant tout mon amour !

ROGER, à part.

Au fait, la chose est fort nette, En le lui donnant ce soir, Je suis bien sûr que Gillette Ne pourra jamais l'avoir !

Eh bien?

ROGER, retirant sa bague.

Eh bien, cet anneau le voici !

Ah ! merci !

ROGER

Oui, je cède à votre prière, De l'amour je subis la loi, Je passe à votre joli doig-t La bague qui m'était si chère!

Oui, mais j'exige qu'en relour, A mes transports on s'abandonne, Et cet anneau, je vous le donne En échange de votre amour !

Pendant que la musique joue en sourdine à l'orchestre. ROGER.

Maintenant, chère Rosita, tu n'as plus rien à me refuser... Accorde-moi un baiser...

GILLETTE, tendant la joue.

Prenez, monseigneur.

ROGER, l'embrassant.

Elle est à moi N

GRIFFARDIN, qui vient de paraître au fond, une lanterne à la main.

Un baiser !

Quelqu'un!... je me sauve!

Elle entre vivement dans le pavillon. — Griffardin braque sa lanterne sur la gauche et cherche à voir ce qui se passe.

Oh!... tune m'échapperas pas!

Il entre vivement dans le pavillon dont la porte se referme sur lui.

Page 1