AC'IK DEUXIÈME
aoGii.
C'est, en effet, un J03 au de famille,
Du plus grand prix cl qu'os trouve fort beau-..
Si c'est ainsi, j'en suis certaine, Vous y devez tenir beaucoup...
ROGER
Vous l'avez deviné, ma reine,
J'y tiens, ma foi, par-dessus toutl
Ah ! cédez à ma fantaisie Et donnez-moi ce diamant.
ROGER
Que demandez-vous, ma mie?
Non ?... Je ne le puis vraiment I
Vous restez sourd à ma prière, Vous refusez, en me disant Qu'un tel don vous paraît trop grand Et que vous ne pouvez le faire !
Et moi, Roger, lorsqu'en retour, A vos transports je m'abandonne, N'est-ce donc rien que je vous donne ^n vous donnant tout mon amour !
ROGER, à part.
Au fait, la chose est fort nette, En le lui donnant ce soir, Je suis bien sûr que Gillette Ne pourra jamais l'avoir !
Eh bien?
ROGER, retirant sa bague.
Eh bien, cet anneau le voici !
Ah ! merci !
ROGER
Oui, je cède à votre prière, De l'amour je subis la loi, Je passe à votre joli doig-t La bague qui m'était si chère!
Oui, mais j'exige qu'en relour, A mes transports on s'abandonne, Et cet anneau, je vous le donne En échange de votre amour !
Pendant que la musique joue en sourdine à l'orchestre. ROGER.
Maintenant, chère Rosita, tu n'as plus rien à me refuser... Accorde-moi un baiser...
GILLETTE, tendant la joue.
Prenez, monseigneur.
ROGER, l'embrassant.
Elle est à moi N
GRIFFARDIN, qui vient de paraître au fond, une lanterne à la main.
Un baiser !
Quelqu'un!... je me sauve!
Elle entre vivement dans le pavillon. — Griffardin braque sa lanterne sur la gauche et cherche à voir ce qui se passe.
Oh!... tune m'échapperas pas!
Il entre vivement dans le pavillon dont la porte se referme sur lui.