AVANT-PROPOS
Sur Giosue Carducci, l'illustre Italien mort en 1907, il existe un important livre français que nous aurons souvent occasion de citer. On le doit à M. Alfred Jeanroy. C'est une belle étude générale consacrée à l'homme et au poêle i.
Nous avons poursuivi un but plus spécial, nous bornant à écrire un essai sur Giosue Carducci et la France. Xotre ouvrage a été entrepris avec une triple intention. Il voudrait être un liouimage reconnaissant à la mémoire du grand Toscan qui, longtemps du moins, se montra un ami de la France. Dans quelles circonstances sut-il nous manifester des sentiments d'autant plus précieux pour nous que, professeur très entouré, critique et poète assez lus dans la Péninsule, il disposait d'une intluence relativement considérable? Gomment avait apparu et grandi en lui cette amitié? Se rattachait-elle à une tradition italienne? Quelles causes amenèrent Carducci à se refroidir envers nous et jusqu'à quel point? Que fit la France pour reconnaître ses bons offices? Autant de questions auxquelles nous essaierons de répondre.
D'autre part, un intéressant problème s'est posé à nous, celui de la culture française de cet lioiuiue (jue Titalie considère couinie un de ses i)lus grands (M-rixain^. De loni-ues et minutieuses recherches nous ont conduit aux conclusions que nous adoptons sur la connaissance que Carducci avait de notre lan-
' Ciiosiic Carducci, Vhomme et le poctc. Taris. C'lijuni)iuii. liUl.