‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 174 sur 406 · Cf. î · texte numérisé non relu

Cf. î

5. L'usage de baiser les amis qu'on recevait est constaté par un grand nombre de testes; voy. Huon de Bordeaux, v. 345; Flamenca, v, 7173, etc. Cet usage se conservait encore au xvi» sièclc^n Angleterre, et £tait pratiqué par Its deux sexes ; Erasme le constate avec une satis- &ction non dissimulée dans une de ses lettres, éd. de Bâie, i55y, p. ia3, cf. la préface de M. Furnivali, à la nouvelle édition de Harrison, Description of England (New Shakespere Society), p. Ixj.

36 GIRART DE BOUSSïLLON

u qu'il le combatte I Qu'il le fasse montrer au doigt mort ou » vaincu! Nous irons à RoussiUon faire tournoi. Ma bles- B sure, je m'en soucie comme d'un ctiampignon ! »

75. Girart prit don Fouque et don Boson et S^uin, le vicomte de Besançon ; il les tira à part'en un coin : ■ Vous » êtes mes amis et mes barons ; faites dire à ceux qui sont » là dehors qu'ils campent dans les prés sous Avignon. Mats » qu'ils ne dressent ni trefs ni pavillons : qu'ils attachent » leurs chevaux comme chez eux. Faites crier dans la ville

> par un garçon qu'on leur fasse au dehors de grandes lîvrai- >> sons de pain, de vin, d'avoine ; de l'herbe ils en trouve-

> ront par la campagne. » Puis il appela don Fouchier le maréchal. « Cousin, vous m'en irez à Garignon ; dites au ■n comte Gilbert qu'il se donne garde du côté de la forêt de a Montargon ; quand il verra s'élever une fumée, qu'il en- » voie une troupe à Roussillon : cent chevaliers avec une » bannière qui frapperont de toutes leurs forces â la porte en a criant que Charles est un traître félon '. Puis, tournez vers » Escarpion '. Us vous suivront au galop; nous viendrons » par derrière, par la rive (de la Seine ?), et nous prendrons a des leurs autant qu'il nous plaira. » C'est ainsi que Girart leur expose son plan.

76. Fouchier monte à cheval et se met en route. Jamais il n'y eut si parfait larron, ni tel espion. Il a plus voté de richesses que Psvie ^ n'en possède ; et pourtant, à un homme de sa naissance cela ne convenait guère, car il n'y a meilleur comte jusqu'en Hongrie, mais il ne pouvait se tenir de faire le larron. Il emmena sept chevaliers avec lui ; au cin-

Page 1