A Mont-Amele
l54 GIRART DE ROUSSILLOt*
Girari en fut informé par un messager ; au neuvième, le comte et le roi se rencontrèrent en bataille.
3i 2. Charles a couché quatre jours sur la terre de Girart, à Mont-Amele qu'il lui a enlevé. Au cinquième jour, Girart apprend par un messager que Mont-Amele est perdu pour lui, que Charles, le roi de France, le lui a enlevé. Le voiU irrité à ce point qui ne parlait â personne, jusqu'à tant qu'il vît venir Fouque, son ami : « Fouque, conseille-moi.
> puisse Dieu' t'aider, au sujet de Charles qui me lient pour
> un lâche. 11 m'a enlevé le pui aigu de Mont-Amele, et croit X m'avoir ruiné; mais ce n'est pas encore fait, je crois. Je ■ voudrais avoir perdu mon fief pendant sept ans, pour que
> nous nous soyons battus avec lui, et l'ayons vaincu! • 3i3. Girart se tenait â Orlvent ', un château qu'il tenait
de Charles en chasement. Le château est de force à se défendre : les bons sergents y étaient au nombre de plus de mille, les chevaliers montés > plus de sept cents. Les bourgeois sont riches et bien pourvus de chevaux, de mulets, d'or et
I. En Acorevent Oxf., leçon -évidemment corrompue, en Laurivait
(= Vaurivent), n, a Oirevtnt L, en OrienP. (v. 4096). Ce lieu est
f videmment le même que l'Olivant que l'tuteur du roman Innçtîs de
Girari de Rouiaillon mentionne en cet termes (éd. Mignird, p. 191) :
Va l'en 1i dui Girars tout droit en OHvant,
Et pius loin (p. 2xë) :
Il IGinrt) funda AvaloD et Saint Jean d'OUvaitt Qui Semvr Tut nommât, non pas a son vivant- Ces deux pauagea aont reproduit! a ieun places respective*, dans U version en prose de Jean Wauquelin (ch. exits et cliv) ; mais je ne ntiraia dire d'où l'auteur du roman en vers a tiré cette identification d' n Olivani > et de Semtir, ni la meniion d'une fondation d'abbaye dam cette mime ville. Ce n'est pas de la vie laiine de Girart de Roufr- ■illon, ou du moins du texte qui nous en est parvenu.
3. Montis est la traduction fort aventurée de a coUe ou a cocka, donné par tous tes mas. (P. v. 4101}.
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d'argent. Glrart était à l'ombre, dehors, à l'air, parlant à sesbommes. Il tenait les plaids avec ses barons. Sur ces entrefaites, arrive le messager qui t'informe de la prise de Mont-Amele par le roi. Voilà Girart si plein de douleur qu'il ne pouvait dire un mot à personne, jusqu'à ce qu^il vit Fouque en qui il a confiance : > Fouque, puisse Dieu t'ai- B der! donne-moi conseil au sujet de Charles qui me tient
> pour un Uche. Il m'a enlevé Mont-Amele, puis il a juré
> qu'il ne s'en irait pas d'un mois, sans avoir combattu. B Mais je te jure par Jésus le tout-puissant que si Allemands
• et Désertains ■ ne me font pas défaut, il ne s'en ira pas
■ sans bataille, pourvu qu'il m'attende huit jours! *