I . Il y a dans Ut mss. iu:}:-i (neveu
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■> heaume lacé^ t'écu au col, l'épée au côté, alors U est fier, » furieux, emporté, superbe, sans merci, sans pitié, et c'est n quand la foule des hommesarmés le presse, qu'il se montre
> le plus solide et .le plus vaillant ■ . On ne lui ferait pas pers dre un pied de terrain, ei il n'y a homme au monde qui * os&t lui tenir tête. Il est â la fois la reine, le roc et le roi ^. » Tous, puissants et faibles, trouvent appui en lui. il a lou- T jours aimé les vaillants chevaliers et honoré les pauvres » comme les riches, estimant chacun selon sa valeur. Sa-
> chez que cette guerre l'afflige très fort, qu'il a eu pour
> cela avec Girart maintes disputes, maintes querelles, mais 1 il n'a pu l'en détourner Cependant il est toujours, «u » besoin, venu â son secours. Et ce n'est pas par moi qu'il
> sera blâmé : quiconque abandonne son ami, est méprisé ï en toute bonne cour. Je ne finirais pas aujourd'hui, si je B voulais vous conter tout cequ'ily ade bon en lui. Et, par D ce Seigneur en qui vous.croyez, il est mon ennemi et je le
> hais très fort, mais j'aimerais mieux être Fouque, &vec » ses qualités, que le seigpeur reconnu de quatre royaumes I — Sire, » disent les Français, < vous le louez beaucoup ; car, » s'ilatoutes-lesqualités que vous dîtes, jamais il n'y eutchen valier meilleur. — Il les a, n dit le roi, « et plus encore. >
322. Ce fut au neuvième jour, au lever du soleil : leurs avani-gardes se rencontrèrent, et, aussitôt que les hommes se furent reconnus, ils mirent pied à terre et s'armèrent en hâte '. N'allez pas croire qu'aucun d'eux se dérobe au moment de la lutte! Vous auriez vu se rompre tant de lances et tant d'écus, tant de hauberts faussés et décousus, tant de
I. P. (V. 4199! : Adonc es orgolhos i afermal^, mais mieux daos Passy : Donques ss j>lus segurs e plus menbra^. Le vers manque daoj Oxf. .
a. Métaphore empruntée au jeu d'écbece.
3. Le heaume fiait trop pesant pour £tre porté hors des cas de nécessite. Or, comme il ëuit d'usage dé le fixer au haubert par un Ucet, On descendait de cheval pour faire plus i l'aise cette opération.
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francs chevaliers étendus morts ! L'avant-garde de Girart a eu le dessus.
323. Ce fut au neuvième jour, au lever du soleil, aval par la plaine sous Verduneis '. Les Bourguignons se battent contre les Français. Charles le roi disposa habilement ses échelles. En première ligne, il place ses Herupois ', ceux d'entre Loire et Seine, guerriers d'élite. Là étaient les hommes de Chartres et de Blois, armés de lances au fer tranchant. Arbert, un comte de Troyes ^, les guide. Les Manceaux, les Berruyers, les Bretons < combattent d^ns la seconde échelle. Dans la troisième sont les Poitevins et les Aquitains ^; dans la quatrième, les Normands et les Flamands, les Picards '^ et ceux de Vermandois. Dans la dernière et la plus forte fut Charles le roi avec ceux de Paris et d'Orléans, de Soissons, de Reims et de Champagne. Un duc Joffroi ■ portait leur enseigne. Cependant Girart chevauche, montant dans la perfection, avec lui H ugues et Ertaut de Forez, Guigue et Henri
t. Peut-jtre Verdonnet, caot. de [..lùgncs, arr. de ChâtîHon-sur- '
2. Le pays dea Herupoii, la Herupe, paraît avoir compris, au sii* siècle, toute la région qui* s'étendait de la Loire h la Seine, à l'ouest de Paris et d'Orléans, l'ancienne Neusirie ; voy. Fauchet, Œuvres, 1610, fol. Ï41. LongQon, Mémoires de la Société de l'Histoire de Paris, 1, 8-12.