Boson, Fouque et Seguin viennent par derrière
avec don Fouchier â ciieval sur Baîart ■ Ils sont soixante
mille, tous en armes '; ils vont au pas, les lances droites. Du côté opposé vint le roi et le comte Foras '. Tous d'une voir ils crient leur enseigne. Ils vont se frapper, comme vous allez l'entendre, car, depuis le temps de Cleophas ' qui fut en la bataille de Val Troas *, vous ne vîtes gent aussi enragée (?),
aussi acharnée à frapper, à tuer ' Mille sont déjà abattus
et sans mouvement, ayant perdu poing ou pied, bouche ou nez. Celui qui combattit dans cette mêlée et n'y resta pas, fut spécialement protégé de Dieu et de saint Thomas -.
328. Voici, d'un côté, Boson et Fouque, Fouchier Iç marquis faisait le troisième; de l'autre, Andefroi et don Aimon. Us firent du comte Hugues ' leur porte-enseigne. Andefroi dit : < J'aperçois un mauvais larron qui, avec Boson, m'a s tué mon oncle. Tenez-moi pour aussi lâche qu'un renard ', T si ">, dans cette mêlée, je n'ai affaire à lui! > Et il donne de l'éperon à son cheval.
329. Andefroi s'écria : « Viens ici, Fouchier ;'tu m'as fait » tort et dommage, lorsque, l'autre jour, tu m'as tué mon ■ oncle Thierri ". Certes, j'aurai du regret si je ne t'en ré-
I. OxF. Baiart que (q birré) fas. Levers manque dam P. 3. At armas dans les deux mss., mtU la rime i