‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 280 sur 406 · Cf. ci-dessus la p. 1 56, n · texte numérisé non relu

Cf. ci-dessus la p. 1 56, n

10. Ici se ferme la lacune de L.; voir ci-dessus, p. li-j. n. 6.

1 1 . Ceci est en cootradiclîon avec le récit du meurtre de Thierri, tel

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> compense pas, si je ne te frappe pas de cette mienne épée

> un tel coup, que je te pourfendrai jusqu'à la ceinture. —

> Vous en avez menti, glouton , vantard , et je prouverai

■ que vous n'êtes qu'un menteur. » Us éperonnent leurs chevaux et se jettent l'un sur l'autre. Fouchier ne manqua pas son coup : il lui fendit l'écu sous l'appui '. Andefroi s'irrita et le frappa si violemment qu^îl lui faussa la broigne au pan doublé ; tous deux s'abattent sur le sable, et à ce coup mille chevaliers entrent en lutte.

330. Tous deux s'abattent en un pré; voici les compagnies qui s'abordent-, vous verriez tant d'écus brisés, tant de lances mises en pièces, tant de hauberts troués, de broignes faussées, tant de coups d'épée, tant de têtes couvertes du heaume séparées du tronc I On en aurait pu enlever quinze charretées. Girart eut le dessous en mainte rencontre et perdit ainsi les barons de ses contrées.

33 1 . Jamais on n'ouit parler de plus forte bataille : le roi lui-même y fut frappé. Celui qui le frappa était sorti de l'armée royale. Il s'appelait David; il était filsdu vieux Gérôme. Il avait quitté le roi par suite d'une guerre', comme /mrfi/, et s'était réfugié auprès de Girart qui lui donna de grands dons à SB discrétion. C'est celui-là qui attaqua vivement le roi, le frappant sur l'écu orné de fleurs d'or de telle sorte que la lance au fer bruni passa au travers.*PuIs ilretourna vers Girart, par un chaume, et, le prenant avec force par le frein : < Comte,

■ pourquoi restez-vous tout ébahi ? le champ de bataille est B si couvert de vos hommes, qu'il n'en reste plus mille ' de

qu'il a £té fait plus haut dans une série de tirades consécutives (g; 100-8). On oe voit pas que Fouctiier ait pris part i cet acte de trahison.

I. L'endroit où on appuyait [e bouclier? lOf la pogfr (i'apoger?) Oxf.. le pogier L; la leçon de P. (v. 4442) lo polchîer est corrompue; cf. plus haut, p. 128, n. 3, et plus loin, | 33^ l'apogail Oxf., lo pogalh P. (v. 4.501I, le fogall. L.

z. D'une guerre privée.

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