Branderoc P. (v. Sigg
2. Il tomba, non qu'il fill mauvais chevalier, mais en punition de
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» Cher; si celui qui vous a tué s'en retourne en vie, puissent » Di<u et saint Denis ne jamais nous venir en aide! Aimen frappe Fouchier sur l'écu noir et lui passe par le corps la lance avec l'enseigne, tandis que Aimon , le frappant de l'épée par le visage, lut fend la léte ei l'abat mort dans un sillon. Ce fut un deuil et une perte que la mort du preux marquis. Meilleur vassal ni plus fécond en ressources ne resta sur ce cbamp de bataille.
397. Ha! comte Girart, puissant baron, quel ami tu perds! Boson et Bernart trouvent Fouchier gisant à terre, et auprès de lui Landrî, le seigneur de Nevers. « Frère Boson, dit Bernatt, a attaque-ks ! » Us courent frapper Aimeri sur son écu foncé : l'écu ni le haubert ne lui servirent de rien ; ils le percent de leurs lances , dont les fers ressortent de l'autre côté, traversant la peau, la chair et Jes nerfs, et rabattent mort dans la plaine. Boson dit alors un mot cruel : <• Je te ■ donne la récompense que tu mérites : ce n'est pas ton serf > qui la recevra pour toi ! »
398. Quand Boson et Bernart l'eurent ainsi frappé, survinrent Fouque et le comte Acbart ', et Gilbert le comte de fenesgart, et, du côté du roi, le duc Bérart ', Gace, vicomte de Dreux, et Uielart. Les troupes [royales] se dispersent à l'arrivée des dernières échelles '. Je ne crois pas que le quart se soit échappé sans blessures. Le dépit et la honte étaient pour Charles : son enseigne et son étendard ont été renversés, son étendard, son dragon * et son tref oL étaient peints des léopards; les hommes de Girart les lui abattent comme un bois qu'on essarte. Mais voici qu'arrive au galop l'évéque Brocart % un maudit clerc, plein de malice, qui était parent
I. D'après P. (v. bi^-ji; dans Oxf. Girarj. Cesi le comte Achart dont la mort est ttpponie i la fin de ce J. 1. BEfnirl, P. (v. 5i4g), comme au j 38a.