‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 307 sur 406 · Oxf. e mel san rou; P. (v. 5336) e mw e» rou · texte numérisé non relu

Oxf. e mel san rou; P. (v. 5336) e mw e» rou

GIBART DE BOUSSILI.ON I97

laisse entrer ni avec peu de monde ni avec beaucoup. .Charles leur a tant promis et donné que tous se sont livrés à lui. Quand le comte se voit ainsi dépouillé par le roi, it demande conseil à Fouque. Et Fouque se pourpensc comment il pourra Jui calmer la colère et la Iiaine.

405. «Sire, 11 répond Fouque, H ne vous en souciez. Depuis » que Senebrun et ses captais' ontété pris, je n'ai pluscon- B fiance en Gascon ni en Provençal. Et pourtant, j'irai dans » leur pays avec mes guerriers. Si je puis entrer dans Avignon, » au dedans de la porte, j'espère, d'ici à Noël, avoir conquis » Carcassonne, Béziers, Nîmes et Gènes (?) '. " Les deux comtes se quittèrent k Saint-Martial '.

406. Les deux barons se quittent à Saint-Martial. Le comte Girart se dirige vers Houssillon, menant avec lui Gilbert et Boson. Mille chevaliers suivent Fouque. Avant qu'il fût arrivé en Provence, il rencontra des messagers venant d'Avignon oii ils ont laissé la gent de Charles. Les bourgeois lui ont rendu par trahison la cité, le bourg et le donjon pour sa fière justice ' et pour ses dons. Fouque, lorsqu'il l'apprit, en fut dolent. Les Bourguignons iîrent aussitôt demi-tour et clievauchèrent jusqu'à Bourbon ^ Avant le lever du soleil, Fouque mit la cité en Teu. De là il se rendit à Nevers, puis à Dijon, oti il apprit des nouvelles qui n'étaient pas faites pour lui plaire.

407. L'évéque d'Autun, qui revenait d'un concile tenu à Mont- Laôn, dit â Fouque que le roi a enlevé Dun et Verdun*, prisVaucouleurs par trahison et Montbrun^ par force.

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