‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 385 sur 406 · Des hommes d'armes · texte numérisé non relu

Des hommes d'armes

7. Idée qui a été plus d'une fois exprimée au moyen 'igc ; voy. Dauiel et Belon, p. xc.

3o2 GIR-ART DE ROUSSI). LON

£39. Charles tint le conseil de Fouque pour bon : « Je

> vous le dis à tous, riches barons, préférez les chevaliers à

> l'or et à l'argent et tenez en chacun selon le chasement » que vous aurez de mot : qui vingt, qui cent, qui plus, qui

> moins, scion ce que vous tiendrez '. Qui ne pourra en

> supporter la dépense, je lui viendrai en aide, et de bon

> gré lui donnerai souvent du mien. Et amenez-les tout à » la montre, chacun ' ayant cheva! et équipement, «fin

> que les païens ne nous trouvent pas au dépourvu, car * un royaume qui ne sait se défendre est perdu. Et qui se

> montrera négligent, je lui enlèverai son fief, p«r juget ment, et le donnerai, d'accord avec mes fidâles, à un plus

> vaillant. > Les comtes approuvèrent cet arrangement et le garantirent par des engagements et des sermemt. Alors l'ost se dispersa. Le roi retint auprès de lui les contes, et, après la réunion, les mena à Reims oli la reine le* attendait qui les reçut avec allégresse. Le roi rendit à Fouque, pour son tils, le duché d'Ascane, qui lui revenait légitimement '. Ils voulurent faire à Girart de grands présents, mais le duc ne voulut rien accepter, sinon faucon votant ou chien courant. Quant à la comtesse, elle sert dignement Dieu qui pour elle fait des miracles visibles <,

640. Quand Girart fut allé en 'France, la comtesse fit trêve à sa douleur : pour Tâme de son fils ', elle se mit à donner largement de son avoir. Puis, pleine d'espérance, elle se rendit à Vezelai. Elle fonda un moutier en l'honneur de sainte Madeleine en qui elle se fiait, et l'enrichit le plus qu'elle put.

641. Lorsque la comtesse fut venueà Vezelai, la pauvre gent du royaume s'y rendit, à cause des grandes charités

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