Bolison épicoe
3. C'est, de la pari d'un serpeni, un procéda bien compliqué et dont on se représente diaicilemcnt la miic en œuvre. 11 faut considérer que la tirade est en ovre, lime fort rare, qui a ameinï coure, cuivre. On VLTta plus loin, g ùbb. U conire-panie de ce songe.
3o4 GIRART DE ROUSSILLON
dans des baquets, t Oti loge ce pèlerin, dame Aibeline ' ? Je ï le vois constamment à matines ou à la messe, puis toute » la journée il travaille de grand cœur. — Dame, en une 1 vieille maison branlante, car il ne veut pas loger dans
> ma maison de pierre. Il esi avec une boiteuse très miserat ble, qu'il entretient avec son gain. Il n'a ni draps, ni lit,
> mais simplement son escluvine ; et il ne' parlerait pas
* actuellement à la reine, jusqu'à tant que l'heure soit t arrivée 0(1 le travail cesse. >
64a. La comtesse le mande au moment 0(1 il quitte l'ouvrage, et, quand elle le voit venir, elle se lève, le tire à part, et lui dit sa pensée : « Sire, puisque tu aimes Dieu et qu'il
> t'aime aussi, je te dirai ce que j'ai rifsolu de faire. Je veux » porter avec toi, aux fondements, de l'eau, des pierres, du » sable, peu ou prou. Je te donnerai, si tu veux, de l'or et » de l'argent. — Dame, je ne veut rien recevoir. — Sire, ^ fais le ' l'our Dieu le grand et pour sa Madeleine qu^ b tu aimes tant. — Eh bien ! pourramourd'elle,je ferai ce » que tu me demandes. Mais dis-moi â quelle heure, com-
* ment et quand? — Demain, à minuit, avant le chant du « coq. Je mènerai mon chapelain, un vieillard aux cheveux . gris. »
646. Ils firent ainsi qu'il était convenu. Ils montent le sable du bas ' où il se trouve, le portant en sac avec une perche'. Ils avaient déjà Fait ce métier pendant prés d'ua mois, quand vint un messager envoyé par Girart pour annoncer à la comtesse qu'il n'a qu'à se louer de l'accord ; que le roi, plein d'afTection pour lui, l'emmène en France. La comtesse en rend grâces à Dieu.