I. Le passage est publié plus au long à l'appendice
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Vn. — L HISTOIRE DE CHARLES MARTEL CLXVH
Voilà qui n'est conforme ni à la chctason renouvetée qui &it des épouses de Charles et de Girart les filles de l'empereur de Ginstantinople, ni à la vie latine qui donne pour père à ces deux jeunes filles un certain comte de Sens appelé Hugues '. Il n'y a pas ici à tenir compte du compilateur du tv' siècle qui traduit, mais n'invente pas. Il faut donc que cette notion, sur l'origine des deux jeunes filles, ait été puisée par ce compilateur soit dans le poème perdu de Charles Martel, soit dans un Girart de Roussillon inconnu. Les deux hypothèses se confondent, en ce sens que l'auteur du poème perdu surCharles Martel a lui-même puisé dans un Girart de Rous'sillon plus ou moins différent du nôtre. Or, il ne serait pas impossible , tout bien considéré, que l'idée de donner pour père à Berte et à Elissent * un roi de Hongrie, appelé Oton, remontât, à travers un ou plusieurs inttnnédiaires, à la chanson primitive. Au § 5i5 de la dianson renouvelée *, nous voyons Girart manifester l'intention de se rendre en Hongrie, auprès du roi Oton. D'oij lui vient cette idée ? Que ne cherche-t-il plutôt un asile auprès de l'empereur de Constantinople son beau> père ? Mais sa décision s'expliquerait le plus naturellement du monde si son beau-père était en réalité le roi Oton. Il se pourrait donc que le renouveleur eût conservé par inadvertance, au g 5i5, un détail qui, dans la chanson primitive seulement, avait sa raison d'être.
Laissons ces questions, qui ne peuvent être encore dé-