S!, GIROFLÉ, GIROFLA
LE COLONEL
Ne dirait-on pas que vous avez scié du bois ? Enfin ! (Il prend la tasse de thé que le Domestique lui apporte, reste assis à la table de whist et boit en grommelant.)
CBÉCY, à sa femme.
De quoi donc parliez-vous tout à l’heure ?
MADAME CRÉCY
Ah ! oui, je l’oubliais... Avez-vous trouvé cela dans votre Presse, monsieur de Kerven ?
KERVEM.
Non, madame. Du reste, à quoi bon? Ces événements-là se ressemblent tous. C’est toujours la même chose: un mari trompé par sa faute, une fefnrae trompant par désœuvrement, et, au bout de cela, la mort ou les tribunaux. C’est monotone et peu égayant.
MADAME CRÉCY
Mais non, je trouve la question palpitante d’intérêt. Voyons, vous voilà cinq hommes, répondez, que feriez- vbus en pareille circonstance, vous, monsieur Germinal?...
ANATOLE
Moi, ce. que je ferais, je... je... n’en sais rien, mais ce serait terrible.
MADAME CRÉCY
Et VOUS, messieurs ?
LE COLONEL
Un bon coup de sabre, morbleu !
CRÉCY
Et des dommages intérêts.
MADAME CRÉCY
Et vous, monsieur de Kerven ?
VALENTINE, À part.
Ah 1 cette femme est cruelle 1
KERVEN.
Moi, madame, j’ai le bonheur d’avoir une femme audessus du soupçon. Mais si le malheur m’avait lié à une créature indigne, je ne me serais pas cru pour cela le droit de donner la mort. Dans un seul cas seulement, si l’amant est un de ces lâches qui se cachent sous le masque de l’amitié, et vous serrent la main le matin pour vous désho-