ACTE
norer le soir. Alors, la perfidie est si grande qu’elle exige une répression terrible.
VALENTINE
" Oh 1 mon Dieu ! mon Dieu !
NOËL
Bien dit, monsieur. Le système de la répression a cela de bon; qu’il prévient les fautes. Il y a peu de femmes assez courageuses pour faire à leur amour le sacrifice de la vie.
VALKMINE, « part.
11 me croit lâche, maintenant.
MADAME CRÉCr.
Monsieur Germinal, si l’on vous donnait le choix, que préféreriez'vous : être trompé sans le croire, ou le croire sans l’être ?
ANATOLE
Moi, madame, je ne préférerais ni l’ua ni l’autre. (A part.) A propos de quoi cette question ?
KERVEM, remonte la scène avec Noël, il prend son thé debout.
Nous quitter ainsi sans dire gare... Oh 1 c’est une trahison, mon cher vicomte... Avouez que vous voulez nous faire peur ?
NOËL
Je ne puis avouer cela, cher monsieur de Kerven.
KERVEN.
Et vous partez ce soir ?
Peut-être dans quelques minutes. Je me suis permis de dire qu’on vînt me prendre ici.
vALENTiNE, à part.
Pauvres rêves! adieu î... Oh ! mon cœur se brise! {Elle tombe sur une chaise, sans s' apercevoir qu' elle doit achever son thé.)
GEORGETTE, s’appTOchant d’elle vivement.
Valenline !
MADAME CRÉCY
Qu’avez-vous donc, chère madame, on dirait que vous êtes souffrante ?
KERVEN, s’approchant. '
En effet, ma bonne amie, tu es toute pâle.