ACTE
ANATOLE
L’enjeu est-il considérable ?
NOËL
11 y va peut-être du bonheur de ma vie cnlièré.
-VNAiOLE.
Peste ! Pars vite, alors !
KEiivEN, riant et bas.
Mauvais sujet! quelque nouvel amour... Allez, allez, il faut bien que jeunesse se pa.sse.
LF uoMESTiQUK, rentrant,
La chaise de monsieur le vicomte est arrivée. Les postillons disent qu’il faudrait partir sans retard poiif ne pas manquer le chemin de fer.
NOËL
C’est bien, j’y vais. [U s'approche de Valentinc, qui sa soutient à peine.) Adieu, madame. [Bas.] Uu mot, un seul mot... et je reste.
VAI.EMTNF..
Vous êtes impitoyable... Kh bien! Noël... res....
CEoi.ETTE, s’op2)roc/ie vivement et lut serre la main.
Du courage!
VALEN ri.NE, se reprenant vite.
Adieu...
NOËL, bas. *
Pour jamais...
KERVF.N.
Vicomte, nous espérons que votre absence sera de courte durée. [Noël s'incline, salue et sort. Kercen le conduit jusqu’au perron. )
S.CÈNE X Les Mêmes, moins NOËL.
ANATOLE
Mais, c’est étrange, comme Georgelte e.st émue... 11 se passe quelque chose d’extraordinaire.
KERVEN, revenant.
Décidément ce n’est pas une plaisanterie. Mesdames, une proposition.
MADAME CRÉCT.
Laquelle ?
KERVEN.
^ Faisons-lui un départ aux flambeaux. Que chacun prenne le sien, et escortons-le jusqu’à sa voiture.
MADAME CRÉCY
Voilà une idée lumineuse. (A Crécy.) Vous n’en auriez jamais de pareille, vous.
CRÉCY
Ma chère, à la Bourse, les idées ruinent.
MADAME CRÉCY
Venez- VOUS, mesdames ?
GEORGETTE
Nous vous suivons.
LE COLONEL, prenant le bras de Crécy.
Ceci me rappelle. . . (Ils sortent tous sur le perron avec des flambeaux qu’ils ont pris sur les tables et sur les cheminées.)