C. GIROFLÉ, GIROFLA
V\LENT1NE
Moi, mais non... ce n’est rien... je vous assure... un étourdissement.. . C’est passé.
NOËL, à part.
Me laissera-t-elle partir ?
GEORGETTË.
Si tu es souffrante, j’achèverai de servir ces messieurs.
Non... je suis tout à fait remise... monsieur d’Eroée, une lasse de thé. [Elle la lui tend.)
NOËL, s'approchant et la prenant.
Mille grâces, madame. (Bas.) Avez-vous réfléchi ?
VALENTINE, meme jeu et très-vite.
Oui.
NOËL
Et ?...
VALENTINE
Noël, renoncez à ce projet.
NOËL, bas.
Adieu, Valeptine. [Haut.) Merci, madame. [Bruit de voi- j ^^re : cl ic§ clacs des postillons.)
ANATOLE, allant à la fenêtre.
Tiens ! une chaise de poste.
9 KERVEN.
C’est, ma foi, vrai... il le fefa comme il le dit.
MADAME CRÉCy.
Vraiment, vous partez?.. Ppurquoi si tard, ou, pour mieux dire sitôt ? A dix heures et demie du soir!
CRÉCY
Drôle ! drôle ! '
KERVEN. I
Parbleu I parce que le train de kantes pour Paris part à une heure, et qu’il lui en faut à peu près deux pour arriver à temps. C’est égal, moucher, vous êtes un lier original.
MADAME CRÉCY
Enfin ! pourquoi ce départ impromptu? Est-ce une gageure ?
NOËL
En effet, madame, c’est une gageure.