H GIROFLÉ, GIROFLA
qu’il y va de la sauté et de la tranquillité de son enfant, Anatole, je vous recommande cela aussi, u’esUce pas?
ANATOLE
Oui, mon ami , mais ma femme s'acquittera mieux que moi de la commission.
KERVBN, s’asseyant accablé.
Ah ! je suis dégoûté de la vie !...
OEORGETTE.
Allons 1 du courage, cher beau-frère , il faut vivre pour cette pauvre petite, puisqu’elle n’a plus que vous... A quoi songez-vous ?...
KERVEN.
Je me demande si j’avais bien le droit de faire ce que j’ai fait ; si je n’ai pas été trop loin ; si je n’aurais pas mieux fait de tuer cet homme, et de laisser sa mère à mon enfant !... Oh 1 Georgelte, cet isolement me tue , je m’étais cru plus fort que je ne suis !... Je me suis vengé sur mon enfant et sur moi-même.
GEORGETIE.
Pourquoi vous complaire à creuser ainsi votre douleur ?... Occupez-vous, laissez-moi le soin de veiller sur Louise, travaillez; n’avez- vous pas des affaires?... Ah! vous me parliez, ce matin, d’une contestation pour des baux à renouveler, d’un rendez-vous à trois heures,
KERVEN.
Je n’ai pas la force, ma tête est perdue... D’ailleurs, c’est l’affaire d’Anatole, il ira pour moi, n’est-ce pas?
ANATOLE
A l’instant, je suis tout à vous. (4 part.). Comme ça se trouve !
GEORGETTE
Mais non, mais non !... monsieur Anatole est un mauvais sujet, et avec tous ces rendez-vous d’affaires, je ne suis pas tranquille... Anatole, je vous défends de bouger.
ANATOLE
Peut-on être j’aleuse à ce point-là I... C’est ridicule, ma parole d’honneur I
Allons J je vois qu’il faut vous obéir... C’est bien, j’y vais.