‹ Girofle, girofla drame en cinq actesChapitre 5 sur 72 · GE0R6ET7B · texte numérisé non relu

GE0R6ET7B

Pauvre sœur ! mais lui ?

VALENTINE

Lui ! Il m’aime froidement, avec calme et raison ; je n’ai rien à lui reprocher, et par moments mon e^rit s’égare tellement, que je le préférerais cdupable envers moi...

GEORGfeTTE.

Et... voyons... N’as-tu jamais ressenti pttur un autre ce que tu ne ressens pas pour ton mâril.. parlé...

VALENTINE, tfoubtéet

Que me demandés-tu là

GEORGETTE

Amie, tu n’as pas confiànce, et td as tort... mari s’est-il aperçu de ta froideur pour lui ?

VALENTINE

Dis-moi, ton

Pas plus qu’il ne s’apercevrait de mon adoration si je l’adorais... 11 sait que je l’estime, cela lui suffit.

GEÛRGBTtB;

Combien de temps passez-vous par an dans ce château ?

• VALBSTlltit'.

'fu le sais... la moitié de l’année...

GEoSGini'B; '

Quelques amis vous y viennent tenir compagnie?

VALENTINSi

Oui.

Quels sont-ils ?

OEONGÉTffci

, VALENTINE

Tu les connais à peu près tous... le colonel Giraud.

GEORGETTE

L’homme-whist... après?

VALENTINE

Monsieur de Simiane. ' ■

GEORGETTE

Un fat.

VALENTINE

Monsieur Crécy et sa femme.

GEORGETTE

Un agent de change... et puis ?

Mais, voilà tout... Qu’est cçla?... (On entend un coup de sonnette.)

GEORGETTE

Une visij^?

VALENTINE

Oui... on vient de sonner à la grille du parc...

GEORGETTE, regardant par la fenêtre.

C’est un jeune homme. . . vois donc. . .

VALENTINE, avcc troubîe.

Un ami de mon mari.,. Monsieur d’Ernée... un voisin de campagne.

GEORGETTE, l’observant.

Valentine, tu ne m’avais point parlé... de ce voisin.

VALENTINE

Je... je ne pensais plus' à lui.

GEORGETTE, à part.

Cette émotion... ce trouble... '

UN DOMSsnQUE, aniiouçant.

Monsieur le vicomte d’Ernée. -

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