GE0R6ET7B
Pauvre sœur ! mais lui ?
VALENTINE
Lui ! Il m’aime froidement, avec calme et raison ; je n’ai rien à lui reprocher, et par moments mon e^rit s’égare tellement, que je le préférerais cdupable envers moi...
GEORGfeTTE.
Et... voyons... N’as-tu jamais ressenti pttur un autre ce que tu ne ressens pas pour ton mâril.. parlé...
VALENTINE, tfoubtéet
Que me demandés-tu là
GEORGETTE
Amie, tu n’as pas confiànce, et td as tort... mari s’est-il aperçu de ta froideur pour lui ?
VALENTINE
Dis-moi, ton
Pas plus qu’il ne s’apercevrait de mon adoration si je l’adorais... 11 sait que je l’estime, cela lui suffit.
GEÛRGBTtB;
Combien de temps passez-vous par an dans ce château ?
• VALBSTlltit'.
'fu le sais... la moitié de l’année...
GEoSGini'B; '
Quelques amis vous y viennent tenir compagnie?
VALENTINSi
Oui.
Quels sont-ils ?
OEONGÉTffci
, VALENTINE
Tu les connais à peu près tous... le colonel Giraud.
GEORGETTE
L’homme-whist... après?
VALENTINE
Monsieur de Simiane. ' ■
GEORGETTE
Un fat.
VALENTINE
Monsieur Crécy et sa femme.
GEORGETTE
Un agent de change... et puis ?
Mais, voilà tout... Qu’est cçla?... (On entend un coup de sonnette.)
GEORGETTE
Une visij^?
VALENTINE
Oui... on vient de sonner à la grille du parc...
GEORGETTE, regardant par la fenêtre.
C’est un jeune homme. . . vois donc. . .
VALENTINE, avcc troubîe.
Un ami de mon mari.,. Monsieur d’Ernée... un voisin de campagne.
GEORGETTE, l’observant.
Valentine, tu ne m’avais point parlé... de ce voisin.
VALENTINE
Je... je ne pensais plus' à lui.
GEORGETTE, à part.
Cette émotion... ce trouble... '
UN DOMSsnQUE, aniiouçant.
Monsieur le vicomte d’Ernée. -