‹ Glanures entomologiques; ou, Recueil de notes monographiques, descriptions, critiques, remarques et synonymies diversesChapitre 12 sur 23 · X. Quatrième article des antennes subégal seulement en · texte numérisé non relu

X. Quatrième article des antennes subégal seulement en

longueur au premier &. (Esp. 7.)

7, © frater, J, du V.

Mâle. L. 19 mill. Oblong ; tête et pronotum noirs, ély-

tres d'un noir brun, dessous du corps obscur antérieurement, d’un roux ferrugineux sur le métapectus et l’abdomen, cuisses d'un jaune testacé, jambes, sauf leur sommet qui est ferrugineux, et tarses bruns ainsi que les antennes ; pubescence comme chez le C. Fabricii, mais un peu plus courte et plus foncée sur la tête et le pronotum, où elle est d’un brun roussâtre plus clair néanmoins sur les bords. Antennes de la longueur seulement de la moitié du corps. Tète fortement et très densément ponctuée, avec une faible impression en avant. Pronotum comme chez le C. Fabricii, mais très densément et assez fortement ponctué, avec ses angles postérieurs formant une dent ou épine aigüe plus courte et surtout bien moins oblique en dehors. Elytres comme chez cette dernière espèce quant à leur sculpture. Pénultième arceau dorsal de l'abdomen médiocrement rétréci et assez obtusément anguleux en arrière. — Femelle. Inconnue. —Patrie incertaine. Portugal?

Gette espèce ressemble beaucoup au CG. Fabricii par son système de coloration et par la sculpture de ses élytres, mais elle est plus étroite, moins convexe et de la forme du GC. dubius. J’en ai vu un seul exemplaire dans la collection de mon ami M. H. de Bonvouloir. Malheureusement cet exemplaire ne portait point d'indication précise de patrie. Toutefois il provenait soit de l’Algérie, soit beaucoup plus probablement de l'Europe méridionale. J'ai donc cru, après quelques hésitations, devoir comprendre dans mon travail cette espèce de Gebrio, dont la description, rapprochée de celle du C. Fabricii, aura du reste l'avantage d'attirer l'attention et de faire distinguer

ENTOMOLOGIQUES. 117 peut-être quelque espèce confondue dans les collections sous ce dernier nom.

XX. Quatrième article des antennes moitié au moins plus long ou près de deux fois aussi long que le premier. &.

+ Tète et pronotum à pubescence rousse. d'. (Esp. 8).

8, ©. Fabrieii Leach. Zool. Journ. I. 40. (1824). 4. — Germ. Faun. Ins. Eur, XXI. 8. texte (1843). 4.—C. xanthomerus, Germ. 1. cit. planche (1843.) 4.—C. ruficollis, Cast, Hist, des Ins. Col. L 253, 11 (1840) &. (nec Fabr.)

Mäle. L. 16-19 mill. Oblong, mais en général assez large et très convexe sur le dos vers la base des élytres ; dessus du corps d’un noir assez souvent plus ou moins teinté de brunâtre, avec le pronotum d’un brun de poix, d’un brun ferrugineux ou même parfois d’un ferrugineux brunâtre ; dessous d’un beau jaune testacé devenant ferrugineux ou obseur seulement sur le propectus; cuisses également d’un jaune testacé, jambes et tarses bruns . antennes brunes le long de leur partie dorsale, d’un testacé ferrugineux au moins dans la moitié inférieure ou interne de leurs articles ; pubescence d’un roux jaunâtre, assez longue et dense sur la tête, le pronotum et la poitine, fine, courte et plus obscure sur la surface des élytres. Antennes de la longueur des deux tiers du corps. Tête fortement et plus où moins densément ponctuée, avec une légère impression, souvent indistincte, en avant. Pronotum Court, transverse, densément mais assez finement ponctué, obtusément mais notablement anguleux au mileu de son bord antérieur, avec ses angles posté-

rieurs formant une forte dent ou épine aiguë, en général assez longue, très saillante et fortement oblique en dehors. Elytres densément ponctuées, à stries assez fortes ettrès marquées, confluentes au sommet, effacées tout à fait à la base, avec leurs intervalles notablement convexes et élevés. Pénultième arceau dorsal de l’abdomen plus ou moins rétréci et anguleux en arrière, assez souvent de plus légèrement bidenté au sommet. — femelle. L. 20- 21 mill. (y compris l’oviscapte). En entier d’un roux testacé, sauf les yeux et le sommet des mandibules; glabre supérieurement à l'exception de la tête et des bords latéraux du corps. Pronotum tout à fait comme chez la femelle du Gigas, mais à ponctuation assez fine et éparse. Elytres offrant la même forme, la mème longueur et à peu près la même ponctuation que chez cette dernière,mais à stries profondément marquées en forme de sillons et à intervalles en général notablement convexes. Ecusson déprimé ou indistinctementexcavé, à peine rétréci en arrière, unpeu tronqué au sommet. Dernier arceau dorsal de labdomen fortement ponctué et un peu rugueux en arrière, avec sa moitié basilaire subtilement pointillée et de plus inperceptiblement réticulée et subopaque. Arceaux précédents simplement et bien plus finement ponctués que chez la femelle du C. gigas. — Perpignan, Barcelone, Valence (Leach).

Le C. Fabricii paraît être propre au littoral méditerranéen du midi de la France et du nord de l'Espagne, depuis Perpignan jusqu’à Valence. Du moins je n’en ai vu, dans les riches collections que j'ai sous les yeux, aucun exemplaire provenant d’une autre région. Leach et Germar

cependant indiquent cette espèce comme se trouvant aussi en Portugal, mais cela me parait peu probable, vu l’habitat restreint que présentent les divers Cebrio. Aussi ne serait-il pas impossible que ces auteurs aient confondu avec celle-ci quelque espèce voisine (peut-être la précédente ?).

Observation. M. Castelnau, par une erreur inconcevabe, a rapporté l'espèce actuelle au C. ruficollis de Fabricius dont les élytres sont testacées. Cette erreur a été reproduite, sans contrôle, dans le Catalogue de M. Schaum.

++ Tête et pronotum à pubescence noire. 4, (Esp. 9.)

9, €. Superbus.J. du V.

Mäle. L. 22-24 mill. Oblong, mais assez large et très convexe sur le dos vers la base des élytres ;dessus du corps noir en entier, dessous d’un beau roux testacé avec le propectus seul brun; cuisses également d’un roux testacé, jambes, tarses et antennes en entier d’un noir de poix; pubescence disposée comme chez le C. Fabricii, mais noire ou d’un noir brun supérieurement, sauf au devant de l’écusson. Antennes un peu plus longues seulement que la moitié du corps. Tête fortement et densément ponctuée, avec une légère impression en avant. Pronotum comme chez le C. Fabricii, mais avec ses angles postérieurs un peu moins obliques, et sa ponctuation un peu plus forte ce qui la fait paraître plus serrée. Elytres comme chez cette dernière espèce. Pénultième arceau dorsal de l’abdomen notablement rétréci et anguleux en arrière. — Femelle. Inconnue. — Espagne.

J’ai vu deux exemplaires de ce magnifique Cebrio, qui parait être le C. Morio Duf. Dej. inédit (nec Leach), dans

les collections de MM. de Bonvouloir et de Mniszech. Ces insectes venaient d’Espagne, mais sans offrir d'indication plus précise de localité.

GrourE 2. — Epistome avec son bord antérieur coupé perpendiculairement ou même fréquemment plus ou moins en biseau en-dessous, et par suite épais et saillant ou tout au moins distinctement élevé au-dessus du labre 4, ?.

A. Eperons terminaux des jambes antérieures tous deux distinctement et pareillement couvbés en dessous vers le sommet &.

X. Élytres d’un noir brun ou d’un brun un peu ferrugineux, unicolores, d.

+. Pronotum à ponctuation bien marquée et assez dense, et à pubescence assez longue. g'. (Esp. 10).

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