ESPÈCES EUROPÉENNES DU GENRE CEBRIO
Les Cebrio sont des insectes très remarquables, tant par leurs mœurs toutes particulières, que par leur structure et l’extrème dissemblance de leurs sexes. Néanmoins leur étude est encore fort peu avancée. Cela tient surtout à la grande rareté de leurs espèces dans les collections, rareté atteignant au plushaut point pour la plupart de leurs femelles qui sont encore en majeure partie inconnues. En outre les descriptions des espèces connues sont disséminées dans une foule d'ouvrages, dont quelques-uns sont eux-mêmes très peu répandus, et ces descriptions, n’étant nécessairement nullement comparatives, restent fréquemment insuffisantes et ne permettent souventquetrès difficilement de reconnaître les insectes que l’on a sous les yeux. Ces inconvénients m'ont vivement frappé lorsque j’ai eu à rédiger, pour mon Genera, le catalogue des Cebrio européens, et voulu, de concert avec mon élève et intime ami M. H. de Bonvouloir, déterminer diverses espèces du genre en question. Tout naturellement poussé dès lors à étudier ces insectes, j'ai vu mettre à ma disposition, avec une obligeance extrème, les deux plus riches collections de Cebrio existant en France par MM. de Bouvouloir et Reiche, et, avec une complaisance non moins grande, par MM Fairmaire, Chevrolat, Deyrolle et de Mniszech, plusieurs Cebrio extrèmement rares. Malgré cela, quelques espèces de ce genre me sont encore restées inconnues en
nature, et j'ai tout d’abord été tenté de renoncer à mon travail; mais réfléchissant, d’une part qu’il sera difficile de longtemps d’avoir sous les yeux de plus riches matériaux, et de l’autre que l’on trouvera dans le Synopsis suivant les descriptions réunies et comparatives de la majorité des espèces connues, les descriptions de plusieurs espèces nouvelles remarquables, celles de quelques femelles encore inédites, diverses rectifications synonymiques importantes, etc., j'ai cru utilede publier le petit travail actuel malgré les défauts, inhérents à la difficulté matérielle du sujet, qu’il peut contenir, et dont je prie dès lors les entomologistes de m’absoudre.
Genre CEBRIO Ov.
Oliv. Entom. II. n° 30 bis. — Lacord. Gen. des Col. 1v, 241. — Hammonia, Latr. Règn. anim. éd. 3, p. 235. — Tibesia, Brongniartia, Leach. Zool. Journ. I. 41 et 44.
Me proposant seulement l'étude des espèces dans le travail actuel, je renvoie pour l’exposé des caractères du genre Cebrio, qui sont bien counus du reste, à mon Ge. nera des Coléoptères d’Europe, et vais me borner à signaler les principales différences des sexes, afin d’éviter des longueurs dans mes descriptions.
Mâle. Corps oblong, ailé. Antennes longues, subfiliformes ou à peine dentées, avec leurs 2 et 3° articles petits et courts, subégaux chez toutes les espèces d'Europe, et le dernier surmonté d’un faux article grêle et subacuminé. Elytres aussi longues que l’abdomen environ, graduellement atténuées en arrière. Dernier arceau ventral apparent étroit, subconique; dernier arceau dorsal appa-
rent fendu longitudinalement dans son milieu. Tarses étroits, un peu plus longs que les jambes.
Femelle. Corps très épais, aptère. Antennes petites, très courtes, graduellement un peu plus larges vers le sommet, ou formant une sorte de faible massue oblongue. Elytres notablement plus courtes que l’abdomen, plus ou moins fortement déhiscentes. Dernier arceau ventral apparent subtriangulaire ; son arceau dorsal correspondant entier. Pattes plus robustes. Tarses visiblement plus courts que les jambes.
Les espèces du genre Cebriosontrépandues principalement dans le nord de l’Afrique et dans le midi de l’Europe, notamment en Espagne et en Italie. Je dois ajouter en outre que ces espèces, du moins en Europe, paraissent être localisées dans des rayons très restreints.
Leurs larves, voisines de celles des Elatérides, vivent dans la terre, dans les lieux secs ou sablonneux, et paraissent vivre aux dépens des racines des végétaux. Lors de l’éclosion, les mâles onten général besoin, pour pouvoir sortir de terre, que celle-ci soit humide, et, après les pluies, on les voit souvent apparaître en grandnombre. Ils volent alors, principalement le soir, avec beaucoup d’impétuosilé de côtéet d'autre, en produisant, dit-on, une sorte de bourdonnement, et recherchent les femelles qui sont aptères et demeurent dans le sol, à la surface duquel elles présentent seulement l’extrémité de l’abdomen. On possède aujourd’hui d'assez nombreuses observations , citées par M. Lacordaire (Gen des Col, 1v, 239), sur les mœurs et les métamorphoses des Cebrio, et je crois inutile d’entrer ici dans plus de détails.
Je diviserai les espèces européennes du genre Cebrio en deux groupes distincts, d’après la structure de l’épistôme, caractère d'autant plus naturel qu’il se reproduit dans les deux sexes.
Groupe 1. — Epistème simplement défléchi ou mème déprimé antérieurement et ne formant aucun bord élevé distinct au-dessus du labre. & £. — Dans toutes les espèces de ce groupe, les mäles offrent leurs antennes densément et notablement ciliées en dessous.
A. Elytres d’un roux testacé, avec la tête et le pronotum noirs æ.
X. Antennes distinctement plus longues que la moitié du corps ; à 4° article près de moitié au moins pluslong que le premier. &.
. Angles postérieurs du pronotum formant une dent allongée très saillante ou sorte d’épine rétrorse & ?.
* Qüatrième article des antennes près de deux fois aussi long que le premier. &. (Esp. 4).
1. ©. Gigas Fabr. —Cistela gigas, Fabr. Mant. Is. 1, 8% (1787) &. — Cebrio gigas, Fabr. Syst. Eleuth. 11, 14 (1801) & — Panz. Faun. Germ. Init. v.40 (1795-1808) x. — Latr. Gen. Cr. et Ins. 1, 251 (4806) d'.— Latr. Règn. anim. édit. Mas. Ins, 1, 200, pl. 31, fig. 2813. & $.— Cebrio longicornis, Oliv. Ent. mn, 30 bis, 1, pl. 4, fig. 4, (4790) &.— Cebrio promelus, Leach. Zool. Journ. 1, 39 (1824) 4.—Hammonia Latreillii, Leach. Zool. Journ. 1, 43 (1824) 9. —
Müle, L. 17-19 mill. Oblong, tête et pronotum noirs, élytres d'un roux testacé, dessous du corps et cuisses d’un jaune testacé, avec la poitrine brune ou rembrunie, jambes
et tarses bruns, antennes d’un brun obseur, pubescence déprimée, jaunâtre, assez longue sur la poitrine et le pronotum aux angles postérieurs duquel elle forme une sorte de petit pinceau, courte sur la surface des élytres. Antennes de la longueur des deux tiers du corps. Tète fortement et densément ponctuée, avec une légère impression subtriangulaire en avant. Pronotum transverse, densément ponctué, très obtusément anguleux au milieu de son bord antérieur, avec ses angles postérieurs formant une épine droite, assez robuste et très saillante en arrière. Elytres densément ponctuées, à stries légères mais toutefois distinctes, confuses au sommet, effacées à la base. Pénultième arceau dorsal de l’abdomen triangulaire, notablement anguleux ou en pointe en arrière. — Femelle. L. 20-28 mill. (y compris l’oviscapte). En entier d’un roux testacé, sauf les yeux et le sommet des mandibules ; glabre supérieurement, avec la tête à peine pubescente. Ponctuation du pronotum et des élytres plus forte mais beaucoup moins dense. Celles-ci d’un tiers plus courtes que l’arrière-corps, médiocrement rétrécies en arrière, largement obtuses au sommet, déhiscentes ; à stries en général mieux marquées, distinctes jusqu’à l’extrémité. Ecusson excavé, arrondi postérieurement. Dernier arceau dorsalde l’abdomen fortement ponciué en arrière, avec sa moitié basilaire plusfinement ponctuée et de plus imperceptiblement réticulée et subopaque. — Littoral méditerranéen de la France méridionale; Marseille, Montpellier, etc.
” Quatrième article des antennes tout au plus ou à peine
moitié plus long que le premier. 4 (Esp. 2).
2. ©. dubius, Rossi. — Tenebrio dubius, Rossi, Faun. Etrusc. 1, 234, pl. 4. fig. 2 (4790). $. — Cistela gigas, Rossi. loc. cit. 400, pl. 7, fig. 9. (1790) &. — Cebrio brevicornis. Oliv. Ent, 1, 30 bis, 9, pl.1, fig. 2(1790) ©. — Cebrio neapolitanus, Cost. Annal. dell Acad. degli Aspir, deuxième sér.1, 1437 (GT) ERA . Male, L. 17-19 mill. Oblong ; tête et pronotum noirs, élytres d’un roux testacé, offrant assez souvent une fine marge brune dans leur partie postérieure, dessous du Corps et cuisses d’un jaune testacé, avec la poitrine souventun peu rembrunie ou même brunätre, jambes et tarses bruns, mais parfois à peine; antennes d’un brun obscur, avec leurs deux ou trois premiers articles ferrugineux ; pubescence comme chez le Gigas, mais plus fine et moins marquée sur la surface des élytres. Antennes un peu plus longues que la moitié du corps. Tête densément et assez fortement ponctuée, avec une petite impression subtriangulaire en avant, faible ou même parfois à peu près nulle. Pronotum un peu moins court en général que chez le Gigas et un peu plus anguleux au milieu de son bord antérieur, ponctué de même, avec ses angles postérieurs formant une épine un peu variable quant à sa lon gueur, mais plus grêle que chez ce dernier, très légèrement recourbée en dehors et plus brusquement accusée, ce qui produit une petite sinuosité latérale au-dessus de sa base. Elytres à stries généralement moins marquées et même parfois à peu près nulles. Pénultième arceau dorsal de l’abdomen en général moins rétréci en arrière et plus Obtus. — Femelle. L, 23-28 mill. (y compris l’oviscapte).
En entier d’un roux testacé, sauf les yeux el le sommet
des mandibules, très finement pubescente sur la tète et le pronotum, glabre sur les élytres et le dessus de l’abdomen, Tête à ponctuation plus fine que chez la femelle du Gigas. Pronotum à peu près comme chez celle-ci, mais avec l’épine des angles postérieurs très légèrement recourbée en dehors ou tout au moins offrant une sinuosité très marquée au-dessus de sa base. Elytres notablement plus courtes,plus rétrécies en arrière,moins largement obtuses au sommet, plus fortement déhiscentes; à stries profondément marquées en forme de silions (ce qui est exception= nel chez la femelle du Gigas). Ecusson point excavé, plus largement arrondi postérieurement. Dernier arceau dorsal de l'abdomen encore plus fortement ponctué et rugueux en arrière. — Pise, Florence, Rome, Naples, Sardaigne.
Variété. &.— Pronotum offrant postérieurement de chaque côté une tache ferrugineuse diffuse. Plus rarement avec sa partie antérieure au contraire ferrugineuse.
Très voisine du Gigas, cette espèce s’en distingue néanmoins, quant au mâle, par ses antennes un peu moins longues et à quatrième article très sensiblement plus court, par l’épine des angles postérieurs du pronotum plus brusquement formée, etc. Sa forme est en outre en général plus étroite. J’ai déjà fait ressortir, en la décrivant, les différences que présente la femelle.
Remarque. Les Tenebrio dubiusde Rossi et Cebrio brevicornis d'Olivier, regardés jusqu'ici comme appartenant à la femelle du CG. gigas, doivent, leurs provenances ne permettent pas d’en douter, se rapporter à l'espèce actuelle. Celle-ci était connue dans les collections de Paris
sous les roms inédits de €. florentinus, spinicollis et pro-
cerus. M. Reiche en possède un exemplaire envoyé de
Naples par Costa.
Observation. J'ai vu, dans la collection de M. Chevrolat,un Cebrio provenant de Pile Lessina (mer Adriatique) etse faisant remarquer par sa forme plus étroite etsurtout moins convexe que dans les exemplaires ordinaires de CG. dubius, et par la ponctuation de son pronotum notablement moins dense. Maiscomme cette dernière espèce d’une part offre des variations sensibles dans sa forme et la force de sa ponctuation, etde l’autre présente un habitat relativement assez étendu, jen’ai pas cru devoir séparer d'elle lexemplaire unique dont je viens de parler.
TT Angles postérieurs du pronotum formant simplement une dent courte et médiocrement ou même très peu saillante &.
*. Quatrième article des antennes tout au plus ou à peine moitié plus long que le premier. 4. (Esp. 3.) 3. D. Corsieus J. du V.
Mâle. L. 16-18 mill. Oblong ; coloration comme chez le G. Dubius, pronotum offrant souvent postérieurement de chaque côté une tache ferrugineuse diffuse s’étendant même parfois en avant, poitrine fréquemment point rembrunie, jambes brunes seulement à la base ; premier article des antennes en général ferrugineux; pubescence tout à fait comme chez ce dernier insecte. Antennes de la longueur environ des deux tiers du corps. Tête et pronotum comme chez le G. Dubius, mais avec les angles postérieurs du second formant seulement une dent très courte et peu où même à peine saillante. Elytres ponctuées
comme chez cette dernière espèce à stries légères ou parfois presque nulles. Pénultième arceau dorsal de Pabdomen comme chez le C. gigas. — Femelle. Inconnue. — Corse.
Cette espèce offre le facies du C. Dubius dont elle est facile à distinguer par la forme des angles postérieurs du pronotum.
* Quatrième article des antennes près de deux fois aussi
long que le premier. 4. (Esp. 4.)
4. €. Benedicti, Fairm. Annal. de la Soc. ent. de Fr. 1849, 420. & 2:
Mäle. L. 17-49 mill. Oblong,mais en général plus étroit que le Gigas; tête et pronotum noirs, ce dernier souvent teinté de brun oumème parfois de ferrugineux sur les côtés, élytres d’un roux testacé, dessous du corps et cuisses d’un jaune testacé, poitrine brunâtre, jambes et tarses brunsavec l'extrémité des premières plus ou moins d’un roux testacé; antennes d’un brun obscur, avec leurs trois nremiers articles en général d’un brun ferrugineux; pubescence tout à fait comme chez le C. gigas. Antennes de la longueur des deux tiers du corps. Tôte très fortement ponctuée, un peu rugueuse, avec une légère impression en avant. Pronotum transverse, un peu plus court encore que chez le C. gigas, densément ponctué, obtusément anguleux au milieu de son bord antérieur, marqué de chaque côté sur le disque en avant d’une légère impression oblique, avec ses angles postérieurs formant seulementune dent courte, médiocrement et obliquement saillante. Élytres très densément ponctuées, à stries légères ou souvent tout à fait obsolètes. Pénultième arceau dorsal de l’abdomen moins rétréci en arrière et plus obtus. — #emelle. D’après
M. Fairmaire, elle ressemble beaucoup à celle du C. gigas, mais ses élytres atteignent presque l'extrémité de l’abdomen. — Sicile.
Se distingue facilement du GC. gigas par sa forme en général plus étroite, les angles postérieurs de son pronotum, etc.; du G. dubius par ce dernier caractère, le quatrième article de ses antennes plus long, son pronotum plus courtet la pubescence des élytres plus apparente ; du G. Gorsicus également par ces trois derniers caractères, par sa tête plus fortement ponctuée, etc. — La femelle m'est restée malheureusement inconnue. M. Fairmaire, quia pu la voir, n’en parle que très brièvement, ne signale point la forme des angles postérieurs du pronotum, et n'indique qu’un seul caractère distinctif réel mentionné ci-dessus. Une femelle communiquée par M. Chevrolat, comme provenant de Sicile et appartenant au C. Benedicti, ne n'a pas offert la moindre différence d’avec celle du CG. gigas. Sa provenance est, je pense, apocryphe.
Observation. C'est à lort que dans le précédent numéro des Glanures (p. 58), j'ai rapporté le C. Benedicti, qui m'était seul connu alors, au G. neapolitanus Cost. (Dubius Rossi).
XX. Antennes un peu moins longues que la moitié du corps; à quatrième article subégal seulement en longueur au premier. 4. (Esp. 5).
5. €. Strictus Géné, De quib. ins. Sard. I, 47, pl. 1, fig. & (1837 ?) à.
Mäle. L. 13 1/2 mill. Suboblong, légèrement allongé et surtout assez étroit; tête, pronotum et poitrine noirs, cette dernière en général légèrement teintée de ferrugi-
neux sur le métapectus, élytres d’un roux testacé intense, abdomen d’un jaune testacé faiblement varié de brunâtre, pattes d’un noir brun ou parfois brunâtres, plus rarement en entier ferrugineuses; antennes brunes avec leur premier article ferrugineux ; pubescence déprimée, jaunâtre, courte, peu serrée mais distincte, un peu plus longue sur le métapectus et les côtés du pronotum. Tète proportionnellement assez grande, assez densément ponctuée, un peu convexe. Pronotum moitié environ plus large que long, faiblement ou même à peine rétréci en avant, en général légèrement arrondi sur les côtés, des plus obtusément angulés au milieu de son bord antérieur, à ponctuation assez forte et assez serrée, avec ses angles posté rieurs formant une petite épine aiguë, courte mais brus quement formée, assez saillante et fortement dirigée en dehors, ce qui produit une sinuosité bien marquée audessus de sa base. Élytres légèrement, mais plus où moins visiblement, sinuées latéralement vers leur milieu, assez densément ponctuées, marquées de siries fines mais bien distinctes, un peu confuses au sommet. Pénullième arceau dorsal de l’abdomen rétréci et plus ou moins obtusément anguleux en arrière. — Femelle. Inconnue. — Sardaigne. Le C. strictus se fait remarquer entre toutes les espèces du groupe { par sa petite taille, sa forme étroite, la coloration de ses élytres d’un roux intense, sa courte pubescence, etc. Plusieurs de ses caractères la rapprochent un peu de quelques espèces (la plupart algériennes, du groupe 2, mais la structure du bord antérieur de s°n épistôme l’en éloigne notablement.
B. Élytres d’un brun châtain, avec la tête et le pronotum obscurs 4‘. (Esp. 6).
6. ©. fascatus Cost. Annal. dell Acad. degli Aspir. 2 sér., I, 137 (1847) &.
Mäle. L. 47 mill. Oblong; tête noire, pronotum d’un brun obscur, élytres d’un brun châtain, poitrine brune, abdomen d’un roux testacé, cuisses d’un jaune testacé, jambes et tarses d’un testacé brunâtre; antennes brunes; pubesçcence déprimée, jaunâtre, assez longue sur la poitrine et le pronotum, aux angles postérieurs duquel elle forme une sorte de petit pinceau, un peu plus courte mais bien apparente sur la surface des élytres. Antennes un peu plus longues que la moitié du corps; à quatrième article à peine moitié plus long que le premier. Tète fortement et très densément ponctuée, avec une large impression subtriangulaire en avant. Pronotum densément ponctué, de mème forme que chez le C. gigas, mais avec ses angles postérieurs formant seulement une dent courte et médiocrement saillante. Élytres assez finement et très densément ponctuées, à stries légères mais toutefois bien distinctes,confluentes au sommet,un peu effacées à la base. Pénultième arceau dorsal de l'abdomen triangulaire, anguleux en arrière. — Femelle. Inconnue. — Corfou; Tarente (Costa).
Le C. fuscatus se fait remarquer par sa coloration Il offre à peu près la forme du Gigas.
C. Elytres noires ou d’un brun noir, aussi obscures que le pronotum «.