moyses, Fairm, An. de la Soc. ent. de France
1852, p. 82. & (type.)
Mäle. L. 14-15 mill. Subovale oblong, assez large dans son milieu , notablement atténué des deux parts ; tête et pronotum noirs, élytres d’un flave testacé, avec leursommet noirâtre, dessous du corps en entier d’un noir brun, cuisses et sommet des jambes d’un jaune testacé, base de ces dernières et tarses brunâtres ; antennes d’un ferrugineux testacé , brunes à la base et sur la partie dorsale de leurs articles intermédiaires ; pubescence jaunâtre, assez longue et bien marquée sur la tête, le pronotum et le dessous du corps, très-fine, très courte et peu visible, quoique noire, sur la surface des élytres. Antennes comme chez le C. Carrenii. Tète densément et assez fortement ponctuée, avec une large impression en avant. Pronotum court, à ponctuation assez dense et bien marquée, très-obtusément subanguleux au milieu de son bord antérieur, très notablement rétréci en avant, avec ses angles postérieurs formant une dent robuste, mousse mais très-saillante et fortement oblique en dehors. Ely-
tres offrant la même sculpture que chez le G. andalusicus.
Pénultième arceau dorsal de l'abdomen rétréci et obtu-
sément anguleux en arrière. — Femelle. Inconnue. —
Lisbonne.
Ce beau Cebrio ressemble beaucoup à première vue au G. Carrenii, mais il s’en distingue très bien principalement par la forme et là pubescence de son pronotum. J'ai dû sa communication à l’obligeance de M. Fairmaire.
++ Pronotum légèrement ou à peine rétréci en avant, à
pubescence d’un noir brun médiocrement apparente.
g (Esp. 43.)
13. ©. Carrenii, Graël. An. de la Soc. ent. de France, 1847, p. 306, pl. 4, fig. 4. 4 — Graël. Mem. de la Real Acad. de cienc. de Madrid, ser. 3, 1. 1, p. 419. & . (1851). — C. Carrenoi, Graël. An. de la Soc. ent. de France. 4851, p. 6, pl. 14, fig. 1. & 9.
Mâle. L. 1% 1/26 mill. Subovale oblong, assez large dàns son tiers antérieur, assez notablement atténué en arrière; tête et pronotum noirs, luisants, ce dernier parfois cependant brunâtre, élytres d’un flave testacé, avec leur sommet noirâtre dans une plus ou moins grande étendue, dessous du corps en entier d'un noir brun, ou, plus rarement, avec le métapectus et l’abdomen d’un brun ferrugineux ; pattes d'un noir brun, soit en entier, soit avec les cuisses d’un brun ferrugineux ou même plus rarement d’un ferrugineux testacé ; antennes d’un brun obscur, avec la partie inférieure de leurs articles ou même les derniers de ceux-ci en entier d’un roux testacé; pubescence disposée comme chez le G. Moyses, mais un
peu moins longue, bien moins apparente, en entier d’un noir brun. Antennes à peine de la longueur de la moitié du Corps ou même un peu plus courtes, point distinctement ciliées en dessous. Tête densément ponctuée, avec une large impression en avant, Pronotum au plus moitié moins long que large, à ponctuation fine et généralement peu ou médiocrement serrée , très obtusément subangulé au milieu de son bord antérieur, avec ses angles postérieurs formant une dent Subaiguë , notablement saillante quoique peu allongée, et légèrement ou à peine oblique en dehors. Élytres offrant la même sculpture que chez le C. Moyses, mais souvent à stries moins profondes et à intervalles un peu moins relevés ou même parfois peu convexes. Pénullième arceau dorsal de l’abomen rétréci et obtusément anguleux où même subarrondi en arrière, — Femelle, L. 17-20 mill. (y compris l'oviscapte). D'un roux testacé ou un peu ferrugineux principalement sur la tête; élytres d’un jaune testacé ; yeux et moitié terminale des mandibules noirs ; revêtue d’une pubescence assez hérissée pâle, mais assez longue et bien marquée, glabre seulement sur la surface des élytres et le dessus de l'abdomen. Pronotum à peu près comme chez le mäle, mais à ponctuation un peu plus forte, avec ses angles postérieurs (out à fait simples, obtus, et ne formant auune dent saillante, Écusson légèrement ou à peine impressionné au milieu , subtronqué ou largement arrondi en arrière. Élytres très courtes, offrant à peine la moitié de la longueur de l’arrière-corps, très fortement et obliquement atténuées vers le sommet, très largement déhiscentes ; à ponctuation éparse, à stries irrégulières mais
profondément marquées. Dernier arceau dorsal de l’ab= domen comme chez le G. andalusieus, mais proportionnellement plus grand et à ponctuation paraissant un peu plus fine; les précédents subtilement et très peu densément pointillés , finement rugueux Sur les côtés. — Espagne centrale ; Escurial.
B. Éperons terminaux des jambes antérieures droits, ou lun d'eux seulement à peine un peu courbe au bout, 4.
x. Angles postérieurs du pronotum notablement saillants en forme de dent ou épine aiguë. d'.
+. Épistôme légèrement où à peine coupé en biseau antérieurement, formant un bord saillant plus ou moins fort, mais point notablement avancé au-dessus du labre. d'.
* Antennes point distinetement ciliées en dessous. Pronotum et surtout élytres à pubescence fine, très courte et peu marquée. d (Esp. 414.).
Ah. ©. mubicundus. J. du V.
Mäle. L. 15 mill. Oblong, légèrement allongé, assez parallèle ; tète noire, pronotum d’un rouge testacé, ainsi que le propectus ; élytres d'un testacé rougeûtre intense, meso et metapectus d’un noir brun, ou parfois d’un brun ferrugineux ; abdomen d’un roux testacé, en général légèrement teinté de brunâtre, antennes et pattes en entier d’un brun obscur, ou avec les cuisses un peu ferrugineuses ; pubescence jaunâtre, peu serrée, assez courte en dessous, fine et courte sur la tête et le pronotum, très fine, très courte, et peu marquée sur la surface des élytres. Antennes visiblement plus courtes que la moitié du
corps. Tète densément ponctuée, avec une large impression assez profonde en avant. Pronotum, au plus, moitié moins long que large, à ponctuation bien marquée et assez serrée, faiblement rétréci en avant, arrondi et légèrement avancé au milieu de son bord antérieur, avec ses angles postérieurs formant une épine aiguë assez longue, très saillante, et notablement oblique en dehors. Élytres finement et densément ponctuées, à stries legères, ou même parfois peu marquées. Penultième arceau dorsal de l’abdomen arrondi postérieurement; lobes du dernier, au plus, aussi longs que le dernier segment ventral, lequel est légèrement, mais assez visiblement, excavé vers sa base. — Femelle. Inconnue. — Andalousie.
Cette espèce est remarquable par la couleur rougeätre de ses élytres et surtout de son pronotum, et ne peut se confondre avec aucune autre espèce européenne.
**, Antennes densément et distinctement ciliées en dessous. Pronotum et élytres à pubescence assez courte, mais bien marquée. . (Esp. 15.).
45. ©. Germart. J. du V. — C. melanocephalus, Germar, Faun. Insect. Europ. 21. 7. g' (1843).
Mäle. L. 14 1/2 — 17 mill. Assez allongé, plus ou moins étroit et assez parallèle ; tête noire; pronotum d’un testacé rougeûtre; élytres d’un roux testacé, dessous du corps et pattes en entier de la même couleur, avec les cuisses plus pâles et jaunätres; antennes brunes, avec leurs trois premiers articles ferrugineux ; pubescence déprimée, jaunâtre, assez courte, mais bien apparente, même sur les élytres, où elle est plus courte que sur le reste du corps. Antennes à peu près de la longueur dela
moitié du corps, où guère plus courtes. Tête densément ponctuée, avec une impression plus où moins marquée en avant. Pronotum moitié plus large que long, ou même un peu plus large, à ponctuation bien marquée et assez serrée, très obtusément subangulé au milieu de son bord antérieur, point visiblement ou à peine rétréci en avant, le plus souvent légèrement arrondi sur les côtés, avec ses angles postérieurs formant une épine aiguë assez brusquement produite, médiocrement longue, mais très saillante, et légèrement oblique en dehors. Élytres densément et finement ponctuées, à stries bien marquées, quoique en général assez légères. Pénultième arceau dorsal de l'abdomen très obtusément anguleux ou subarrondi postérieurement. — Æemelle. L. 24 mill. D'un roux testacé, un peu ferrugineux sur la tête, le pronotum et les jambes, avec les yeux et la moitié terminale des mandibules noirs; revêtue d’une pubescence pâle déprimée bien distincte, glabre seulement sur les élytres, et même sauf leur base et leurs bords latéraux. Pronotum à peu près comme chez le mâle, mais beaucoup plus convexe, à ponctuation notablement plus forte et moins dense, avec ses angles postérieurs plus robustes et moins aigus. Écusson assez court, subtronqué en arrière. Élytres d’un tiers plus courtes environ que l’arrière-corps, fortement et obliquement atténuées vers le sommet et subacuminées, très largement déhiscentes, à ponctuation assez forte et'assez serrée, à stries profondément marquées en forme de sillons. Arceaux dorsaux de l'abdomen finement et subrugueusement ponctués, surtout les basilaires, imperceptiblement réticulés et
subopaques, sauf sur leur marge postérieure. — Sicile. Variété &. — Pronotum et élytres d’un brun ferru-
gineux ; dessous du corps et pattes d’un roux testacé plus
foncé ou ferrugineux. — Sicile.
Le C. Germari ne peut se confondre avec aucune autre” espèce européenne connue. Sa femelle ressemble, à première vue, à celle du G. Dubius Ros., mais elle s’en éloigne par le bord antérieur élevé de son épistôme, sa pubescence, etc.
Observation. Leach ayant décrit, sous le nom d’Hammonia melanocephala, la femelle d’une espèce restée inconnue depuis, ainsi que je l'indique plus loin, j'ai été obligé de changer le nom de CG. melanocephalus employé par Germar, probablement parce qu’il pensait, comme il le mentionne, que Leach avait peut-être décrit la femelle de son espèce. Il existe, de plus, un Cebrio d'Algérie, décrit postérieurement par M. Lucas, sous le même nom de C. melanocephalus.
+ +. Épistôme fortement coupé en biseau antérieurement, et formant un rebord fortement avancé au-dessus du labre, &.
*. Pronotum très convexe, à peinerétréci en avant,d’untestacé rougeâtre; élytres d’un jaune testacé. &. (Espèce 46). 16. ©. muñcollis Fabr. Ent. Syst. Supplem. p. 102. g.
(1798). — Fabr. Syst. Eleuth. 11. 45. &. (1801). —
C. maculicollis, Fairm. Rev. Zool. 1856. p. 530. 4. Mâle. L. 14 mill. Allongé, assez étroit, quelque peu
cylindrique ; tête noire; pronotum d’un testacé rougeà-
tre, offrant de chaque côté deux petites taches brunes obliquement disposées et un peu liées ensemble ; élytres
d’un jaune testacé; poitrine d'un brun ferrugineux ; abdomen et cuisses d’un jaune testacé ; base des jambes et tarses bruns; antennes d’un brun obscur, avec leurs trois premiers articles un peu teintés de ferrugineux ; pubescence hérissée, d’un jaunâtre pâle, assez longue et assez serrée, plus courte et moins dense sur la surface des élytres, mais encore très apparente. Antennes visiblement moins longues que la moitié du corps, point distinctement ciliées en dessous. Tète densément ponctuée, avec une large impression assez concave en avant. Pronotum très convexe, guère que d’un tiers plus large que long, à ponctuation fine, mais assez dense, à peine rétréci en avant, légèrement arrondi sur les côtés, arrondi et faiblement avancé au milieu de son bord antérieur, avec ses angles postérieurs formant une épine aiguë assez longue, et assez brusquement produite, très saillante et oblique en dehors. Élytres à ponctuation fine, médiocrement serrée; à stries peu marquées, obsolètes. Pénultième arceau dorsal de l’abdomen arrondi postérieurement; dernier arceau ventral un peu exCavé. — Femelle. Inconnue. — Maroc; Tanger.
Quoique cette rare et remarquable espèce n’ait, à ma connaissance, été trouvée jusqu'ici que dans le Maroc, j'aicru, néanmoins, utile de la eomprendre dans mon travail, car il serait fort possible qu'on la retrouve de ce côté-ci du détroit de Gibraltar, sur la pointe méridio nale de l'Espagne, pays encore très peu exploré. Cela paraît même tout à fait probable, si l’on réfléchit que le C. Dubius passe des côtes d'Italie à celles de Sardaigne, et le G. Fuscatus de Tarente à Corfou.
‘*, Pronotum très peu convexe, notablement rétréci en avant, d’un brun foncé; élytres d’un brun châtain &, (Esp. 47).
12 ©. Insignitus, J. du V.
Mâle. L. 14 mill. Oblong, peu convexe ; tèfe noire, pronotum d’un brun obscur quelque peu ferrugineux en arrière, élytres d’un brun châtain, avec une fine marge latérale obscure; poitrine d’un noir brun, avec le milieu du métasternum ainsi que l'abdomen d’un roux testacé légèrement teinté de brunâtre; cuisses d’un jaune testacé, jambes et tarses d’un roux testacé ; antennes d’un brun ferrugineux, plus claires à la base; pubescence déprimée, jaunâtre, assez longue et dense sur la tête, le pronotum et la poitrine, plus courte et moins dense sur la surface des élytres, où elle est néanmoins encore très apparente et bien plus notable ‘que d'habitude. Antennes un peu moins longues que la moitié du corps, point distincte ment ciliées en dessous. Tête fortement ponctuée, légèrement concave en avant. Pronotum très peu convexe, moitié moins long que large, à ponctuation bien marquée et assez serrée, notablement rétréci d’arrière en avant, obtusément anguleux au milieu de son bord antérieur, avec ses angles postérieurs formant une dent aiguë, graduellement produite, mais très saillante et oblique en dehors. Elytres à ponctuation assez dense, médiocrement forte mais entremélée de rides transverses qui la rendent rugueuse; à stries très légères, peu apparentes. Pénultième arceau dorsal de l'abdomen obtusément anguleux en arrière. — /#emelle. Inconnue, — Espagne.
Cette petite espèce se lait remarquer par la très forte
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saillie du bord antérieur de son épistome, par sa coloration qui rappelle celle du C. fuscatus, enfin par sa forme et sa pubescence très apparente qui lui donnent un peu le facies d’un petit C. Benedicti. Elle m'a été obligeamment communiquée par M. Chevrolat comme provenant d’Espagne, mais sans indication plus précise de localité. XX. Angles postérieurs du pronotum simples, formant seulement une dent très courte et à peine saillante. 4. + Élytres d’un roux testacé vif. & (Esp. 18). 18 €. Amorit, Grael. Mem. de la Real Acad. de cienc. de Madr. Sér. 3. 1. 1. p. 423, pl. 8, f. 5. (1851). &. — Mâle. L. 44-15 mill. Subovale oblong, de forme assez robuste; noir, élytres d’un roux testacé vif, métasternum brunâtre, antennes et pattes d’un noir brun, ces dernières parfois moins obscures et teintées de ferrugineux notamment sur'les cuisses ; pubescence d’un jaunâtre pâle, fine, peu serrée et caduque sur la tête et le disque du pronotum, plus dense et plus marquée sur les côtés de ce dernier, longue et assez serrée sur le dessous du corps et les pattes, très subtile, très courte, et tout à fait indistincte sous un grossissement ordinaire, sur la surface ces élytres. Antennes assez courtes, notablement moins longues que la moitié du corps, assez distinctement ciliées en dessous. Tête fortement ponctuée, avec une large mais légère impression en avant, et le bord antérieur de l’épistome obtus mais cependant encore visiblement élevé. Pronotum à peine moitié moins long que large, à ponctuation forte, médiocrement serrée, légèrement rétréci en avant, un peu arrondi sur les côtés, arrondi et faiblement avancé au milieu de son bord antérieur, avec ses angles posté -
rieurs simples et formant seulement une dent obtuse trèscourte, à peine saillante et à peu près nulle. Elytres densément et très fortement ponctuées, marquées de quelques stries légères. Pénultième arceau dorsal de l’abdomen subarrondi au sommet. Pattes assez robustes, avec les tarses postérieurs à peine plus longs que les jambes. —
Femelle. Inconnue. — Espagne méridionale : Cordoue, + +. Elytres d’un noir de poix 4. (Esp. 19.)
19 €. pufouri, Grael, Mem. de la Réal. Acad. de cienc, de Madr. Sér. 8, L, 1. p. 122, pl. 8, fig. 4. (1851) 4. Mâle. L. 15-16 mill. Ovale oblong, de forme robuste
et assez large; coloration comme chez le C. Amorii, mais
avec les élytres d’un noir de poix; pubescence tout à fait comme chez cette dernière espèce. Antennes à peine moins courtes, ciliées de même. Tète pluslarge et plus grande. Pronotum plus finement ponctué en arrière.
Elytres plus convexes sur leur dos en avant, à ponctua-
tion sensiblement moins forte, avec leurs stries toutes
bien marquées, sauf latéralement, et leurs intervalles convexes ou un peu élevés. Pénultième arceau dorsal de l'abdomen semblable. Pattes de même. — Femelle. In-
connue. — Espagne centrale et méridionale. , Cette espèce est extrêmement voisine de la précédente,
dont elle se distingue par les caractères mentionnés et
surtout la coloration toute autre de ses élytres, M. Graells s’est demandé, et moi du reste également, si les Cebrio en question ne seraient point des variétés l’un de l'autre; mais en présence des différences signalées, constatées malheureusement sur deux seuls exemplaires, il m'était impossible de ne pas adopter ici les deux espèces.