m1. moplotarsus. J. du V
Mäle. L. 9 mill. Assez allongé, d’un noir plombé ; entièrement revêtu d'une villosité hérissée assez longue et serrée, mais courte sur la surface des élytres; noire et blanchâtre par mélange sur la tête et le pronotum, noire sur les élytres, mais blanchâtre en entier sur l’écusson et la suture, le long des bords latéraux, sur tout le dessous du corps et les pattes. Pronotum et élytres à ponctuation comme chez le Spiniger : celles-ci marquées sur leur dos de quelques stries légères. Tarses intermédiaires égale-
ment comme chez celte dernière espèce, mais à épine externe encore plus longue. Cuisses postérieures assez épaisses. Jambes postérieures obtusément angulées. Appendice des tarses postérieurs aussi long que chez le Spiniger, mais notablement moins large, coudé presque à angle droit avant son milieu, avec son angle dorsal tout à fait arrondi, formant au-dessous du sommet, qui est également arrondi, un angle interne obtus assez sensible. Deuxième article des mêmes tarses légèrement courbé.— Femelle. Inconnue.— Espagne, Un exemplaire de la collection de M. Deyrolle.
Gette curieuse espèce se distingue facilement de la pré. cédente par sa forme plus longue, sa villosité différente, et la structure de l’appendice tarsal postérieur Les antennes sont robustes et largement dentées chez l’une et l’autre, mais notablement chez celle-ci.
GROUPE. 2. — Premier article des tarses antérieurs simple et mutique dans les deux sexes. Tarses postérieurs comme dans le groupe 4. Jambes postérieures légèrement courbées. 4 (Esp. 15).
45. x. vittatus. Kiesenw. Berlin. Ent. Zeits, 1859. 165. 4, P (type).
Müle. L. 7 1/2- 8 412 mill. Notablement allongé et étroit, d’un plombé obscur ; entièrement revêtu d’une villosité hérissée, serrée, assez longue sur la tête le pronotum et les côtés, assez courte sur la surface des élytres, d'un gris blanchâtre, plus ou moins mélangée de noir (ou même noire en majeure partie) sur la tête et le pronotum, et devenant, en général, noire ou obscure sur une bande
longitudinale plus ou moins marquée de chaque élytre. Yeux globuleux et très saillants. Pronotum assez étroit, à ponctuation très peu serrée. Elÿtres à ponctuation très fine, très serrée, légèrement rugueuse; marquées sur leur dos de quelques stries obsolètes qui produisent en général deux côtés longitudinales très faibles. Cuisses postérieures faiblement épaissies. Jambes postérieures lé. gèrement courbées. Appendice des tarses postérieurs long, maïs assez étroit, un peu courbé après son milieu, arrondi au bout. Deuxième article des mêmes tarses à peine courbé ou presque droit. — #emelle. L. T 1/2- 81/2 mill. Courte, large, ovale oblongue, à villosité un peu plus longue sur les élytres que chez le mâle, plus blanche, plus apparente, avec la bande longitudinale noire des élytres plus marquée, mais du reste disposée tout à fait comme chez les femelles de l’H. Ibericus. Yeux ordinaires. Pronotum à ponctuation mieux marquée et surtout plus dense. Élytres à ponctuation notablement moins fine et plus rugueuse. Pattes simples. — Catalogne.
Le mâle de cette espèce est des plus distincts et remarquable par la saillie de ses yeux. La femelle, au contraire, ressemble beaucoup à celle de plusieurs autres Henicopus, et notamment à celles des H. Parnassii et fbericus, dont j'ai déjà dit en quoi elle différait.
Groure 3. — Premier article des (arses antérieurs dilaté, robuste, maismutique. Tarses postérieurs à premier articletrès long, sans appendice dilaté, mais terminé intérieurement au sommet par un très fort crochet aigu ; à deuxième article, au contraire, très court. Jambes posté-
rieures à peine courbées à l'extrémité, 4. (Esp. 16-48.).
46; mm. Senescens, J. du V. —
Môle. Inconnu. — Femelle. L. 7 4/2 mill. Ovaleohlongue, assez large, d’un plombé obscur ; entièrement revôtue d’une villosité hérissée assez longue et serrée, en entier d’un blanc grisâtre, entremèlée supérieurement de poils plus courts et à peine déprimés de même couleur. Écusson blanc. Antennes assez courtes et robustes, à 5° article notablement plus grand et plus large que le suivant, teinté de ferrugineux obscur de même que les contigus, Pronotum à ponctuation médiocrement serrée. Élytres à ponctuation serrée, médiocrement fine, un peu rugueuse; marquées de deux sillons longitudinaux très obsolètes vers la suture. Pattes simples, avec les cuisses antérieures un peu plus épaisses, et le premier article des tarses postérieurs égal enlongueur au second — Espagne.
Je n’ai vu qu’une seule femelle de cette espèce, confondue avec celle de l'H. Vittatus, dans la collection de M. Chevrolat. Elle se distingue facilement de celles du Senex et du Melaleucotrichos, par le premier article de ses tarses] postérieurs seulement égal au 2"; de la première, en outre, par la ponctuation de ses élytres sensiblement plus fine, et de la seconde, par sa villosité blanchâtre en entier. Elle s'éloigne de toutes les femelles voisines par la structure de ses antennes, et encore par le premier article des tarses postérieurs qui, chez les autres, est presque toujours plus court que le second, ou tout au plus subégal. Le mâle m'est resté malheureusement inconnu, mais, à en juger par les affinités de la femelle, il doit, je pense, rentrer dans mon groupe 3,
417. wi. Senex, Rosenh. Die Thiere Andalus. 167, &, £. (1856), Enicopus.
Mâle. L. 7 4/4-8 mill. Oblong, d’un plombé obscur ou un peu bronzé ; à villosité comme chez le suivant, mais autrement colorée, d'un blanc grisätre en entier en dessous et sur les pattes, de même, mais plus ou moins mélangée de noir sur la tête et le pronotum, noire sur les élytres où elle devient blanche le long des bords latéraux, et plus ou moins blanchâtre sur la suture et à la base, ainsi que sur l’écusson. Ponctuation du pronotum peu serrée. Élytres à ponctuation forte, serrée et notablement rugueuse. Antennes comme chez le suivant. Pattes modifiées tout à fait de même, mais avec leurs diverses parties moins robustes, les pattes postérieures surtout étant proportionnellement plus grêles, leurs cuissesantérieures un peu moins fortement épaissies et surtout moins renflées, et les épines des tarses intermédiaires un peu moins divergentes. — femelle, L. 7-8 mill. Plus courte et plus large, un peu élargie postérieurement; à villosité blanchätre en entier ou à peine entremêlée de noir sur la tête et le pronotum, et le long du milieu de chaque élytre. Antennes et pattes comme chez la suivante. — Andalousie.
J’ai craint d’abord que cette espèce ne fûtune variété de la suivante, mais j'ai trouvé la ponctuation des élytres constamment plus forte et plus rugueuse dans. l’un et l’autre sexe, les pattes du mâle moins robustes, enfin la couleur du corps et de la villosité toujours bien tranchée. M. Rosen : hauer, qui a vu un grand nombre d'exemplaires de la première, et, M. Graells, qui a décrit la seconde, ne si-
gnalent ni l’un ni l'autre de variations. J’ajouterai que, si chez d’autres espèces la villosité peut subir des varia tions notables, l’on ne voit jamais les deux s2xes passer brusquement et en même temps d’une coloration à une autre, mais bien la femelle se modifier souvent notablement, et le mâle, dans des cas rares seulement, prendr® l'aspect de celle-ci.
18. H. mretateucotrichos, Graells. — Allotarsus melaleucotrichos. Grael., Mem. de la Com. del Map. g. de Esp. 1858. 55, pl. 7, f. 1. 4, ©.
Müle. L. 7-8 1/2 mill. Suboblong, assez large, peu convexe; noir, entièrement revêtu d’une villosité hérissée médiocrement longue, mais dense, noire en entier, sauf à la base des cuisses et sur le côté externe des jambes où elle est cendrée. Ponctuation du pronotum peu serrée. Élytres à ponctuation assez forte (moins toutefois que chez le Senex), serrée etun peu rugueuse. Antennes assez courtes, mais très robustes, avec leurs 4° et 5° articles principalement très grands, fortement comprimés, larges, presque carrés; leurs articles 3 à 7 (et parfois aussi 8) d’un rouge testacé, avec l'angle interne des 3 (ou 4) derniers plus ou moins marqué de noir. Pattes robustes. Les antérieures avec leurs cuisses fortement renflées, très épaisses; leurs jambes fortement et sinueusement élargies, largement excavées longitudinalement en dedans, et de plus incisées verslé milieu de leur bord supérieur; enfin leurs tarses avec le premier article fortement courbé à sa base, et notablement dilaté en dedans vers le sommet. Les intermédiaires avec le 4® article de leurs tarses divisé en deux épines aiguës très longues,
grèles et très divergentes, et le second prolongé en dessous, au sommet, en une assez longue lanière étroite. Les postérieures avec leurs cuisses faiblement épaissies, et le premier article de leurs tarses à peine moins long que les jambes, légèrement courbé, et terminé au sommet, intérieurement, par un très fort crochet aigu. — #emelle.L. 7 1/2—8 1/2 mill. Courte, large, avec les élytres notablement dilatées postérieurement ; noire, à villosité en majeure partie grisätre en dessous, noire en entier en dessus, ou à peine entremêlée de quelques poils gris sur le pronotum, la suture et les bords latéraux des élytres. Antennes robustes, mais beaucoup moins que chez le mâle, colorées de même, avec leur 5° article triangulaire et bien plus grand et plus large que le suivant. Pattes simples, avec les cuisses antérieures un peu épaissies, et le premier article des tarses postérieurs presque aussi long que les 3 suivants réunis, — Espagne méridionale.
Les femelles des H. Senex et Melaleucotrichos se distinguent facilement, sans parler de leurs antennes, par la longueur, inusitée chez ce sexe, du premier article de leurs tarses postérieurs.
GRouPE 4. — Premier article des tarses antérieurs et postérieurs court, simple, et mutique, dans les deux sexes. Jambes postérieures droites.
A. Premier article des tarses intermédiaires simple et mutique dans les deux sexes.
X. Cuisses antérieures fortement renflées, et munies d’une grosse dent interne au sommet, & ; modérément
épaissies et subdentées, ?. Deuxième article des tarses
postérieurs subégal au premier, chez les deux sexes,
(Esp. 19.).
19. ts. Tibieïtus, Rosenh. Die Thie. Andal. 165, 4, 9, Enicopus. (1856). — Kiesenw. Berl. Ent. Zeits. 1859, 164, &. (type. — «
Mâle. L. 8—9 1/2 mill. Oblong, noir ou fablement plombé, entièrement revêtu d’une villosité hérissée assez longue et dense, noire en dessus, soit en entier, soit avec quelques poils cendrés sur la suture et le long des bords latéraux des élytres, plus ou moins grisätre en dessous, toujours blanche au côté externe des jambes. Pronotum distinctement rétréci en arrière, à ponctuation assez serrée. Élytres à ponctuation assez forte, très serrée et rugueuse. Antennes assez longues et robustes, à deuxième article petit, troisième légèrement allongé, un peu obconique; les suivants notablement comprimés, brusquement bien plus larges, fortement dentés en scie intérieurement, avec les cinquième et surtout quatrième les plus grands. Cuisses antérieures fortement renflées , très grosses, avec leur angle apical interne formanÿ une grosse dent aiguë très saillante. Leurs trochanters munis chacun dans leur milieu d’une forte épine un peu dirigée en avant. Jambes antérieures un peu courbes à leur base. Pattes postérieures tout à fait simples. — Femelle. L. 94/2 mill. Visiblement plus large, en général plus métallique, à villosité tantôt plus cendrée seulement en dessous, sur la suture et le long des bords latéraux des élytres, tantôt cendrée aussi en partie sur le pronotum, d’autres fois enfin (ex Rosenhauer) presque en entier de
cette couleur. Antennes plus courtes, à articles notable ment moins larges et moins fortement dentés. Cuisses antérieures modérément épaissies, munies près du sommet d'une petite dent interne aiguë ; leurs trochanters mu-. tiques, — Andalousie. Maroc.
Observation. Quoique M. Rosenhauer ne mentionne point l’épine des trochanters antérieurs des mâles (caractère qui lui aura échappé) et signale la villosité des femelles comme cendrée en entier (caractère sujet à varier), je pense, avec M. Kiesenwetter, que notre espèce est bien celle qu’il a fait connaître sous le nom de Tibiellus.
XX. Guisses toutes entièrement simples et semblables, 4 et ?. Deuxième article des tarses postérieurs égal en longueur aux trois derniers réunis. & (Esp. 20).
20. Simplicipes. J. du V.— Lagria scutellaris, Fabr., Ent. syst., 1, 11. 80, 9. © (4792)— Dasytes scutellaris, Fabr., Syst. EL. 17. 72. © (4801)?
Müle. L. 8-9 mill. Très allongé, étroit, d’un noir plus ou moins plombé ; entièrement revêtu d'une villosité hérissée fine. assez longue, médiocrement serrée sur les élytres, noire en dessus, plus ou moins cendrée et entremêlée de petits poils plus courts de même couleur sur la suture, blanchâtre le long des bords latéraux des élytres et sur les jambes, grisâtre en dessous. Yeux assez saillants. Pronotum à ponctuation peu serrée. Élytres à ponctuation fine, très serrée, légèrement rugueuse ; marquées sur leur dos de quelques stries longitudinales plus où moins légères. Antennes allongées. Pattes assez longues et toutes simples. Tarses postérieurs à premier article court et se«
cond aussi long que les trois derniers réunis. — Femelle. L. 7 1/2-8 1/2 mill. Proportionnellement plus courte et notablement plus large, mais néanmoins encore oblongue, d’un plombé obscur ou un peu bronzée, à villosité en entier d’un blanc jaunâtre, entremêlée de petits poils plus courts, assez serrés, tout à fait déprimés et entièrement couchés, de mème couleur, très denses sur l’écusson. Yeux ordinaires. Élytres à ponctuation en général très fine et extrèmement serrée, marquées sur leur dos d’une ou deux côtes longitudinales plus ou moins légères. Antennes plus courtes. Deuxième article des tarses postérieurs un peu plus long seulement que le premier, — Espagne.
Le mâle de cette espèce ressemble assez à première vue à celui de PH. Vittatus, mais il s’en distingue très facilement par ses pattes simples. C’est le plus allongé de ceux que je connais. La femelle se distingue aussi assez bien des voisines par sa forme plus étroite et oblongue, sa fine ponctuation très serrée, et sa villosité tirant sur le jaunâtre ainsi que la courte pubescence qui est plus dense ei tout à fait déprimée.
Observation. — D’après un exemplaire appartenant à M. Reiche, et provenant de la collection de Dejean, le Dasytes scutellaris de ce dernier auteur, qui du reste devait, comme on l’a fait jusqu'ici, confondre sous ce nom plusieurs femelles voisines, se rapporterait à la femelle de notre H, simplicipes. Il ne serait pas impossible que celle-ci fût également le Dasytes scutellaris de Fabricius. J'ai déjà traité cette question en décrivant la première espèce de ce genre, et je ne vois que des inconvénients à
changer, sans aucune certitude, un nom déjà adopté par
Illiger et M. Kiesenwetter.
B. Premier article des tarses intermédiaires divisé en dessous au sommet en deux longues épines aiguës divergentes. 4 (Esp. 21-22.),
21. H. praticota, Waltl, Reise nach Span. 61, 7. Dasytes. (1835). — Waltl, in Silb. Rev, ent. 1v, 450. ©, Dasytes. (1836). —Kiesenw. Berl, Ent. Zeits. 1859. 164. dr + (type.). —
Mûle. L. 5-5 4/2 mill. Oblong, d’un noir un peu bongé surtout sur les élytres; revêtu d’une villosité supérieurement hérissée, assez longue, mais peu serrée, entremêlée sur les élytres de poils plus courts dirigés en arrière, noire en dessus ainsi que ces derniers, cendrée en dessous, sur les pattes, l’écusson et le long des bords latéraux du pronotum et des élytres, mélangée en outre de quelques poils gris peu tranchés ou même effacés sur la suture. Pronotum presque carré, à ponctuation écartée, marqué d’un sillon longitudinal médian entier et bien distinct. Élytres à ponctuation peu fine, médiocrement serrée, légèrement rugueuse. Antennes longues et robustes, avec leurs quatrième et cinquième articles en plus ou moins grande partie d’un rouge testacé. Cuisses antérieures un peu épaissies. Jambes antérieures couvertes intérieurement de grains ou petits tubercules élevés très notables, et largement mais légérement échancrées vers le sommet. Prenuer article des tarses intermédiaires divisé en dessous au sommet en deux longues épines très aiguës et divergentes, dont l’interne en un peu plus longue et plus grêle et légèrement courbe, Pat'es posté-
rieures simples. Sommet des jambes plus ou moins marqué de rouge testacé, sujet à disparaître surtout aux postérieures ; tarses, en général, obscurs — Xemelle. L.. 5-6 mill. Plus large et un peu plus convexe, bronzée. à villosité cendrée ou légèrement jaunâtre en entier, densément entremêlée de petits poils plus courts, très déprimés, tout à fait couchés, et de mème couleur. Pronotum plus court et plus large, à sillon médian en général moins marqué. Ponctuation des élytres un peu plus fine, plus dense et plus rugueuse. Antennes beaucoup moins longues et peu robustes, avec leurs quatrième et cmquième articles très souvent obscurs. Pattes simples, mais avec les cuisses antérieures épaissies de même. — Espagne mérilionale.
Observation. — I est très difficile de savoir au juste si le Dasytes praticola de Walt, se rapporte à cette espèce-ci où à la suivante. Toutefois, comme c’est à la femelle de: celle-ci que la description donnée par Waltl paraît se rapporter le mieux d’une part, et comme de l’autre, cet auteur confondait certainement les deux espèces s’il les avait sous les yeux, puisqu'elles léfaient encore aujourd’hui dans les collections, je crois que, M. Kiesenwetter ayant appliqué à celle qui nous occupe le nom de Praticola, l'on doit conserver actuellement ce nom, quand même un soi-disant type de Waltt, se rapportant à l’espèce suivante, viendrait à apparaitre.