‹ Glanures entomologiques; ou, Recueil de notes monographiques, descriptions, critiques, remarques et synonymies diversesChapitre 5 sur 23 · L. 8 mill. Plus courte et proportionnellement beaucoup · texte numérisé non relu

L. 8 mill. Plus courte et proportionnellement beaucoup

plus large ; à villosité assez longue, entièrement noireen

dessus, en majeure partie grisâtre en dessous et sur les pattes. Celles-ci simples. Jambes antérieures plus où moins teintées de ferrugineux au moins au sommet.—

Catalogne.

"** Appendice des tarses postérieurs fortement courbé seulement ou très obtusément coudé, en général plus ow moins obliquement arrondi ou subtronqué au sommet, lequel forme en dedans un angle toujours marqué, un peu relevé et souvent très aigü. g (Esp. 8 à #4.)

8. M. Armipes. J. du V. — Enicopus armatus, Rosenh, Die Thiere Andal, 165. 4, ©. (1856).

Mäle. L. 9 4/2-41 4/4 mill. Assez allongé, d’un noir très faiblement plombé ; entièrement revêtu d’une villosité hérissée assez longue et serrée, principalement sur les côtés, noire en totalité, mais en général parsemée de quelques poils gris en dessous et sur les jambes. Pronotum à ponctuation bien marquée et assez serrée, surtout en arrière. Elytres à ponctuation fine, extrêmement serrée et par suite rugueuse; marquées d’un large mais léger sillon le long de la suture, et de quelques stries très obso= lètes à côté. Cuisses postérieures notablement épaissies, Jambes postérieures fortement arquées, avec un petit

épaississement interne devant leur milieu. Appendice des tarses postérieurs grand, mais pas très large, anguleusement arqué, à peine plus large au sommet où il est arrondi mais point oblique ; muni d’un angle apical interne formant une petite dent peu aigüe, légèrement relevée, mais courte et peu saillante. Deuxième article des mômes tarses médiocrement arqué.— Femelle. L. 9-10 mill. En général guère ou parfois même point sensiblement plus large, d’un noir légèrement plombé ou un peu bronzé; à villosité d’un gris blanchâtre en dessous et sur les jambes, en général entremêlée de poils gris plus courts sar le pronotum, formant une bande sur la suture et une bordure plus dense le long des bords latéraux des élytres d’un blanc grisâtre. Écusson revêtu de poils noirs. Pattes simples. — Andalousie. 3

Le mâle de V'H. armipes se distingue facilement de ceux des trois autres espèces de sa petite subdivision, par sa taille, sa ponctuation et la structure de l’appendice de ses tarses postérieurs. Sa femelle ressemble beaucoup à certains exemplaires de celle de l’'H. armatus, mais elle en diffère par sa forme en général plus étroite, par son écusson à poïls noirs, parle deuxième article de ses tarses postérieurs sensiblement plus long, et enfin ses ongles ferrugineux dans leur partie terminale.

Observation. L'Enicopus armatus de M. Rosenhauer, dont cet auteur ne donne point de description complète, doit, je pense, se rapporter à cette espèce.

9. mr. 2berieus, J. du V. — Dasytes soutellaris, Kust. Kaf. Eur. XIX, 14. © (1819).

Mâle, L. 6 1/2. — 7 mill. Un peu allongé, noir, entiè-

rement revêtu d’une villosité hérissée longue et serrée, mais assez courte sur la surface des élytres, noire en totalité. Pronotum à ponctuation peu serrée, irrégulière, marqué d’un léger sillon longitudinal médian raccourci des deux parts. Ecusson assez grand, plus large que long, très finement et densément pointillé, brunâtre. Élytres à ponctuation plus ou moins fine, très serrée, un peu rugueuse, marquées sur leur dos de quelques stries très obsolètes ou même tout à fait indistinctes. Guisses postérieures assez épaisses. Jambes postérieures fortement arquées. Appendice des tarses postérieurs grand, assez large, obtusément angulé dans son milieu, à peine plus large au sommet où il est arrondi, point ou peu oblique, et muni d'un angle interne visiblement relevé, mais court, très peu saillant et à peu près droit. Deuxième article des mêmes tarses médiocrement arqué.— Femelle. L. 6 1/2- 7 mill. Plus courte et notablement plus large, d’un noir plombé ou d’un bronzé obscur ; à villosité d’un blanc grisâtre, en général plus ou moins mélangée de poils noirs sur la tête et les côtés du pronotum, entremêlée sur les élytres de poils bien plus courts, très déprimés, assez serrés et également d’un blanc grisätre, qui toutefois laissent presque toujours à nu, de chaque côté, une bande longitudinale assez large, dont la villosité hérissée est alors devenue obscure. Écusson revêtu de poils blancs déprimés. Pattes simples. — Espagne.

Le mâle se distingue facilement de celui du pilosus par la structure de l’appendice des tarses postérieurs et la ponctuation des élytres plus fine et surtout visiblement plus serrée. La femelle diffère des femelles blanches de

ce dernier par le même caractère de ponctuation, par la courte pubescence des élytres tout à fait déprimée et masquant davantage la couleur foncière, etc. Elle se distingue de celle de H. vittatus,ordinairement plus grande, par ses antennes en scie moins aiguë, le deuxième article de ses tarses postérieures plus long proportionellement au premier, et la ponctuation de ses élytres un peu plus fine en général et encore plus serrée; de celle de l'H. armatus , presque toujours notablement plus grande, par la villosité hérissée de ses élytres moins longue, la pubescence courte plus fortement déprimée et tout à fait couchée, etc.

Observation. Le D. scutellaris de Kuster me semble se rapporter très bien à la femelle de cette espèce, tant par sa description que par sa taille et sa patrie.

10. m1. Pilosus. Scop. — Cantharis pilosa, Scop. Ent. Carn. 41, 131. (1763). — Dermestes hirtus, Lin. Syst. nat. éd. 42, I. II. (1767). — Enicopus hirtus, Redt. Faun. Austr. éd. 2. 545 d, % (1858). — Henicopus hirtus, Kiesenw. Berl. Ent. Zeits. 1859. 167. 4, 9. (type). — Dasytes ater, Fabr, Mant. I. 94, 18. (1787). — Fabr. Syst. Eleuth. IT. 71. (1801). — Kust. Kaf. Eur. XIV. 15. &, 2. (1849). — Lagria atra, Fabr. Ent. Syst. L. II. 80. 4, 2. (1792). — Melyris ater, Oliv. Ent. IL. 9. pl. 2. fig. 8a-e. . 9. (1790). — Lagria nigra, Petagn. Ins. Calabr. 12. fig. 9. (4820)? — Enicopus truncatus, Fairm. Annal. de la soc. ent. de Fr. 1859, 51. 4,9. (type).

Mäle.L. 61/4— 9 1/2 mill. En général plus ou moins oblong, mais parfois un peu plus allongé et plus étroit, d’un noir profond, rarement très faiblement bronzé, en-

die

tièrement revêtu d’une villosité hérissée assez longue et serrée, mais plus cuurte sur la surface des élytres, noire en totalité, du moins le plus souvent. Pronotum à ponctuation assez fine et très peu serrée. Elytres à ponctuation bien marquée, médiocrement fine et pas très serrée, mais néanmoins un peu rugueuses, marquées sur leur dos de quelques stries obsolètes assez souvent tout à fait effacées, Cuisses postérieures notablement épaissies. Jambes postérieures fortement arquées, avec un petit épaississement interne sur leur moitié basilaire. Appendice des tarses postérieurs assez grand, plus ou moins large, fortement ou anguleusement courbé, en général notablement élargi vers le sommet, mais parfois à peine, presque toujours fortement, et le plus souvent en outre obliquement, arrondi à ce dernier, plus rarement presque tronqué, muni d’un angle subapical interne formant une petite dent très aiguë, assez saillante, un peu relevée en dessus, sans sinuosité distincte derrière sa base ou au plus avec une sinuosité légère. Deuxième article des mêmes tarses notablement courbé. — Femelle, L. 6 1/4— 81/2 mill, En général proportionnellement plus courte et plus large, d’un noir faiblement ou à peine bronzé chez les exemplaires typiques dont Ja villosité est d’un blanc grisâtreen dessous, sur les pattes, le long des bords latéraux des élytres, et plus ou moins aussi sur la suture où, de plus, elle est entremêlée, ainsi que sur le pronotum, de petits poils bien plus courts, un peu déprimés et de même couleur. Écusson revêtu de poils blanchâtres déprimés. Pattes simples. — Europe méridionale; Midi de la France; Autriche ; Russie méridionale. Algérie.

Variété &. — Chez certains exemplaires, la villosité devient plus ou moins semblable à celle des femelles typiques ou même tout à fait identique. Plus rarement, elle devient même entièrement blanchâtre et pareille à celle des variétés femelles, comme je lai constaté sur deux exemplaires. — France méridionale.

Variété £.— Couleur plus plombée. Villosité blanchâtre en entier, entremêlée supérieurement de toutes parts de petits poils bien plus courts, un peu déprimés et de même couleur, — On observe, en outre, des variétés intermédiaires qui, avec la pubescence blanchàtre courte, présentent la villosité hérissée, mélangée de noir, notamment sur le pronotum. — France méridionale ; Espagne.

Cet Henicopus est très variable, et l’on croirait, de prime abord, pouvoir établir plusieurs espèces à ses dépens, mais j'ai voulu le tenter en vain ; l'étude attentive d’une longue série de 75 exemplaires, provenant de pays divers, m’a pleinement démontré qu’il n’existait entre eux, aucun caractère différentiel important ni certain.

Observation. — L'H. truncalus de M. Fairmaire, dont j'ai plusieurs exemplaires sous les yeux, vient à l'appui de l’assertion précédente. Son mâle diffère du Pilosus type, principalement par l’appendice des tarses postérieurs moins élargi vers le sommet, où il est subtronqué; mais cet appendice varie un peu, sous ce rapport, chez le Pilosus. Il est d'autant plus fortement et obliquement arrondi, qu'il est plus élargi. Je le trouve dans deux exemplaires de la Russie méridionale, aussi étroit que chez le Truncatus, sinon davantage, et cependant, encore arrondi au sommet. Quant à la couleur plus lui-

sante, etàla ponctuation des élytres un peu moins serrée, que l’on observe en général chez le Truncatus, ce sont des caractères légers sans fixité et sans valeur. Enfin, la femelle de ce dernier insecte n’a été trouvée différente de celle du Pilosus, par M. Fairmaire, que parce qu'il l'a comparée aux variétés blanchâtres répandues dans le Midi de la France. — Je dois ajouter, pour compléter l'histoire des variations de l’H. Pilosus, que chez les mâles, le 2° article des tarses postérieurs est sujet à être plus ou moins long, et que chez les femelles, l’angle sutural du sommet des élytres peut parfois se prolonger légèrement en forme de bec. Ce dernier caractère paraît fréquent chez le Truncatus, mais je l’ai observé aussi chez une femelle blanchätre en arrière. On l’observe encore parfois également, mais d’une manière plus légère, chez les femelles d’autres espèces.

Remarque. — M. Motschoulsky (Bull. de Mosc. 1849, n° 3, p. 82) a décrit beaucoup trop brièvement, selon son habitude, pour qu'on puisse la reconnaitre, une espèce soi-disant nouvelle, à laquelle il ne sait pas trop s’il doit donner le nom de Pilosus ou de Steveni. Cette espèce a toute sorte de droits a être tenue pour nulle. Un exemplaire de la collection de M. Chevrolat, donné par M. Motschoulsky lui-même, sous le nom de Pilosus, comme provenant du Derbent, se rapporte parfaitement à l’espèce que je viens de décrire.

Note, — L'Henicopus dont je viens de parler, est généralement connu sous le nom d’'H. hirtus Lin. Toutefois j’ai du changer, quoique à regret, ce dernier nom, en celui de Pilosus donné antérieurement par Scopoli. Je

n’eus certainement pas effectué ce changement, si le nom employé par Scopoli eùt été obsolète, mais c’est tout au contraire ici le nom attribué à Linné qui n'offre aucune certitude, En effet, on peut appliquer à la plupart des espèces les quelques mots de description, ainsi que l’indication de patrie, donnés par Linné; et c’est uniquement, comme l’a dit M. Kiersenwetter, parce que l’espèce actuelle est la plus commune qu'on lui a attribué le nom d’H. hirtus. Scopoli nous a donné une description plus longue, quoiqu'il est vrai, également assez vague, mais comme cet auteur indique d’une manière précise la taille et (chose importante) la patrie de son insecte, on ne peut douter qu'il n’ait eu sous les yeux l’Henicopus dont je viens de m'occuper.

A1. 0. Parnassii, Kiesenw. Berl. Ent. Zeits. 1859, 466. &, °. (type). — Enicopus orientalis, Fairm. An. de la Soc. ent. de Fr. 1859, 51. &, ©. (type).

Mâle. L. 8-10 mill. Oblong ou légèrement allongé ; d’un noir profond ou à peine bronzé; entièrement revêtu d’une villosité hérissée assez longue et serrée, graduellement plus courte supérieurement vers la partie postérieure du corps, noire en totalité. Pronotum à ponctuation peu serrée, plus forte et plus dense postérieurement au milieu. Elytres comme chez l'H. pilosus. Cuisses et jambes postérieures de même. Appendice des tarses postérieurs assez long, mais pas très large, fortement courbé, à peine, ou même pas, plus large au sommet où il est arrondi, muni d’un angle subapical interne formant une petite épine très aiguë, bien saillante, notablement recourbée en dessus et produisant une sinuosité assez pro-

fonde derrière sa base. Deuxième article des mêmes tarses notablement courbé. — Femelle. L. 6 4/2-8 3/4 mil, A peine plus courte; d’un noir plus bronzé; à villosité comme chez les exemplaires typiques les plus obseurs du pilosus. Ecusson noir, ou avec quelques poils blanchätres. Pattes simples. — Grèce; Turquie d'Europe; Asie mineure.

Le mâle de cette espèce diffère de celui du pilosus par la structure de l’appendice des tarses postérieurs dont l'angle subapical forme une épine plus détachée, plus longue, plus fortement relevée, etc. La femelle se distingue très difficilement. Toutefois, en général elle est un peu moins courte que celle du pilosus, a l’écusson noir ou revêtu seulement de quelques poils blanchâtres (du moins d'après 6 exemplaires que j'ai sous les yeux), et offre la ponctuation plus serrée en avant et en arrière sur le milieu du pronotum, Les caractères, autres que ceux de l’appendice tarsal, invoqués par M. Kiesenwetter, pour séparer cette espèce du pilosus, n’ont pas de valeur. + +, Appendice des tarses postérieurs droit, armé d’une

forte épine aiguë perpendiculaire vers le sommet de

sa face externe. 4. (Esp. 42.).

12. M. Calcaratus, Kicsenw, Berlin, Ent. Zeits. 1859, 165. , £. (type). — Enicopus Bonvouloirii, Boield. Annal. de la Soc. ent. de Fr. 1859. 468. &. (type).

Mûle. L. 8-9 mill. Oblong, d’un noir parfois faiblement plombé ; entièrement revêtu d’une villosité hérissée assez longue et serrée, mais plus courte sur la surface des élytres, noire supérieurement, plus ou moins grise en dessous et sur les pattes, blanchâtre le long des bords

latéraux des élytres et plus ou moins aussi sur la suture.

Pronotum à ponctuation peu serrée. Elytres à ponctua-

tion fine, très serrée ct par suite un peu rugueuse ; mar-

quées sur leur dos de quelques stries obsolètes, Cuisses postérieures peu épaissies. Jambes postérieures très fortement arquées, Appendice des tarses postérieurs médiocre, très peu élargi, droit, un peu atténué en pointe mousse au bout, muni d’une petite gibbosité basilaire sur sa face interne, et, sur sur sa face externe, au-delà du milieu, d’une forte et longue épine aiguë presque perpendiculaire

à cette face, mais néanmoins légèrement recourbée en

arrière. Deuxième article des mêmes tarses à peine courbé

ou presque droit. — #emelle. Inconnue. — M. Kiesenwetter qui l’a vue se borne à dire d’elle : « A peine plus courte; pattes simples. » = Barcelone; Rome.

XX. Premier article des tarses intermédiaires fortement divisé, en dessous au sommet, en deux notables épines aiguës, dont l’externe très longue. d. (Esp. 13-14). 13. M. Spiniger. J. du V.

Mäle. L. 9 1/2 mill. Oblong, noir ; entièrement revêtu d'une villosité hérissée longue et serrée, graduellement plus courte supérieurement en arrière, noire en totalité. Pronotum à ponctuation bien marquée, irrégulière, médiocrement serrée, un peu rugueuse transversalement au dessus de la base. Elytres à ponctuation fine, extrèmement serrée, légèrement rugueuse, marquées le long de la suture d’un sillon assez large, mais léger, et à côté de quelques stries obsolètes. Tarses intermédiaires à premier article divisé, en dessous au sommet, en deux notables épines aiguës, dont l’interne est forte mais assez courte,

et l’externe très longue et un peu courbe ; à deuxième article très obliquement coupé en dessus au sommet et notablement prolongé en dessous ; troisième et quatrième de même, mais bien moins à mesure. Cuisses postérieures épaissies. Jambes postérieures fortement quoique obtusément angulées vers leur milieu. Appendice des tarses postérieurs très grand, large, brusquement coudé à angle droit avant son milieu, avec son angle dorsal muni d’une dent toute pelite, mais distincte ; longuement arrondi au sommet et formant au dessous un angle interne peu marqué et des plus ouverts. Deuxième article des mêmes tarses légèrement courbé. — Æemelle. L. 8 mill. Visiblement plus courte et plus large, d’un plombé obscur, à villosité blanchâtre en entier, disposée sur les élytres, où elle est très-longue, en six séries longitudinales régulières bien distinctes, y compris celles de la suture et du rebord, entremêlée de petits poils courts fortement déprimés, de même couleur. Pattes simples, d’un ferrugineux brunâtre.— Espagne. Deux exemplaires (4, 2), de la collection de M. Reiche.

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