B. pyreuacum Dej. — Je suis blâmé par M. Scbaum
(Eut. Zeit. Stet. 1858, 299) d'avoir réuni au B. pyre-
naeum le B. rliaeticum Héer, parce que le pyrenaeum a
les élytres planes {planiusculis dans mon texte), tandis
qu'Héer dit pour le B. rhaeticum : « elytris convexmsculis. » L'énoncé d'une pareille critique suffit. — Du reste, le savant auteur allemand a depuis confirmé mon opinion par Texamen du type d'Héer.
5. B. pusiiium Gyl. — M. Schaum auquel j'avais reproché avec raison d'avoir critiqué mon B. normannum sans le connaître, distingue aujourd'hui (Catalog. Coleôpt. Eur. '1859, 15) cette espèce, d'après quelques exemplaires que je lui ai communiqués ; mais , il en sépare le B. rivulare (que je lui avais réuni en variété) pour le réunir au B. pusillum. M. Schaum a parfaitement raison quant à ce dernier point. Lors de mon travail monographique j'avais hien présumé que les B. rivulare (normannum Var.) et pusillum n'étaient point spécifiquement distincts ; mois n'ayant eu sous les yeux qu'un très-petit nombre de B. pusillum , n'ayant point vu de passages, et croyant celte espèce plus boréale , je n'avais pas osé opérer la réunion, ce qui prouve que je n'ai jamais agi en vertu d'idées préconçues, mais d'observations positives. Depuis j'ai été à même de me convaincre que les B. pusillum et rivulare n'étaient que des variétés d'une même espèce. Je suis donc d'accord en ce point avec le savant auteur allemand. Mais je ne puis approuver M. Schaum lorsqu'il sépare, après cela, le B. norm^annum , dont il n'a vu que deux ou trois exemplaires , comme espèce propre. Depuis la publication de mon travail, dans lequel j'ai exposé que lesB. rivulare et normannuum , qui se trouvent tous les deux dans le midi de la France, appartiennent à la même espèce , l'observation m'a de plus en plus convaincu de la validité de mon opi-
ENTOMOLOCtIQUES. Toi
nion. Il faut donc aujourd'liui^ d'après moi^ établir ainsi qu'il suit la synonymie des espèces dont je viens de parler. B. pusillum Gyl. J. du V. — Var. Ilivulare Dej. — Var. Normannum Dej. J. du V. — Yar. Latiplaga Chaud.