L. Germari Kust. Kâf. Eur. i. 17. c
Mâle. — L. 6 1 /2 mill. Oblong, brun en majeure partie. Tête brune, excavée en-dessus. Pronotum un peu plus large que long, marqué d'une fine ligne longitudinale élevée qui se termine sur un empâtement médian ; brun sur son disque, d'un brun clair sur les côtés, avec deux grandes tacbes pâles, translucides, antérieurement. Écusson d'un brun clair, testacé au sommet. Élytres brunes, offrant cbacune trois carènes longitudinales dont l'interne est moins marquée et le plus souvent interrompue en arrière, la plus externe commençant à l'épaule, les deux extérieures se réunissant en arrière. Poitrine d'un jaune roussâtre. Pattes de même et un peu grisâtres. Tarses bruns. Abdomen d'un noir brun, avec le dernier segment d'un jaune gris et le pénultième d'un blanc jaunâtre. — Femelle. Inconnue. — Dalmatie.
M. Ktister, en décrivant plus tard la ' L. splendiduia (ix. 27), dit qu'elle s'éloigne de la L. Germari par sa taille plus grande, la présence de taches lumineuses sur deux segments ventraux, et aussi par son pronotum plus long, les lignes des élytres moins fortes (la médiane étant presque en carène chez la L. Germari) et les côtés plus droits des élytres.
ME MOICRAPHIOOE SM LES CLAMBITES D'EUROPE
Les très petites mais intéressantes espèces du groupe des ClambiteS;, quoique fort peu nombreuses jusqu"ici, n'ayant jamais été toutes collectivement décrites in extenso^ j'ai cru utile de faire ici ce petit travail, auquel j'ai été entraîné par Tétude d'une espèce nouvelle pour la faune de France;
Je vais entrer immédiatement en matière, renvoyant à mon Gênera (t. i, p. 11 3) pour les caractères du groupe des Glambites et des deux genres qu'il renferme. Toutefois, je dois auparavant relever une erreur accréditée jusqu'ici. Les antennes desGlambus sont composées de \ 0 articles, tout comme celles des Calyptomerus (Comazus), et non de 9 seulement, comme je Tai cru à tort, ainsi du reste que tous les autres auteurs. Le premier article de ces organes est épais, subovalaire, le second également épais mais court, le troisième très long et grêle, etc. L'erreur provient non-seulement de la difficulté de voir en général l'article basilaire, mais encore de ce que les deux premiers articles sontserréset intimement articulés.
Genre Clambus Fiscb. Jacq. duV. Gen. i, 113.
Corpus globosum vel globoso-ovatum. Caput magnum. Antennae decem articulatae, articule tertio valde elongato. Pronotiun brève, lateribus angusiatum alque rotun-
â4 GLANIJRÉS
datum. Elytra apice oblusa vel subacuminata. Abdomen segmentis quinque apparentibus infra compositum.
1. €. Amardiiio DeGeerMéiïi. IV. 220 (Dermestes armadillus) (1774). — Gyl. Ins. Suec. i. 190 (Dermestes) (1808).— Fairm. et Lab. Faun. Fr. i. 327 (1855).— Jacq. du V. Gen. i. pi. 38, fig. 188 (!8oH}. — Dermestes convexus Marsh. Ent Brit. i. 73? (1802).— Agathidium atomarium Sturm. Deuts. Faun. ii. 65(1807). — Agathidium punctulum Beck. Beitr. 8 (1817).
Globoso-ovatus, niger, nitidus, pube grisea suberecta subtilissime sed distincte vestitus ; pronoti lateribus auguste rufo testaceo marginatis.
Long. 3/4-1 milL environ. Corps globoso-ovalaire, fortement déclive en arrière supérieurement, graduellement mais visiblement atténué postérieurement, obtusément subacuminé au sommet. D'un noir plus ou moins intense, luisant, des plus imperceptiblement pointillés, entièrement revêtu d'une très fine pubescence grisâtre dirigée en arrière mais légèrement redressée, peu serrée, très subtile quoique bien distincte à un fort grossissement. Tête très grande , notablement plus large que longue, largement arrondie antérieurement, anguleuse de chaque côté en arrière, si Ton y comprend les yeux. Bouche d'un testacé roussâtre. Antennes d'un testacé légèrement brunâtre. Pronotum court, fortement transversal, un peu plus large que la tête, aussi large que les élytres à leur base, convexe, fortement déclive sur les côtés, qui sont fortement arrondis, avec ses angles tous arrondis, mais les postérieures plus largement; offrant une bordure latérale étroite et indéterminée d'un roiuc
ENTOMOLOaiQÎJES. 25
testacé. Élytres largement coupées obliquement de chaque côté à leur base, à épaules formant par suite un angle obtusément ouvert et mousse au sommet. Dessous du corps d'un noir brunâtre. Lames des hanches postérieures offrant à peine une fine marge postérieure roussâtre. Pattes testacées.
Cette petite espèce se distingue parfaitement des suivantes par sa pubescence un peu redressée et bien marquée quoique très subtile. On la trouve dans la majeure partie deTEurope, parmi les détritus végétaux.
Observation. L'Agathidium atomarium de Sturm ne peut se rapporter qu'à cet insecte. Il est vrai que la figure donnée par Sturm est très mauvaise et que cet auteur représente les antennes et les pattes noires , mais on sait déjà qu'il a fait des pattes et des antennes de Cercyon à son Sphaeridium immundum, lequel cependant^ d'après le type, se rapporte au Colenis dentipes.
^. c. i>ubcsccns Redt. Faun. Austr. éd. 1. 158 (18i9). ~ Redt. F. A. éd. 2. 298 (1857). — Fairm. et Lab. Faun. Franc. 1.327 (1855).
Globoso-subovatus, nigro vel brunneo-piceus,nitidulas, pube grisea depressa brevissima tenuissime dense vestitus; pronoti lateribus late testaceo marginalis; ely tris obscure lerrugineis, basi lateribusque infuscatis.
Long. 3/4 mill. environ. Corps globoso-subovalaire, fortement déclive en arrière, graduellement et faiblement atténué postérieurement, obtus au sommet; d'un noir brun ou d'un brun de poix, tout à fait imperceptiblement pointillé, entièrement revêtu d'une pubescence grisâtre extrêmement subtile, très courte, complètement
déprimée, assez serrée, donnant à Finsecte un léger aspect soyeux. Tête comme chez le C. armadillo. Bouche et antennes testacées; celles-ci à massue brunâtre. Pronotum offrant également la forme de celui du C. armadillo, mais un peu moins fortement arrondi sur les côtés et un peu moins largement à ses angles postérieurs; avec une large bordure latéiale testacée bien marquée, mais se fondant peu à peu avec la couleur du disque. Élytres largement coupées obliquement de chaque côté à leur base, à épaules formant par suite un angle obtusément ouvert et mousse au sommet; d'un ferrugineux obscur, avec leur base et leur bord latéral bruns. Dessous du corps d'un noir de poix. Lames des hanches postérieures offrant une large bordure postérieure d'un roux testacé. Pattes d'un testacé pâle.
France. Paris. Autriche. On le trouve dans les vieux fagots et parmi les détritus végétaux. Il se distingue sans peine par sa pubescence tout à fait déprimée, très courte^ mais un peu plus serrée que chez l'Armadillo et cependant moins marquée. Il est en outre un peu plus petit, un peu plus court et visiblement moins atténué en arrière que ce dernier.
3. €. i&aisiiiius Sturm, Deutsch. Faun. ii. 64 (1807) (Agathidium).— Gyl. Ins. Suec. iv. 514 (1827) (Anisotoma). — Fairm. et Lab. Faun. Franc, i. 327 (1855).— Clambus armadillus Redt. Faun. Austr. éd. 1 . 1 58 (1849); et2«éd. 298(1857).
Major, globoso-subhemisphaericus, nigro-brunneus, nitidissimus, supra glaber ; pronoti lateribus late ferrugineo marginatis ; elytrorum disco late obscure ferrugineo. Variât interdum supra totus ferrugineus.
Long. 1 à 1 'l/4mill. Corps fortement globoso-subliémisphériqiie, très fortement déclive en arrière, atténué tout à fait au sommet seulement où il est toutefois obtusément acuminé; d'un noir brun très luisant, lisse, glabre supérieurement. Tête comme chez les précédents. Bouche et antennes testacées ou roussâtres ; celles-ci à massue plus ou moins brune. Pronotum comme chez le C. armadillo; offrant une large bordure latérale et une étroite bordure basilaire ferrugineuses. Élytres largement coupées obliquement de chaque côté à la base, à épaules formant par suite un angle très obtusément ouvert et de plus tout à fait mousse; largement d'un ferrugineux obscur sur leur disque. Dessous du corps noir. Lames des hanches postérieures ferrugineuses. Pattes plus ou moins brunes ou roussâtres.
Variété. Couleur ferrugineuse envahissant tout le dessus du corps. Pattes testacées.
Cette espèce est la plus grande de celles connues de ce genre. Elle a été trouvée en France, en Autriche et en Suède.
Observation. Le C armadillus de M. Redtenbacher, qui très certainement n'est point le vrai C. armadillo, me semble appartenir au C. minutus, d'autant plus que Sturm indique ce dernier comme [provenant d'Autriche.
4. c. PunctwSum Gjl. Lis. Suec. IV. 515 (Anisotoma) (1827).— Fairm. et Lab. Faun. Franc, i. 328 (1855).
Minimus, globoso-subhemisphaericus, nigro piceus, nitissidimus, supraglaber; pronotilateribus auguste rufotestaceo marginatis elytris apice ferrugineis. — Variât
interdum ]jrunneus, pronoto lateribus late rufo testaceo, elytrisque ferrugineis basi obscurioribus .
Long. 3/4 mill. ou à peine. Corps globoso-subbémisphérique, déclive en arrière, graduellement et faiblement atténué postérieurement, obtus au sommet; d'un noir obscur ou un peu brunâtre, très luisant, lisse, glabre supérieurement. Tête comme cbez les précédents. Bouche ferrugineuse. Antennes testacées, à massue un peu brunâtre. Pronotum comme chez le C. armadillo, mais un peu plus étroit sur les côtés, avec ses angles postérieurs aussi fortement et largement arrondis ; offrant une étroite bordure latérale d'un roux testacé. Élytres largement coupées obliquement de chaque côté à la base, à épaules formant par suite un angle obtusément ouvert et mousse au sommet ; plus ou moins ferrugineuses à leur extrémité. Dessous du corps noir. Lames des hanches postérieures offrant une étroite bordure postérieure d'un roux testacé. Pattes brunes ; tarses d'un testacé pâle.
Variété. Tête et pronotum bruns, ce dernier avec une large bordure latérale d'un roux testacé. Élytres d'un ferrugineux devenant brunâtre vers leur base. Dessous du corps d'un brun ferrugineux ; lames des hanches offrant une très large bordure d'un roux testacé. Pattes testacées.
Montpellier. Fontainebleau. Suède (Gyl.).
Genre Caliptomerus Piedt. Jacq. duV. Gen.i. 114.
Corpus ovatum . Gaput permagnum. Antennae decem articulatae, articulo tertio sequenti modo subaequali. Pronotum brevissimum, lateribus valde angustatum atque subacuminatum. Elytra api ce subtruncata. Ab-
domen segmentis sex apparentibus ânfra 'compositum.
Je regarde comme identiques les genres Calyptomerus Redt. et Comazus Fairm. Cette opinion^ émise dans mon Gênera^ a été adoptée dans les Catalogues de Stettin et de M. de Marseul. Dans le récent Catalogue de M. Schaum au contraire^ elle se trouve rejetée et les deux genres en question sont admis comme propres, en vertu, je pense, d'une assertion de M. Kraatz (Berl. Ent. Zeits. 1857^ ^74) signalant Tespèce de M. Redtenbacher comme différente. Toutefois M . Kraatz n'est entré dans aucun détail et s'est borné à dire uniquement que cette dernière est presque deux fois aussi grande que le Comazus enshamensis. La question était cependant assez importante pour mériter une explication . Malgré Tassertion de M. Kraatz, je crois plus que jamais, non seulement les deux genres, mais encore les deux espèces, identiques. En effet nous trouvons, dans la nouvelle édition de la Fauna Austriaca de M. Redtenbacher, la note précieuse suivante : « Ce Coléoptère (Calyptomerus alpestris) a été envoyé à M Hampe par M. Mulsant, de Lyon, comme le Cyrtocepbalus cephalotes Dejean. » Or ce dernier insecte n'est autre que le Clambus (Comazus) enshamenis Stepb. (Voir Lacord. Gen. II. 223j. Donc la question est tranchée par M. Redtenbacher lui-même, sans qu'il s'en doute toutefois. De plus, l'assertion de M. Kraatz, touchant la taille plus grande du Calyptomerus alpestris, est réfutée par l'indication (1/3 de ligne) que donne M- Redtenbacher.
I.c. oabiHs Marsh. Ent. Brit. i. 234 (Scaphidium) (1802).— Wojiast. Cat. Mader. 147 (1857). — Clambus enshamensis Steph. 111. ii. 184 (1829). —Steph. Man.
oO GLANURES
107 (1839). — ComazusenshamensisFairm. etLab.Faun. Fr. I. 328(1855). — Calyptomems enshamensis Jacq. du V. Gen. i. pi. 38, fîg. 189 (1856).— Caiyplomems alpestris Redt. Faun. Auslr. édit. i. 1 59 (1 849) ; et 2^ édit. 298(1857).
Ovatus, subnitidus, brunneo vel interdum testaceoferrugineus, pube brevi flavescente depressa subtiliter dense vestitus; pronoli lateribus elylrorum que apice didilutioribus.
Long. 1 à 1 1/4 mill. Corps ovalaire, globuleusement convexe en avant, fortement déclive en arrière, très visiblement atténué postérieurement mais presque tronqué au sommet; d'un brun ferrugineux ou d'un ferrugineux testacé, avec les côtés du pronotum et le sommet des élytres plus clairs, celles-ci en général au contraire plus obscures à leur base ; légèrement ou peu luisant, imperceptiblement pointillé, entièrement revêtu d'une fine pubescence jaunâtre, courte, déprimée, mais assez serrée. Tête énorme, aussi grande que le protborax et presque aussi large, arrondie antérieurement, subarrondie sur les côtés en arrière. Bouche et antennes testacées. Pronotum extrêmement court, à angles postérieurs entièrement nuls, le bord postérieur étant confondu avec les latéraux de manière à former un grand arc non interrompu jusqu'aux angles antérieurs qui sont saillants latéralement et subacuminés. Élytres plus largement mais moins obliquement coupées de chaque côté à la base que chez les Glambus. Pattes d'un testacé pâle.
France. Paris. Angleterre. Autriche (Qedt.). Madère (Wollast.).