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UN PROJET DE PONT SUSPENDU ENTRE QUEBEC ET LEVIS EN

Il y a soixante-dix ans, le conseil de ville de Québec discuta et fit même des démarches nombreuses pour relier les deux rives û\i Saint-Laurent par un pont suspendu.

Il y avait alors aux Etats-Unis, un ingénieur distingué, M. PMward-William Serrell, très expert dans la construction des ponts.

Le 4 octobre 1851, le Conseil de ville priait M. Serrell de se rendre à Québec pour examî-

Ber les sites proposés pour le pont entr^ Que bec et Lévis. Dans le cas où rentrej>rise serait praticable, on lui demandait de soumettre deô plans, spécifications et estimations.

M. Serrell vint peu après à Québec, et examina avec soin les endroits suggérés. Il expiera d'abord un endroit près de la rivière Chaudière, à environ quatre milles de Tembouchure de Tan se du Cap-Rouge. (A peu. près à Ten droit où on a élevé le pont tombé le 29 août 1907).

Il explora ensuite une ligne de la terrasse du vieux château Saint-Louis à la Pointe-'Lévy.

Puis enfin, il se transporta un peu plus liant que le Cap Diamant.

Après plusieurs semaines de travail sur les lieux mêmes, M. Serrell retournait à New-York et, au mois de mars 1852, il adressait au Conseil de ville un rapport où il concluait à Tentière praticabilité de l'entreprise. L'étude de M. Sen^ell très bien faite était accompagnée de cartes et de plans nombreux.

M. Serrell, dans son rapport, discutait les avantages et les désavantages des trois endroits visités pour asseoir le pont.

Pour lui le pont construit non loin de la ri-

viêre Oliauctière devait coûter beaucoup in«Hleur marché qu'en face de la ville.

Nous trouvons dans le rapport de M. Serreli les renseignements suivants sur le pont riU*il proposait de construire.

Il suggérait un ipont suspendu et en fil de fer. Il devait consister en deux tours massives en maçonnerie construites dans le fleuve dans douze pieds d'eau. -Ces tours devaient avoir 330 pieds de hauteur, et 59 pieds sur 137 à leur base, mais en diminuant graduellement en s/élevant. A leurs centres, elles devaient être à 1,610 pieds Tune de Tautre.

Aux culées, le pont devait être à 162 pieds au dessus du niveau des plus hautes eaux, et il s'élèverait dé Jiuit pieds en gagnant le milieu du pont. Au centre, la hauteur du pont devait être de 170 pieds au-dessus des plus hautes eaux.

Le pont devait contenir deux voies pour voiture, de dix pieds et demi de largeur chacune, et un passage pour chemin de fer de onze pieds de largeur.

Les cables devaient être composés de fil de fer parallèles les uns aux autres. L'arche eentraie devait avoir 1610 pieds, et chacune des deux autres — ^les arches de terre — 805 pieds,

doTinunt pour la voie en dedans des eaïéei^ tme longueur totale de 3,222 ,pieds.

Les cables de support devaient être attachés smr la terre ferme à des ancres et à des murs d\appui.

Le pont, tel que proposé par l'ingénieur Serrell, devait coûter 765,317 louis ou $3,061,270,

Le Conseil de ville de Québec et les compagnies de chemins de fer intéressées trouvèrent les plans de Tingénieur Serrell très praticables mais le capital manquait, et le projet fut abandonné quelques années plus tard.

SOUS€MPTîON*S POUR LE COLLEGE

Le ''Canadien'^ du 15 janvier 1851 disait : '*Nous avons le plaisir d ^annoncer que M. le curé de la Pointe-Lévi aidé d'une bonne partie de sa paroisse, se propose d*ériger un collège près de la nouvelle église maintenant en construction sur les hauteurs en face de la ville. Ce collège est destiné à remplir une lacune qui existe dans notre système d ^instruction secon* d^kire. Le cour» d'étude ser» un cours com*

ik.

lereiai de cinq ans. Oji se bornera pour Tenïignement des langues, à celui de l'anglais et u français. La situation est admirable pouf n établissement de ce genre. Par sa proximi- 3 de la ville beaucoup de gens pourront aller

puiser une instruction commerciale qu'on e pourrait pas leur donner dans nos maiBons 'éducations où l'on enseigne les hautes scienes et les langues mortes.'*

Au mois de juin suivant, trois généreux ci- >yens de Lévis, MM. Pierre Carrier, Thomas 'raser et Madame Veuve François Bisson douaient à la corporation, archiépiscopale de juébec six arpents de terre en superficie pour lever le nouveau collège.

Les travaux de fondation furent eommeHes à l'automne de 1S51.

Nous venons de mettre la main sur un doument précieux qui a rapport à la fondation u Collège. Nous ne croyons pas qu'il ait jalais été publié. C'est la première liste de ouscriptions prélevées pour aider à l'éreeion du Collège.

On y verra la générosité des citoyens de Léis pour la fondation du curé Dézicl :

/Souscriptions pour aider à l'érection d'un ollège à la Pointe Lévi, sur ks hauteurs vis-

à- vis Québec, où l'on s'appliquera surtout ^t donner dans les deux langues anglaise et française, une éducation tant commerciale que agricole. *

POINTE-LEVI, 12 sept. 1851.

F. Lemieux 25 0 0

Jos. Morrin, M. D ..10 IQ 0

J. D. Déziel, ptre 25 0 0

J.-Bte Beaulieu 25 0 0

Ben. Ouay, M. D 25 0 0

Julien Chabot 25 0 0

Pierre Barras 25 0 0

Jacques Jobin 10 0 0

Louis Fréchette . 15 0 0

Louis Cloutier 10 0 0

Robert Demers 15 0 0

F. X. Lemieux 15 0 0

Ph.-H. Jean, ptre 10 0 0

J. B. Patoine 10 0 0

Edouard Anctil 5 0 0

Etienne Dallaire 12 10 0

Mme Veuve FI. Bédard ...... 5 0 0

Louis Poiré . 12 0 0

Jacques elobin . '. 3 0 0 ^^

-Oà-

$imon Thompson ......... 30 0

3hs Lecours 6 0 0

^lex. St-Laurent 8 0 0

Ed. De-mers . 12 10 0

S»obert Angers 4 0 0

Alexis Koy 5 0 0

'joub Carrier 10 0 0

j^eorges Couture 12 10 0

rhs Fraser 12 10 0

Pierre Lapierre 10 0 0

Foseph Bourassa 5 0 0

I!hs Robertson 5 0 0

[gnaee Carrier 2 0 0

Int. Lemieux 10 0 0

Pierre Oelly 10 0 0

Jac. Roy 1 10 0

Pierre Béland, ptre îl 0 0

^. X. Côté 25 0 0

Prs Lemieux 7 10 0

Pierre Lefrançois 10 0 0

B^irmin Michaud 5 0 0

Jos. Laurin 5 0 0

[Jn ami 2 0 0

Louis Panet 5 0 0

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