L'ACCIDENT DU 17 MARS
Lo samedi, 17 mars 1832, vers les trois heures de l'après-midi, un canot traversier de la
l*ointe-Lévi» revenait <lu marché de Québec. 11 portait dix passagers.
Le vent soufflait très fort et les vagues, soule.vées par la marée baissante, étaient aussi grosses qu'en été.
Le canot traversa «assez heureusement le.s glaces amoncelées du côté de Québec, mais une fois arrivé dans l'espace libre, comme il était presque enfoncé à fleur d'eau, il ne put soutenir longtemps la violence des vagues, et il fut englouti. /
Les naufragés se cramponnèrent aux pièces de bois qui bordaient le canot et soutinrent dans cette position, pendant près d'une heure, une lutte désespérée contre le froid, le vent et les flots. '
Quatre d'entre eux, MM. PVançois Fontaine et Henri Asselin, de i&aint-François de la Beauce ; M. Veilleux, aussi de la Beauce, et M. Lafrance, de Saint-Antoine de Tilly, épuisés, rendus à bout, lâchèrent prises et furent emportés par la mer.
Les autres passagers, MM. Bégin, Duelos, Rob^'rge, François Roberge et François Oagnon furent sauvés peu après par de eoura> geiîx citoyens de la Pointe-'Lévis. François Gagnon était tellement épuisé qu'il expira en ar-