ACTE QUATHIÈME
De grands coups de mailloche enfoncent un ciseau Dans le mien !
C'est une douleur physiiiuo qu'il éprouve, il a un grand soupir de déchirement.
Ah!
CIGALON tout de suite, et qui accourt
De moi?
Vous vous plaignez ? Mais pas à cause
Comme honteuse ;
Vous marmottiez tout à l'heure une chose... Pour rire I Qui pourrait penser, sinon des fous, Que moi, Mammy, je suis amoureuse de vous? Oh ! si j'étais très grande et très belle!... Amoureuse Avec ses petits os sans chair? ça qui se creuse? Mes salières de gosse, et mon coude pointu Tout rouge au bout? Je sais vos vers : Maigre Vertu. iTest très drôle. Je vous aime, oh ! oui ! tout de même, Mais ce n*est pas aimer comme je vois qu'on aime. Je ne souffr^i pas. J'ai du plaisir à m'asseoir Auprès de vous. Je suis contente, ici, le soir, îjuand vous improvisez des vers et que je joue iJu violon sous votre voix d'où se dénoue La longue écharpe du rythme. Le gaz ? le bruit? Non, je crois bercer dans ma musique, la nuit, ' otre pensée et qu'elle en est tout enlacée -omine je le serais entre vos bras bercée ! Il me surfit. C'est sans peine que je sais bien 'u'uue autre vous est tout, que je ne vous suis rien.
180 GLATIGNV
Si mes yeux sont rougis, c*est que l'on est encline
A pleurer quelquefois lorsqu'on est orpheline
Et que, sur trois lits, un seul sert à la maison.
Mais tout s*e[ï'ace, il faut se faire une raison,
Et je suis très heureuse, heureuse, heureuse, heureuse
Pourvu que je sois près de vous, pas amoureuse,
Pas gênante, comme un tout petit animal,
Le prenant au cou, pour Fembrasser, ou le défendre :
Et que personne ici ne vous fasse du mal !
en un sursaut
Partons ! Je me reprends ! Hors des choses vilaines
Suis-moi, mon guide! Il est des mers, des hois, des plaines.
Tout ce que j'eus de fort, de valable, de cher,
Je l'ai mis, imbécile, en un désir de chair.
Mes splendides orgueils n'étaient que le mensonge
Du rut qui s'illumine ou du stupre qui songe :
D'autres mériteront le Ciel, que leur valut
L'entier renoncement à tout, hors le salul!
Il est juste que la réalité me broie
Et venge l'Art. J'ai lâché l'ombre pour la proie.
Mais viens. Je suis encor de taille aux fiers combats !
ClUALON
Oh ! vous remonteriez avant que d'être en bas, Avec plus de chagrin d'un peu plus de faiblesse; Et me:, je saigne, h-Masî ce ton' ce qui vous blesse.
Presque plouranle:
lîestcz.