ACTE CINQUIÈME
EMMA
Et pour toujours.
Oui.
EMMA
C'est Novembre Qui t'énerve. L'hiver plus vif, l'été vermeil, Sont meilleurs. Jusque-là, du calme. Le sommeil
Après un regard à la pendule :
De bonne heure.
Oui.
EMMA
Veux-tu te coucher?
Oui.
EMMA
à la servante qui achève de desservir, qui laissera la table
Marie, Le grand peignoir de laine est dans la lingerie Devant le poêle.
MARIE
Bien.
EMMA
à Glaligny qui est entré derrière les rideaux de l'alcôve
Tu t'en entoureras Douillettement, sur la chemise, entre les draps. Il tient chaud.
Riant vers les rideaux :
Tu seras un poussin dans la coque, Le bec dehors.
Agenouillée devant la cheminée :
Je mets des cendres sur le coke.
Tes yeux s'éveilleraient à des jets de lueurs.
Marie a apporté le peignoir. Emma le prend, le passe à Glaligny.
Monte-le jusqu'au cou. C'est mauvais, les sueurs Qui froidissent.
A Marie qui s'en va :
Demain la porte est condamnée Pour tous.
Vers le lit :
Monsieur fera la grasse matinée.
Nous prendrons par la cour.
S'asscyant prùs des rideaux :
Veux-tu, mon adoré, ^ Que je couse ici, dis ?
Glaligny écarte, aidé d'iiinma, les rideaux. Il est couché.