ACTE DEUXIEME
MADAME D ELFE
en soulevant la tenture
Voici
Quelqu'un que je protège.
Glatigny fait une grimace.
MONSIEUR DE GIRARDIN
Ah ! princesse, merci !
à Mme d'Elfe
C'est une trahison.
MONSIEUR DE GIRARDIN
allant, venant, méditant l'article
Vous savez l'orthographe?
se moquant un peu de la princesse
Moi? pas du tout. J'écris par P. H. girafe ! Et, d'autre part, je suis en histoire si neuf Que pour connaître l'an de l'an quatre-vingt-neuf Il me faut consulter Bouilhet chez un libraire.
MONSIEUR DE GIRARDIN
qui n'a rien entendu du tout
A merveille. Écrivez.
GLAilGNV s'asscyant devant la table pendant que la princesse rit derrière l'éventoi
Etrange efTet contraire.
Je suis pris dans ia glu d'un métier morne et plat Si je ne m'en sors point par quelque acte d'éclat.
MONSIEUR DE GIRARDIN
avant de dicter, — à Mme d'Elfe
Le titre?
Oui.
MADAME D ELFE
MONSIEUR DE GIRARDIN
qui dicte
c Quand par la volonté nationale, s'accomplit l'union si ion. temps désirée de la Liberté avec l'Empire, que doit faire dans lu mêlée des intérêts et des espérances paisibles... »
Je remplace : « épique » par « paisible... »
...« un financier prudent? Écarter notre politique de toute question étrangère. Qu*il s'oppose aux armements coûteux! Qu'il aide, sans lassitude, par l'économie, au relèvement de la fortune publique. Car l'Empereur... »
Le deuxième secrétaire, en sueur, éehevelé, revient. 11 est suivi d'un apprenti typographe. M. de Girardin, en prenant les papiers des mains de Glaligny:
Il suffit.