ACTE DEUXIÈME
M. de Girardin, quia compris à peine, hausse l'épaule, sort après un coup d'œil satisfait au portrait de Napoléon I«', plus ressemblant. Glatigny seul, éclate.
Non ! (le la suite, ô roi, de la suile, je n'en. Suis pas !
Héroïque :
Je m'en retourne au Rat Mort, bouge artiste,
11 se verse un plein verre de porto.
Aux champs où l'oiseau boit la rosée!
Il vide le verre. Lizane est dans la serre, plus rousse, plus éclatante, pas bien peignée sous un chapeau fou — qui n'a pas coûté cher.
LIZANE
les poings aux hanches
Égoïste !
J'ai déjeuné peut-être? Et, quand on se morfond A l'attendre...
montrant la fiole de cristal
J'allais t'en apporter le fond !
LIZANE
Vide, l'on te connaît. Tu prends tes avantages Et c'est lorsque tu n'as plus rien que tu partages.
Vous entendez, plafonds d'or, à défaut des cieux, Ce qu'ose dire un ange irrévérencieux !
82 GLATIGNV
Quand donc, lorsqixe la Nuit, que Musset nomme brune,
— A tort ! — s'ouvre en nuée et se pâme de lune,
T'ai-je volé ta part du mol enchantement
Que Phœbé distribue à l'univers dormant ?
A Marlotte, à Cernay, dans nos courses éprises,
C'était pour toi la meilleure moitié des brises.
De l'odeur de la rose ingénue, et du vol
Des abeilles, et des soupirs du rossignol...
Je m'en privais ! — Pour vous, aux siestes sur la mousse,
J'étageais en coussins l'épaisseur la plus douce...
LIZANE
Vous aviez mieux.
De plus, quand Malassis fut bon, Vos dents de perle ont su la choucroute au jambon, La hure chez Guerbois, le sandwich chez Baratte ; Et (tu devrais pourtant t'en souvenir, ingrate !) Lorsque j'avais un lit, te l'ai-je refusé?
LIZANE
liant tout bas
Non.
de même
Une fois, trois francs pour le sommier brisé.