‹ Glatigny; drame funambulesque en vers, mêlé de chansons et de dancesChapitre 68 sur 138 · L UN DES JEUNES HOMMES · texte numérisé non relu

L UN DES JEUNES HOMMES

à ses camarades

L'a-t-on jamais vu comme ça?

Il rejoint Glatigny.

Mérat vient de nous lire un beau sonnet, qui pleure Et rit, exquisement.

La main, familièrement, sur l'épaule de Glatigny

Écoutez.

Tout à l'heure.

Il sort, pendant qu'éclate, au premier étage, un effroyable tumulte de tables renversées, de bocks renversés, de chaises fracassées et l'on voit apparaître, échevelé, terrible, suivi du Rapin réaliste, M. Courbet qui poursuit avec fureur un- jeune élève de TEcolo des Beaux- Arts, le carton sous le bras, dégringolant l'escalier.

MONSIEUR COURBET

d'une voix furibonde

Quel Beau? le Beau, par un grand B? Vil foulriquet! On boit tranquillement quelques bocks...

Avisant le silencieux et méthodique faiseur d'absinthe, Pelloquet au beau front :

— Pelloquet!

Qu*il s'évade ! ou ce i oing en morceaux le dissipe ! —

PelloqucV se bornera à venir s'asseoir sans parler, à la table de Courbet, où il fera, en silence, une autre absinthe.

MONSIEUR COURBET

continuant

Et ça vient vous parler Tradition, Principe Du grand Art...

GERMAIN

voyant Pelloquet

Une absinllie.

A M. Courbet :

Et combiea de moos?

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