L ELEVE
Cher maître...
MONSIEUR COURBET
moins furieux
Tu m'embêtes!
Qui ne se courbe pas repousse les courbettes.
Avec bonhomie :
Je suis très grand : j'étais demi-dieu, je m'accrois, Je suis dieu.
A Pelloquet :
Dis-le leur.
M. Courbet s'assied en disant avec un grand air de gloire :
El je n ai pas la croix !
Dignement.
Mais, libre, il me déplaît que l'on m'appelle Maître.
lis
LE RAPIN RÉALISTE
humblement
Est-ce qu'on peut s'asseoir?
MONSIEUR COURBET
avec une condescendante aristocratie
J'allais vous le permettre.
Tout le monde s'assied. Mais un grand coup de poing de M. Courbet sur la table déjà encombrée de raoas fait sursauter l'élève de l'Ecole des Beaux-Arts.
Alors, tu peins des dieux, des mythes ! Delphe, Endor, Golgolha. Chair ni sang. Chromos d'azur et d'or. Bref, l'idéal !
M. Courbet se verse à boire.
LE RAPIN RÉALISTE
Mensonge et honte des musées.
MONSIEUR COURBBT
après avoir bu
Des chérubins sans corps, l'air de fesses frisées, Où ça vit-il? A-t-on vu, passage Mirés, .losaphat, Dieu le Père ouvrant son palmarès, L'archange écailleux d'or et le diable ignivome, Et Vénus ! Je me fiche et contrefiche comme De ma première lique ou de mes premiers brans, Des {{ajihaëls, des Titiens el dos Hembrandts î