‹ Glatigny; drame funambulesque en vers, mêlé de chansons et de dancesChapitre 91 sur 138 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

CIGALON

Merci.

11 s'en va. Cigalon voit qu'il n'y a plus personne dans l» brasserie. On éteint le dernier bec de gaz. On voit l ciel de la nuit. Les garçons mettent leurs vêtomcn de ville. Il n'y a plus de clarté que celle de la hojgdont se servira la dame du comptoir pour monter cbea elle. — Gigalon dit à la dame :

Je viens chercher mon père.

La dame, en élevant l:i bougie, lui fait voir Sn.langane affalé^ là-baF. A ce moment, Cigalon a retrouve son violon-

Ah!

Puis à la dame, en hésitant :

Monsieur Glatigny?

LA DAME

déjà sur l'escalier, pendant que le dernier g:\rcon attend pour fermer la ports^

Tout justement, il sort.

CIGALON tremblante

Seul?

LA DAME

qui a pitié

Seul.

Elle monte.

(il.ATKi.NY

GIGALON

vers Salangane, 1res douccnienl

Allons, papa.

Il r.e répond rien. Elle s'approche. Elle le regarde, touche. Il ne bouge point, elle lui retourne la tête, est blèmc, les yeux grands ouverts, une coulée «n au coin de la bouche. Elle frémit toute, et, appela

Mais, madame...

La dame descend, s'approche, le garçon aussi. — Cigalon, immobile, pétriliée, dans un cri ctoulTé :

...il est mort.

La dame, d'effroi, laisse tomber la bougie qui s'éteint. La lune entre par les vitres de la toiture, éclaire la face pâle et morte du mangeur de haschisch, qui sourit. Puis, dans une bourrasque, — vent et pluie — la lune s'éteint. Cigalon s'agenouille dans l'ombre.

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