‹ Glatigny; drame funambulesque en vers, mêlé de chansons et de dancesChapitre 98 sur 138 · ACTE QUATIUÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATIUÈME

agacée, au médecin

11 n'a jamais toussé, vous dis-je !

triomphant

N'esl-ce pas Qu'un culte héracléen honore tes appas ?

Pendant que le médecin et Canuche s'en vont en haussant les épaules, Glatigny, magnifique, s'écrie vers Lizane :

Braises d'or! lys pétris ! beaaté ! joie obsédante !

Vertige de l'extase en de la neige ardente !

0 1 ites du baiser éternel ! je ne vis

Que pour vous suivre — après vous avoir tant suivis.

Enlaçant Lizano :

Dans ta splendeur éclose où tout Éros s'assemble Je suis comme un frelon têtu qui pâme, tremble, Meurt! gorgé d'une rose où mûrit tout l'été Mais redonne un parfum, je suis ressuscité ! Avec assez d'amour pour en mourir encore.

Elle s'est assise, il s'agenouille.

Et combien mieux l'orgueil du désir me décore Et m'exalte, à présent que mes trésors chéris Jamais plus, jamais plus, ne me seront repris...

Avec une câline et profonde tendresse :

C?r tu m'aimes enfin? C'est sûr?

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