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duites en clinique nous obligera à décrire avec plus de détails les techniques que nous avons employées, et, Sans toutefois entrer dans les grandes discussions théoriques à propos de ces méthodes, à expliquer brièvement leurs fondements.
Au risque de nous répéter, nous insistons encore sur la limitation de notre sujet. Nous ne cherchons pas à montrer que l’artérioselérose est ou n’est pas une cause, encore moins la seule cause du glaucome ; nous laissons aussi de côté les recherches locales, d'ailleurs fort complètes et fort nombreuses, montrant que les yeux glaucomateux présentent des lésions au niveau de leurs vaisseaux : nous en avons parlé au chapitre précédent; nous ne voulons que rechercher quels signes on peut trouver cliniquement (nous insistons sur ce point) décelant la sclérose artérielle disséminée:chez nos malades, par l'examen méthodique des différentes régions de leur appareil cireulatoire.
Il serait oiseux d'insister sur Ja percussion de la région précordiale, la recherche des battements de Ia pointe du cœur par la palpation, sur lauscultation des foyers cardiaques. On connaît les signes elassiques queces moyens peuvent révéler chez les artérioseléreux :’ rappelons lPaugmentation des matités préaortiqueet précordiale, cêtte dernière causée par Phypertrophie du cœur, secondaire à des lésions valvulaires, et entraînant une déviation et un abaissement du siège des battements apicaux, Parythmie, les altérations des différents bruits orificiels, et spécialement le timbre
clangoreux du deuxième bruit aortique, enfin des
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souflles variés, ressortissant à diverses cardiopathies.
Du côté de la crosse aortique et des gros vaisseaux qui en émergent, notons la possibilité des battements perceptibles derrière la poignée du sternum, dans l'espace sus-sternal, dont les plans superficiels sont soulevés à chaque systole par une crosse aortique plus ou moins ectasiée en masse, et rendue rigide par l'athérome, et l'élévation des sous-clavières (pour la même raison), qu'on peut voir ou sentir battre dans la fosse sus-claviculaire.
Pour les artères périphériques, nous avons recherché les altérations que peuvent présenter leurs tunis ques, et qui sont appréciables par la palpation : flexuosités, dureté, irrégularités. Nous nous sommes adressé à celles de ces artères que leur situation superficielle rend accessibles à Pinvestigation clinique, et, parmi elles, nous avons examiné méthodiquement dans tous les cas, les radiales, les humérales et enfin les temporales,.
Nous avons ensuite recherché les nombreux petits signes d'angiosclérose dans leurs manifestations si variées. Les causes qui les provoquent peuvent se ranger sous deux chefs. Le premier groupe est formé par les troubles intermittents dans la vascularisation de territoires artériels, soit au niveau de différents viscères, soil, encore plus souvent, du côté des extrémités des membres et des diverses régions de l’axe cérébro-spinal. Le second relève de l'influence : combinée de l'hypertension artérielle et de la fragilité des
parois vasculaires, Il faut ajouter comme facteur inter-
ence dde hiératon die des ne par PE | érite ou athérome, ‘aggravée de spasmes vaso- -Moteu LB, “manifeste ee "5 signes ul peuvent varier te
ssie, jusqu'à l'algidité avec Ho Es même. gan-.
grène des extrémités : entre ces deux extrêmes, on.
trouve les crampes siégeant surtout aux mollets, des dou leurs. RE Lies 1 la elaudieation ".
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cutanées qui se produisent à l'occasion dé tratmmatismes minimes ou sans cause extérieure, entre autres lieux au dos de la main, les ecchymoses sous-conjonctivales, etc. ; il nous faut renoncer à être complet et à citer les troubles analowues qui peuvent se produire à tous les niveaux de l'arbre artériel, sur tous les organes de lPéconomie.
Ils sont encore aggravés, comme nous le disions plus haut, par les altérations des fonctions hépatiques et rénales qui, à la fois causes et-effets, proviennent en partie des lésions scléreuses et entrainent un état d’auto-intoxication urémique, facteur important des troubles artériels que nous venons d’énumérer.
Une étude importante complète le groupe de nos recherches sur l'appareil circulatoire, Pexamen méthodique de la pulsation et de la tension artérielle.
Le pouls de nos malades a été compté à plusieurs reprises, presque quotidiennement, pendant leur séjour à l'hôpital. Nous avons le plus souvent noté les caractères dé ces pulsations, que nos tracés sphygmographiques reflètent d’une manière encore plus positive et intéressante.
La fréquence du pouls chez les artérioscléreux ést extrèmement variable suivant les sujets, et surtout suivant les formes de leur maladie. La 1 radvcardie et la tachycardie s'observent l'une et l'autre, toutes deux avec une intensité extrêmement variable: une lenteur du pouls, comptant 40, 20 (et même moins, on à vu jusqu’à 10 et 5) pulsations par minute, aussi bien qu'une tachycardie tres marquée (140 à 150 quelquefois) peuvent
faire partie du cortège de l’artériosclérose. Il serait trop
long et hors du sujet de relater ici toutes les causes qui régissent ces altérations du rythme cardiaque; elles sont très longuement décrites ét très soigneusement classifiées dans l'ouvrage de M. Huchard (1), ainsi que celles des arythmies. D'une facon générale, la tachycardie se rencontrerait chez les artérioscléreux présentant une hypertension artérielle coïncidant avec une néphrite intersutielle, mais if ne faut pas oublier que l’hypertension expérimentale entraîne au contraire de la bradycardie, et que ce mème trouble se rencontre, comnie symptôme pathologique d'origine toxique, dans Pintoxication saturnine, dans l’intoxication urémique, dans l'artérioselérose eardio-bulbaire, accompagné encore d’hypertension dans la plupart des eas.
Après avoir compté les pulsations surla radiale, <'est encore à sOn niveau, ainsi qu'il est d'usage en clinique, que nous avons mesuré la pression artérielle. Tei, se posait la question du choix d'un appareil sphygmomanométrique, lesquels sontnombreux,de mécanismes variés, et de principes fort différents les uns des autres. Nous avons tout d’abort, pendant quelques jours, employé exclusivement le sphygmomètre de Bloch, modifié par Verdin : Nous avions été séduit par la commodité de cet appareil, peu encombrant et peu coûteux, mais l'emploi plus fréquent qu'on fait en clinique du sphygmomanomeétre du professeur Potain nous a fait préférer Pemploi de ee dernier instrument; nous avons pensé que les indications que nous recueillerions par son moyen
parleraient mieux à l'esprit.
(1) HucnarD. — Loc, cit. Tome T. p. 365, 367 et 409.
Que
D'ailleurs, nous avons continué, dans un but de contrôle, à employer concurremment les deux instruments, et, soit dit en passant, bien qu'il ne nous appartienne pas de porter un jugement en cette matière, nous avons pu noter que les mesures prises au même jour, sur les mêmes malades, par un même observateur, se sont trouvées extrêmement voisines : on a souvent noté l'identité des deux mesures, jamais un écart qui valüt la peine qu'on en tint compte. Signalons ici l’importance, bien eonnue d’ailleurs dans ces recherches, de équation personnelle, qui, pour un même malade, donne à deux observateurs différents des résultats présentant un écart considérable. Nous avons trouvé dans le Bulletin médical du ?5 mars 1903, une lecon clinique de M. le professeur agrégé VAQUEZ qui était pour confirmer aussi bien l'embarras que nous avons pu avoir à préférer un instrument à un autre, que le choix fait var nous du sphygmomanomètre de Potain. « Dans la pratique jour- « nalière, dit cet auteur, au chevet du malade, où il vous « sera nécessaire de connaître les pressions extrèmes « plus que les tensions moyennes, servez-vous de l'ap- « pareil de Potain, il est amplement suffisant » (4). Ceci justiliait donc notre préférence et l'abandon que nous. avions fait pour diverses raisons d’autres appareils que leur précision extrême (précieuse dans les laboratoires) mais n'allant pas sans une assez grande complication, et une grande fragilité, exelue de la pratique courante.
Une seconde difliculté réside, une fois faite la lecture
(1) H. Vaouez. — Sphygmomanométrie clinique. Leçon de clinique faite à l'hôpital Saint-Antoine, Bulletin médical du 25 mars 1903.
| mesuresphygmomanométrique, dans l'appréciation UE PE ne du chiffre obtenu ; là encore ne
nue ‘encore ses roles © « ae done que la tension He moyenne chez l'adulte est de 16 à 17 centimètres Hg € Ces notions étant connues, les renseignements patho- fer « logiques 1 ne proviendront que des données s 'écartant ne notablement de cette inoy rénne, soit en moins soit en. @ plus. mise et plus loin : « Sinous envisageons main- Fe ie tenant ce affections à hypertension, nous constatons é que le: champ des indications vraiment utiles est € également restreint. Dans l'insuffisance aortique, « surtout d’? 'origine athéromateuse, iln'est pas rare der FAO constater | une pression de 20, 21. 22 centimètres. |
€ Mais, ‘dans l'immense majorité des cas, quand l hyper- € Le ee es * 2 centimètres, on pes A \
«ces. tensions élevées peuvent se rencontrer dus Fe à Le bas SAR RTE TE !
Nous ne Sue citer toute cette leçon: AHAORE P seu-
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C'est pourquoi nous avons fait ces mesures à diverses reprises, presque chaque jour pendant l'hospitalisation des malades. Malgré cela, ilse peut que certains de nos malades en présentent en dehors des moments où nous les examinions; ceci est d'autant plus plausible que le repos, auquel ils étaient soumis durant ce séjour à l'hôpital, est un des meilleurs agents hypotenseurs.
Puis vient, dans la suite de mos recherches, l’étude du tracé sphygmographique, enregistré avec l'appareil de Marey. Cette étude nous donne d'excellents renseignements sur l'état du système cardio-vaseukaire par l'analyse graphique des phénomènes qui se passent au niveau des artères et mous montre eomment réagissent leurs tuniques à l'impulsion transmise par le sang aux différents temps de la révolution cardiaque. Qu'il nous soit permis d'attirer Jattention sur la grande valeur des signes que fournit l’étude de ces troubles foncuüonnels, grâce à l'exactitude où peut atteindre ce procédé, qui fait si peu intervenir l'appréciation personnelle, si difficile à interpréter d'un observateur à Pautre.
Nous pensons qu'il est inutile de déerire ici l'appareil et la technique si connus de tous et nous nous-contenterons de rappeler les altérations que présente le graphique du tracé, enregistré par le sphygmographe de Marey sur la radiale des artérioscléreux. Nous ne pouvous mieux faire que de citer les lignes suivantes, empruntées à MM. Roger et Gouget : (1).
€ Le tracé sphygmographique (Marey), assezearacté-
(1) RoGer et GouGrr. — Arlérite chronique in Traité de Médecine de Brouardel et Gilbert, Tome VI p. 526.
ristique, présente successivement :4)une ligne ascen-
sionnelle brusque, assez longue, généralement recti-
ligne et verticale, quelquefois cependant saccadée ou légèrement oblique ; 4) un plateau assez long, horizontal ou légèrement ascendant ; €) une ligne de descente oblique, prolongée et sans ondulations. En elfet, l'artère, privée en grande partie de son élasticité, se laisse distendre brusquement etd'une façon exagérée par Pondée sanguine : d’où la longueur et la direction
verticale de laligne ascendante ; arrivée a sonsummum,
cette distension s’y maintient quelque temps, parce
que l’artère est incapable de réagir immédiatement : de là le plateau, au lieu du sommet aigu habituel ; enfin l'artère revient lentement sur elle-même, d’où
la longueur de la ligne de descente. Mais il ne faudrait
A: — Sphyginogramme d'un artérioscléreux.
N. — Sphygmogramane normal.
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« pas s'attendre à obtenir: dans tous les cas un tracé « aussi caractéristique : suivant l’état du cœur, Suivant «qu'il y a ou non rétrécissement ou insuffisance € aortique, le tracé peut présenter d'assez grandes diffé- « rences. »
Nous présentons ici deux sphygmogrammes, lun normal (N), l'autre très caractéristique de lartériosclérose (A) recueillis avec le même appareil qui nous à servi pour nos recherches cliniques.
La dernière partie de nos recherches, qui nous est plus particulièrement personnelle, comprend l’étude des fonctions rénales.
En premier lieu, nous avons mesuré la quantité des urines émises en 24 heures et leur densité ; cette mesure fut prise plusieurs jours de suite pour chaque malade, pour éviter les erreurs dues à des variations qu’on observe toujours; par là, nous avions en vue la recherche de la polyurie avec urines peu denses décrite dans la néphrite interstitielle, si fréquente chez les scléreux. L'analyse qualitative avec recherche de l’albuminurie et de la glycosurie n'ayant jamais été positive, nous n’insistons pas sur elle.
La variabilité des résultats généraux fournis par ces mesures, et leur peu de signification a fait, dans ces derniers temps, créer des méthodes d'examen fonctionnel plus délicates que nous avons tenu à employer et sur lesquelles nous serons un peu plus long : nous voulons parler de l'exploration des fonctions rénales d'une part par l'élimination provoquée, d'autre part par la cryoscopie urinaire.
:. te pra “récherches et aux ie d’' Aou et ane
| taigne {) et nous renvoyons à leurs ouvrages sur la question, pour les détails de technique et de théorie, 4 lesquels. nous ne dirons que le nécessaire. RE ue
4? épreuve, pour laquelle nous avons suivi les indica-
“le Re ces auteurs, consiste à injecter sous la ie un centirh. cube d'une solution à 1720, (ce est-à- dire cinq. centigrammes) de bleu de méthy lène pur ; Achard et.
Castaigne (2 ) préconisent ce dernier corps, qu’on a le plus | employé après eux, mais d’autres substances peuvent …
ré utilisées. Cette injection doit étre faite immédiate= e
PRESS ment après une miction. On recueille ensuite l'urine de PRET É demi-heure en demi-heure pendant les deux premières
heures « environ ou même un pets plus souvent) chaque Rep fois dans un nouveau verre, EP RTE
Normalement, le premier verre coloré se voit entre fe En première et la seconde demi- heure, ils sont ensuite
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Le en ne riches en Rens jusqu’ à un maximum
= anne LE Lu Par la simple | ‘comparaison de ces verres successifs,
ou mieux par l évaluation de la quantité de bleu éliminé, se au moyen des mesures: colorimétriques (qui permettent | de doser très s approximativement la quantité de bleu de