‹ Glaucome Primitif dans ses Rapports Avec L'artéroscléroseChapitre 42 sur 48 · DISCUSSION DES RÉSULTATS · texte numérisé non relu

DISCUSSION DES RÉSULTATS

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Que ressort-il de lexamen des faits cliniques que

nous venons d'exposer dans ces dix-huit observations, DARE

| Chézces malades, qui présentent des lésions oculaires

lation dans leurs détails, mais quise groupentnette-

ment sous l'étiquette de glaucome primitif, sans classer

ces glaucomateux d’après la forme clinique. de leur

maladie, ni ces scléreux suivant les manifestations très

variables des troubles de leur appareil circulatoire, en

un mot par le simple examen d'ensemble, il nous est

| permis de dire que nous n’avons pas trouvé un seul de

ae nos malades qui soit absolument indemne de sclérose artérielle. (HA REPOND OR TRRE Eau UTHS |

Nous ne nous contenterons : pas de cette affirmation è ‘dont l’absolutisme trisquerait de donner uneidée fausse 5 à de notre opinion ét de nous faire taxer. de :partialité, , ttcæ chapitre est “destiné. à approfondir un, peu: c@tte

question. te T'AS Li Nôus! savons très bien ique notre statistique n'est pas ‘bien nombreuse, et qu'ilrést: regrettable que les cir-

constantes nernous ‘aient pas permis d'établir pourtous

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nos malades des sorte complètes que nous

avons pu le faire pour quelques-uns d'entre eux. : {5 + Nos récherches présentent encore une autrefaiblesse He à

© que nous n’ignorons pas, elles sont wnilatérales, et ee: __ faites seulement du point de vue de loculiste, nous 4 voulons dire que nous n'avons envisagé la question : 4 que de la manière suivante : ayant observé un certain FE nombre de glaucomateux, nous avons recherché chez LR eux les stigmates de l’artériosclérose :; il faudrait, se S 5 plaçant à un point de vue opposé, chercher la survenue Fe du glaucome dans des groupements d’artérioseléreux, AR préalablement observés alors qu'ils étaient indemnes 3 de lésions oculaires. Mais il est facile de concevoir la PL

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rareté de telles observations : c’est le médecin général eo

que le scléreux va consulter pour ses lésions artériel 2 les où pour les troubles pulmonaires, digestifs, où 74 nerveux qui en dépendent ; c'est à l’oculiste que ce pe malade va demander des soins le jour où son œil le fait 4

souffrir. Il devient ainsi très difficile d'établir la fré- +0 quence du glaucome chez les artérioscléreux, et nous \ 554 n'avons pu trouver nul renseignement à cet égard. Il pourrait même arriver que le-glaucome soit le premier des signes qui ait troublé la quiétude du malade et attiré l'attention du médecin spécialiste où général sur des lésions artérielles jusqu'alors totalement méconnues, et c'est le cas dans plusieurs de nos observations. DM ANY M

Ce n’est pas seulement pour le glaucome et l’artériosclérose que nous pouvons faire cette remarque, et. de ; 2E pareils faits sont d'observations fréquentes dans d’au-

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tres maladies. Nous laissons de côté tous les cas où l'examen de l'appareil de la vision est indispensable pour compléter l'observation d’une maladie générale, et ne voulons parler ici que des cas où cet examen peut faire faire un diagnostic précoce ou même révéler pour la première fois au médecin la présence d'une maladie

générale dont les symptômes, au niveau d’autres appa-

- reils, n'avaient pas encore appelé l’attention.

Parfois c'est la constatation d’une cataracte qui, dirigeantles recherches du côté de la glycosurie, fait reconnaître un diabète méconnu. D'autres fois, la première analyse de lurine d’un malade qui décèle une néphrite a été provoquée par la présence constatée à lPophtalmoscope d’une rétinile avec ses lésions si particulières,

ses exsudats, ses hémorragies et la constellation macu-

aire. D’autres fois, enfin, des paralysies des nerfs

moteurs du globe, complètes ou parcellaires ônt permis de porter le diagnostic de tabes incipiens alors que les phénomènes d'incoordination motrice, et les signes classiques de la maladie n’existaient pas encore.

Dans les maladies qui nous occupent, les statistiques des médecins généraux et spécialistes seraient à peu près fatalement opposés, el ne présenteraient ni l’une ni l’autre les données moyennes, sincères, d’une statistique globale, etsi nous pensons qu'il serait utile de pouvoir connaître la fréquence des cas où le glaucome survient dans un nombre élevé d’artérioscléreux « pris au hasard », nous croyons qu'il serait injuste de restreindre le sens de cette dernière expression, dont la

valeur est singulièrement modifiée par les circons-

tances qui dirigent les malades vers les. cliniques

-ophtalmologiques ou les services de médecine. … Les auteurs, dont nous avons cité les travaux, sont

tous des oeulistes et ont pris pour point de départ de

leurs recherches, comme nous-même, les lésions oculäires. Il est possible. et même probable que, lorsque l'usage sera plus répandu d'examiner systématique-

mént, l'organe de la vision, même chez les malades généraux de: nos services hospitaliers, ôn pourra, par | oc casion, chez des scléreux. soignés pour des affections des grands appareils. de l'organisme, assister au début

de troubles oculaires, en particulier de glaucomes, et recüeillir ainsi des données précieuses, qui. jusqu'à | notre époque, sauf peut-être en matière de syphiligra-

phie.et de neurologie, font à peu près totalement défaut

pour compléter logiquement, les rapports des maladies oculaires avec la pathologie générale. rer te POS Cru On a pu voir, dans le chapitre où nous avons résumé les opinions des auteurs qui se sont avant nous OCCUPÉS de la question qui nous intéresse, que les ‘opinions négatives élaient rares, mais nous, avons. tenu à les

rechercher. en particulier, dans les ouvrages des parti

sans de Porigine nerveuse. du glaucome, pensant que quelques-uns d'entre eux auraient pu s'attacher à trouver desças de glaucome sans lésions cardio-vasculaires ; c'est à peu près. en vain que nous avons.cherché; nous n'avons guère trouvé que l'opinion de Laqueur,(1),eitée plus haut, que pas un. des glaucomateux qu'il avait vus

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(1) Laqueun, loc. voit: EAN, OR ME ENURES ÉeU CU ETY

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eh une. longue: période, ne présentait de troubles cardiaques orificiels. (Herzklappenfehler), +115 Fe

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Enfin, sans qu'il soit besoin d' admettre: ouide répous-

SR serla. concomitance du glaueome et de Fangioselérose, 3 due 1e il faut. faire: intervenir une: autre considération: Les | de observateurs. soigneux ont pu constater deslésionsana- : RU tomiques {au microscope où à l'ophtalmoscope), des |

| parois des artères.de l'œil, lésions diverses d’artérite, Ve athérome, ete, sans être frappés delPexistence: de mani-

festations surlesautres artères de l’économie; bienplus,

pour une.affection. dont les rapports avec le glaucome

ont été plusieurs fois montrés, nous voulons parler de FE la rétinite-. albuminurique (1); d’autres’ auteurs, tout dat à récemment, ont. montré, par des recherches anatomiques minutieuses qu ‘elle pouvait: se rencontrer avec, des

lésions oculo- vasculaires graves, , ‘sans. qu'on trouvât aucune autre artère du Corps atteinte: de lésions” du. même ordre 42) et, bien que nous n'ayoñs pas. rencontré

de. cas absolument indemnes, la variabilité du nombre, : ; de Pintensité ét de la dissémination des symptômes clini-

ques d'artériosclérose que nous avons trouvés; nous : porte à. penser qu'il doit, y avoir des glaucomateux chez Le desquels un examen, méme anatomique.et, à: fortiornt

mn examen clinique, ne décèlerait rien ‘dans Pappareil ES vasculaire. Enfin, nous verrons. plus loin que: parmi les \ troubles -qu'amëne: Vartérioselérose , les lésions anato-

RENE: DEC TTLE ’ F.,7 ETAT ? n 2,4 ‘ Sr PARENE: PAS LAURE 10 le PACE RENE as RL ASPEN

} à À N f y F + s ù LA Ra DE (1) Monraus. — Thèse Parts, 1902. LA où ;

41 ; (2) ON. et RoguoN-DUVIGNEAUD,— Recherches sur les; lésions: com rées "45 fe

- de la rétine et des autres organes chez les malades atteints de rétinite albu-

ne “inaiqué! Jour ab de Phys. «bde path. génin" 6; nd, 1908: é 17 SE

FE

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