‹ Globe oculaire: Des lésions d'ébranlement et de contact du Globe oculaire dans les traumatismes de guerreChapitre 21 sur 26 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

Lésion de contact et d’ébranlement.

Maur... (Gustave), 30 ans, ...° d'infanterie.

Blessé le 22 mai 1916, à Verd.., par un éclat d’obus. Porté au poste de secours sans connaissance, puis dirigé sur le Val-de-Sian, Évacué au Centre ophtalmologique de la 18° région.

RETER een

Le 2 mai 1917 : L'éclat d'obus pénètre à un centimètre au-dessus de la commissure labiale gauche et ressort à la partie moyenne de l'angle naso-génien droit. Cette traversée oblique du massif facial entraine un effondrement du maxillaire supérieur et du rebord orbitaire inférieur droit. |

L'examen extérieur du globe droit ne nous révèle aucune lésion des membranes externes.

A l'ophtalmoscope, il existe une lésion maculaire d'ébranlement se traduisant par un aspect congestif. À l'appareil de Thorner, on apercoit, au centre d'une tache rouge arrondie, deux petits points blancs réfringents, qui correspondent à deux fines déchirures choriorétiniennes. L’eusemble rappelle assez le noyau d’une cellule muni de deux nucléoles.

En outre, il existe un peu plus bas, à la partie inférieure de la région maculaire, une ruplure de la choroïde en forme d'X avec une légère infiltration pigmentaire.

La lésion de contact apparaît dans le segment inféro-externe sous forme de placard de choriorétinile atrophique et pigmentaire, tachetant la périphérie de la choriorétine en cet endroit. :

OD:V= (emmétrope).

Rétrécissement supérieur du champ visuel (20°) et scotome central.

OG. entièrement normal V — se

ORSERVATION XI

Fit., :**° infanterie, blessé le 29 février 1916, à D..., par balle de shrapnell, Soigné à l'ambulance, hospitalisé à B...-le-D..., où on procéda à l'extraction du projectile, puis évacué sur Hôpital complémentlaire 48, à B..., le 3 mars 1917.

Le 3 mars 1917 : La balle pénètre au niveau du canthus interne de l'œil droit et se loge à 2 centimètres de profondeur en effondrant l'os planum. | |

Epistaxis el épiphora les premiers jours de la blessure, avec

œdème prononcé palpébral,

Nm

0 D. Aucune lésion extérieure du globe.

Diminution du réflexe lumineux.

L'ophtalmoscopie révèle au niveau du segment nasal, périphériquement, une large déchirure choriorétinienne, en regard du point traumatisé avec infiltration pigmentaire et congestion choroïdienne ; en second lieu, une choroïdite pigmentaire et atrophique de la région péripapillaire interne. |

Les vaisseaux rétiniens passent en avant de la lésion.

Papille légèrement atrophique.

2 L4 \ V= 5 (emmétrope;.

Rétrécissement temporal horizontal (15°).

Motilité normale.

OG. normal V — ee avec + 1 d.

Revu le 1%-mai 1917 : Aucune modificalion des lésions de l'œil droit, sauf que la congestion de la lésion de contact a totalement disparu. L’acuité demeure à . Proposé pour service auxiliaire.

Ê O8SERVATION XII ‘Lésion de contact et d’ébranlement par éclats de grenade.

S... (Louis), ...* infanterie, 37 ans.

Blessé le 20 avril 1916, à M..., par une grenade francaise ayant éclaté aux mains d'un camarade situé à 3 mètres de lui, dans la tranchée.

= Transporté à l'ambulance de: S.., évacué sur C..., puis sur le Centre ophtalmologique, le 11 mai 1916.

Examiné le 13 mai, on diagnostiqua une hémorragie du vitré de

l'œil droit. L'acuité était alors de seulement. Envoyé à deux

reprises en convalescence. Une nouvelle hospitalisation en avril 1917 note une amélioration légère de l’acuité visuelle. Le 26 avril 1917 : Plusieurs cicatrices disséminées sur toutes les parties du visage, joues et nez, mais superficielles. WŒil droit. — Cicatrice de la paupière inférieure à la partie médiane de son bord libre ayant déterminé un petit colobome en ce. Duthil 9

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