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de boucliers. Le bienheureux Amédée donne une autre explication : comme le feuillage du platane met les voyageurs à couvert du soleil et de la pluie, ainsi, dit-il, Marie nous offre sous son manteau royal un abri contre l’ardeur des passions et la violence des tentations.
Malheur aux âmes qui se privent de cet abri salutaire, en négligeant d’honorer Marie et de l’invoquer dans les occasions dangereuses ! Si le soleil cessait de paraître, dit saint Bernard, que deviendrait le monde, sinon un chaos de ténèbres et un lieu plein d’horreur ? Qu’une âme perde la dévotion à Marie, aussitôt elle sera remplie de ténèbres, et de ces ténèbres dont l’Esprit-Saint dit qu’elles permettent aux bêtes sauvages de rôder en toute liberté. Dès qu’une âme n’est plus éclairée dela divine lumière, la nuit s’y fait et elle devient le repaire de tous les péchés et des démons. De là ce cri de saint Anselme : ‘“Malheur à ceux qui méprisent la lumière du Soleil,” c’est-àdire la dévotion envers Marie !
Saint François de Borgia craignait avec raison pour la persévérance de ceux en qui il ne trouvait pas une dévotion particulière envers la bienheureuse Vierge. S’entretenant un jour avec des novices, il voulût savoir d’eux à quel saint chacun était surtout dévot, et s’apercevant que quelques-uns manquaient de cette dévotion spéciale à Marie, il avertit le maître des novices de surveiller plus attentivement ces pauvres jeunes gens ; or, qu’arriva-t-il? tous perdirent malheureusement leur vocation et quittèrent l’institut.
Ce n’est donc pas à tort que saint Germain proclame Marie la Respiration des chrétiens ; en effet, eomme le corps ne peut vivre sans respirer, de même l’âme ne peut vivre sans recourir et se recommander à cette divine Mère, par le moyen de qui nous nais-
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sons à la vie de la grâce et nous la conservons sûrement. Voici les propres termes du saint : “De méme que la respiration n’est pas seulement le signe, mais encore la cause de la vie corporelle ; ainsi le nom de Marie, que les serviteurs de Dieu ont sans cesse sur les lèvres, est tout à la fois une preuve qu’ils ont la vie spirituelle, et un moyen qui produit et conserve en eux cette vie, et leur attire toute sorte de biens.”
Alain de la Roche pensa un jour se perdre, faute de s'être recommandé à Marie dans une violente tentation ; mais la sainte Vierge lui apparut, et, afin qu’une autre fois il se tint mieux sur ses gardes, elle lui donna un soufflet, en lui disant : “Si tu m'avais invoquée, tu ne te serais pas trouvé dans ce péril.”
D'autre part, la Reine du ciel nous adresse ces paroles : Heureux celui qui écoute ma voix, et qui a soin de venir sans cesse frapper à la porte de ma miséricorde, et réclamer de moi lumière et secours !— Marie s'emploie de grand cœur à procurer à ceux qui l’invoquent ainsi tous les secours nécessaires pour sortir du vice et marcher dans la voie de la vertu. De là les beaux titres de Lune, d’Aurore et de Soleil que lui donne Innocent III : Lune pour le malheureux plongé dans la nuit du péché, elle lui fait voir l’état de damnation où il se trouve ; Aurore, c’est-àdire, avant-courrière du soleil, pour l’âme qui se reconnaît déjà, elle l’aide à sortir du péché et à entrer dans l’amitié de Dieu ; Soleil, enfin, pour l’âme en état de grâce, elle l’empêche de tomber de nouveau dans quelque précipice.
Les docteurs appliquent à Marie les paroles de l’Ecclésiastique : Ses liens sont des liens salutaires. — La sainte Vierge lie ses serviteurs par ses exemples et ses secours, dit Richard de Saint-Laurent, de peur
u’ils n’aillent s’égarer dans les voies du vice. Saint naventure explique dans le même sens cet autre
texte, qu’on lit dans l'office de Marie : Je me tiens au milieu des saints. La divine Mère, dit-il, ne se tient pas seulement au milieu des saints, mais elle maintient les saints afin qu’ils ne retournent pasen arrière; elle soutient leurs vertus, afin qu’ilsne viennent pas à défaillir ; et elle contient les démons, afin qu'ils n’en reçoivent aucun dommage.
Il est dit des serviteurs de Marie, qu’ils sont couverts d’un double vêtement. Selon Cornelius, cela signifie que Marie orne ses fidèles serviteurs des vertus de son divin Fils et des siennes propres ; et protégés par ce double vêtement, ils conservent la sainte persévérance.
Aussi saint Philippe de Neri ne se lassait pas de répéter à ses pénitents : “Mes enfants, si vous désirez la persévérance, soyez dévots à la sainte Vierge,” Le saint frère Jean Berchmans, de la Compagnie de Jésus, disait pareillement : “Celui qui aime Marie, aura la persévérance.” Ici vient à propos la belle réflexion de Rupert sur la parabole de l'Enfant prodigue : Si ce jeune étourdi eût eu encore sa mère, dit-il, ou bien il n’aurait jamais quitté la maison paternelle, ou bien il y serait revenu beaucoup plus tôt. La pensée du pieux abbé est qu’un enfant de Marie ne s'éloigne jamais de Dieu, ou du moins ne tarde pas à être ramené par elle, si par malheur il vient à s’en éloigner.
Ah ! si tous les hommes aimaient cette Reine pleine de clémence et de tendresse, et si dans les tentations ils avaient toujours et aussitôt recours à elle, en verrait-on jamais faire une chute? en verrait-on
… seul se perdre ? Celui-là tombe et se perd, qui ne :* surt point à Marie. On lit au livre de l’Ecclé- S« tique : J'ai marché sur les flots de la mer ; ces mots, Richard de Saint-Laurent ies applique à ia Vierge et les commente ainsi : Je marche avec mes
serviteurs au milieu des tempêtes qui viennent les assaillir ; je les environne de ma protection et les empêche d'être engouffrés dans l’abîme du péché. Voici un trait raconté par le père Bernardin de Bustis. Un oiseau avait été dressé à dire : Ave Maria; se voyant poursuivi par un épervier, il cria : Ave Maria ! et l'épervier tomba mort.—Le seigneur a voulu nous montrer par cet exemple, que si un pauvre imal a pu être sauvé en prononçant le nom de Marie,
à plus forte raison tout homme échappera-t-il aux mains du démon qui l'attaque, s’il a soin d'invoquer ee nom béni. Ainsi, dit saint Thomas de Villeneuve, lorsque les démons viennent nous tenter, nous n’avons . imiter les poussins effrayés à la vue du milan : e même qu’ils courent aussitôt se réfugier sous l’aile maternelle, allons sans retard, et sans raisonner avec la tentation, nous mettre en sureté sous le manteau de Marie. Car c’est à vous, Ô notre Reine et notre Mère, continue le même, c’est à vous de nous aéfendre; car, après Dieu, nous n'avons pas d'autre refuge que vous ; vous êtes notre unique espérance, la seule
protectrice en qui nous mettions notre confiance.
Concluons par ces paroles de saint Bernard: O vous, qui comprenez que dans le tourbillon de ce siècle, vous naviguez sur une mer agitée par la tempête, plutôt que vous ne marchez sur la terre ferme; voulez-vous ne pas être submergé par les vents contraires? gardezvous de détourner les yeux de cette brillante Etoile. Etes-vous en danger de tomber dans le péché, pressé par de fâcheuses tentations, ou bien dans vos doutes, ne savez-vous que résoudre ? regardez l'Etoile, pensez que Marie est assez uissante pour vous secourir, invoquez-la sans retard. Que son Nom puissant soit toujours dans votre cœur par la confiance, et sur vos lèvres par la fidélité à l'invoquer. En suivant Marie, vous ne sauries vous écarter de la voie du salut;
pourvu que vous ayez soin de vous recommander à elle, vous ne tomberez point ; si elle vous protège, vous n’avez pas à craindre de vous perdre ; si elle vous guide, vous vous sau "ez sans peine. En un mot, si Marie vous prend s0:3 sa défense, vous arriveres certainement au royaume des Bienheureux.
Faites ainsi et vous vivrez.
EXEMPLE
C'est une histoire célèbre que celle de sainte Marie d’ te, rapportée dans les Vies des Pères . A l’âge de douze ans, elle s'enfuit de la maison paternelle et se rendit à Alexandrie, où sa conduite devint le scandale de toute la ville. Après seize années de désordres, elle alla, courant le monde, jusqu’à Jérusalem, où l’on célébrait alors la fête de la Sainte-Croix, et voulut elle aussi, entrer dans l’église, plus par curiosité que par dévotion ; mais, en arrivant à la porte, elle se sentit repousser en arrière par une force invisible ; elle essaya une seconde fois d’entrer et fut encore repoussée ; une troisième et une quatrième tentative qu’elle fit, n’eurent pas plus de succès. S’étant alors retirée dans un coin du parvis, la malheureuse comprit à l’aide d’une lumière céleste qu’en punition de sa mauvaise vie, Dieu la rejetait, et de sa présence et même de son temple.
Elle en était là quand, levant les yeux, elle aperçut
ur son bonheur une peinture représentant la sainte
ierge ; elle s’adressa à cette Reine du ciel et lui dit d’une voix entrecou de sanglots : “O Mère de Dieu, prenez pitié d’une pauvre pécheresse. Mes crimes me rendent indigne du moindre de vos regards, je le reconnais ; mais vous êtes le refuge des pécheurs ; pour l’amour de Jésus, votre Fils, assistez-moi ; faites que je puisse entrer dans l’église, car je suis résolue
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de changer de vie et d’aller faire pénitence en tel lieu qu’il vous plaira de m'indiquer. Une voix qu’elle prit pour celle de la bienheureuse Vierge, lui répondit au fond du cœur : “Eh bien ! puisque tu as recours à moi, et que tu veux changer de vie, entre dans l’église, la porte n’en sera plus fermée pour toi.” La pécheresse entre, et adore la Croix avec les sentiments de la plus vive componction. Elle retourne ensuite devant l’image de Marie : “Ma Reine, dit-elle, me voici prête à vous obéir ; où voulez-vous que je me retire pour faire pénitence ?—Va, lui répondit la sainte Vierge, passe le Jourdain, et tu trouveras le lieu de ton repos.” Elle se confessa, communia, passa le
fleuve, arriva au désert, et compris que € était là le lieu de sa pénitente.
Pendant les dix-sept premières années que la sainte vécut dans la solitude, quels assauts ne ui livrèrent pas les démons pour la faire retomber ! Et que faisait-elle alors? pas autre chose que de se recommander à Marie ; et Marie lui obtint la force de résister durant ces dix-sept années ; après quoi, ses combats cessèrent. Enfin, après avoir passé quarante-sept ans dans le désert, et se trouvant parvenue à la goixante-dix-septième année de son âge, elle fut découverte
ar l’abbé Zozime, que la Providence conduisit en ce
jeu. Elle lui raconta toute sa vie, et le pria de revenir l’année suivante et.de lui apporter la sainte communion. L'abbé revint selon son désir, et la communia. Ensuite, la sainte lui renouvela sa prière, de venir la visiter encore une fois. Zozime le fit, et il la trouva morte. Son corps était environné de lumière, et près de la tête était tracés ces mots : “Ensevelissez ici le corps d’une misérable pécheresse que se suis, et priez Dieu pour moi.” Le saint abbé descendit dans une fosse qu’un lion vint creuser ;
et de retour au monastère, il raconta les merveilles de la divine miséricorde envers cette heureuse pénitente.
PRIERE
O Vierge sainte, Mère de miséricorde ! voici à vos pieds le perfide qui, payant d'ingratitude les grâces 506 a reçues de Dieu par votre intercession, a trahi
eu el vous. Mais sachez-le, Ô douce Reine ! loin de diminuer ma confiance en vous, ma misère ne fait que l'augmenter ; car je vois qu’elle redouble votre compassion envers moi. Faites connaître, 6 Marie, que pour moi comme pour lous ceux qui vous invoqueni, vous êles pleine de bonté et de miséricorde. Je ne réciame de vous qu’un regard de compassion : si votre cœur a compassion de moi, il ne saura refuser de me FN r; et si vous me protégez, qu’ai-je à craindre? Non, je ne craindrai rien : je ne craindrai pas mes péchés, puis-
vous pouvez réparer le mal que j'ai fait ; je ne crain-
rai pas les démons, puisque vous êtes plus puissante
l'enfer : je ne craindrai même pas la trop juste
tindignation de votre divin Fils, puisqu’une seule de vos paroles suffit pour l’apaiser.
Je me trompe, il me reste une crainte : je pourrais, au moment de la tentation, faire la faute de ne pas recourir à vous, et ce serait ma perte. Mais je suis résolu de ne jamais cesser de me recommander à vous,je vous en fais aujourd’hui la promesse, aidez-moi à la tenir. Voyez quelle belle occasion pour vous de contenter votre cœur en faisant le bonheur d’un misérable tel que je suis. O Mère de Dieu, j'ai une grande confiance en vous. J'attends de vous la grâce de pleurer mes péchés comme je le dois, et la force de n’y plus retomber : si je suis malade, vous pouvez me guérir ; si mes fautes m’ont rendu faible, votre secours me rendra fort. J'espère tout de vous, 6 Marie, parce que vous pouvez toui auprès de Dieu. Amen.
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Marie est notre douceur : elle rend la mort douce à ses serviteurs.
L'ami sincère aime en tout temps ; et le frère se connaît dans l’affliction. Les vrais amis et les vrais parents ne sont pas bien connus dans les temps de prospérité, mais seulement dans la détresse et la misère. Les partisans du monde restent attachés à un ami tant que la fortune lui sourit ; mais qu'il vienne à essuyer quelque disgrâce, que surtout la mort approche et aussitôt les amis de s'éloigner. Marie n’agit pas ainsi envers ceux qui lui sont dévoués: bonne Maîtresse et bonne Mère, elle ne saurait abandonner ses fidèles serviteurs dans leurs tribulations, surtout dans les angoisses de la mort, qui sont les plus terribles qu’on puisse éprouver ici-bas ; et après avoir été notre Vie durant tout le te:ips de cet exil, elle devient notre Douceur au terme de notre carrière, en nous ménageant une mort douce et heureuse.
En effet, depuis le jour mémorable où elle eut à la fois le bonheur et la douleur d’être présente à la mort de Jésus-Christ, son Fils, qui est le Chef des prédestinés, NM'arie est en possession du privilège d’assister tous les prédestinés à l’article de la mort. C’est pourquoi l’Eglise nous fait prier cette bienheureuse Vierge de venir à notre secours principalement à nos derniers moments : Priez pour nous, pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.
Bien cruelles sont les angoisses des pauvres mourants ! remords des p$chés commis, horreur du jugement qui est proche, incertitude du salut, tout est pour les icurmenter. En ce moment où l’âme va passer à l'éternité, l’enfer fait appel plus que jamais à toutes ses armes ; il met en jeu toutes ses forces
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pour s’en rendre maître ; il sait sis lui reste peu de temps pour la gagner, et que, s’il la perd alors, c’est Pour toujours : Le diable descend vers vous plein d'une grande fureur, sachant qu'il n'a plus qu’un peu de temps. Alors, le démon qui la tentait ordinairement pendant sa vie, ne vient pas seul l’attaquer, mais il en appelle d’autres à son aide, et la maison se remplit d’esprits infercaux qui unissent leurs efforts, pour la perdre : Leur demeure se remplira de dragons.
On raconte de saint André d’Avellin, qu’au temps de sa mort, dix mille démons vinrent le tenter ; ils
Il plut enfin au Seigneur de mettre fin à ce combat par une glorieuse victoire : les convulsions cessèrent
lui ; après cela il remit paisiblement son âme hénie entre les mains de la divine Mère, et ses traits prirent.
Ps
une expression de paix céleste. En ce moment-là même, une religieuse capucine à l’agonie, se tourna vers les sœurs qui l’assistaient, et leur dit : ‘“Récitez l’Ave Maria ; car un saint vient de mourir.”
A l’aspect de la Reine, les rebelles prennent la fuite. Si à l’heure de la mort nous avons Marie de notre côté, que pourrons-nous craindre de la part de tous nos ennemis infernaux ? Dans les craintes que lui inspirait la pensée de cette lutte suprême, David reprenait cou en s'appuyant sur le sacrifice du Rédempteur futur et sur l’intercession de la Vierge Marie : Alors même, disait-il que je marcherais au sein des ombres de la mort, je ne craindrais rien :.… votre verge et votre bâton me rassurent. Par le mot bâton, le cardinal Hugues entend ici la croix du Sauveur : et par le mot vergé, notre Médiatrice Marie, qui fut prédite en ces termes par Isaïe : Il sortira une verge de la racine de Jessé, et une fleur s’élèvera de sa racine. Verge puissante, dit saint Pierre Damien, par elle sont réprimées toutes les violences des csprits infernaux. Courage donc, s’écrie saint Antonin ; car, “si Marie est avec nous, qui osera nous attaquer ?”
Quand le père Manuel Padial, jésuite, était près de mourir, Marie lui apparut, et lui adressa ces consolantes paroles : “Voicj enfin le moment où les anges vont te féliciter, et te dire : O heureux travaux ! Ô mortiäcations bien récompensées l” On vit ensuite une troupe de démons qui fuyaient, en criant avec désespoir : “Hélas ! nous ne pouvons rien ; celle qui est sans tache, le protège !” Le Père Gaspard Hayewood fut assailli par les démons à ses derniers moments et violemment tenté contre la foi ; il se recommanda aussitôt à la sainte Vierge, et on l’entendit ensuite s’écrier : “Je vous rends grâces, Ô Marie, d’être venue à mon secours !”
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Selon saint Bonaventure, quand un serviteur de Marie est sur le point de mourir, elle lui envoie saint, Michel et tous les anges dont il est le chef, afin qu'ils le défendent contre les attaques des démons ; elle lea charge de recevoir les âmes de tous ceux qui ont eu l’heureuse habitude d’implorer avec ferveur sa maternelle protection.
Lorsqu'une âme va sortir de ce monde, l’enfer s’émeut, dit Isaïe, et il envoie les plus terribles d’entre les démons la tenter avant qu’elle quitte son corps, et l’accuser au tribunal de Jésus-Christ, quand elle s’y présentera : L'enfer s’est mis en mouvement à ton
ront entreprendre de l’accuser, assure Richard : ils savent trop bien que le divin Juge n’a jamais condamné et ne condamnera jamais une âme protégée par son auguste Mère.
encourage par sa douce présence, et les accompagne au tribunal suprême : “Quel jour que celui où Marie, Mère du Seigneur, viendra au devant de Vous, suivie des chœurs des vierges ! ”” et cela est conforme à ce que la bienheureuse Vierge a dit elle-même à saint Brigitte touchant ses serviteurs à leurs dernieis moments : “Moi, leur Maîtresse bien-aimée et leur Mère, j'irai à leur rencontre quand ils seront pour Mourir, afin que dans la mort même, ils trouvent consolation et soulagement.’
Saint Vincent Ferrier ajoute qu’elle reçoit leurs es. Oui, cette Reine pleine de tendresse les reçoit en quelque sorte dans les plis de son manteau, et les présente elle-même à leur Juge, qui est son Fils ;