‹ Gloires de Marie [microforme]Chapitre 17 sur 45 · ES A · texte numérisé non relu

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et ains: elle leur obtient infailliblement la grâce du salut. Tel fut, par exemple, le bonheur de Charles, fils de sainte Brigitte : comme il était mort dans le périlleux métier des armes et loin de sa mère, la sainte craignait pour son salut, mais la bienheureuse Vierge lui révéla que Charles était sauvé, grâse à son amour pour elle. Eile-même, ajouta-t-eile, l'avait assisté dans ses derniers moments, et lui avait suggéré les actes que tout chrétien doit faire en cette circonstance. Sainte Brigitte vit en même temps Jésus-Christ sur un trône, et le démon qui portait deux accusations contre la divine Mère. En premier lieu, disait-il, elle m’a empéché de tenter Charles au moment de sa mort; en second lieu elle a présenté elle-même au jugement l'âme de ce soldat, et l’a ainsi sauvée, sans même me permettre d'exposer les droits que je prétends avoir sur cette âme. La sainte vit ensuite le démon repoussé par le divin Juge, et l’âme de Charles portée au ciel.

Oh ! quel bonheur pour vous, mon cher frère, si, à la mort, vous vous trouvez attaché à la Mère de Dieu par les douces chaînes de l'amour ! Ses chaînes sont des chaînes de salut, c’est-à-dire qu’elles vous assurent le salut éternel. - Elles vous feront goûter à la mort une heureuse paix, qui sera pour vous le commencement d’un repos et d’un bonheur sans fin.— Le père Binet rapporte qu’un pieux serviteur de Marie disait en mourant : “Si vous saviez quel contentement on sent en son âme, au moment de la mort, d’avoir essayé de bien servir la très sainte Mère de Dieu durant le cours de sa vie, vous en seriez étonné et consolé ; je ne saurais dire la joie que je ressens en mon cœur à l’heure où vous me voyez.” —Ainsi mourut également le père Suarez, si dévot envers la sainte Vierge, qu’il aurait donné toute sa science, disait-il, pour le mérite d’un seul Ave Maria ; il dé-

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