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En un mot, dit saint Bernard, en Marie tout est grâce et bonté ; comme Mère de miséricorde, elle se fait tout à tous : et, dans sa grande charité, elle s’est rendue débitrice À l'égard des justes et des pécheurs ; elle ouvre à tous le sein de sa miséricorde, afin que tous viennent y puiser, De même donc que le démon rôde sans cesse, cherchant quelqu'un à qui il puisse donner la mort, ou, selon le mot de saint Pierre, qu’il puisse dévorer, ainsi remarque Bernardin de
uslis, Marie est sans cesse à la recherche d'âmes à qui elle puisse au contraire donner la vie et le salut.
Nous devons d’ailleurs être persuadés avec saint Germain que la protection de Marie est plus étendue et plus puissante que nous ne pouvons l’imaginer, “Et d’où vient, demande le père Pelbart, que le Seigneur, qui, dans l’ancienne loi, punissait avec tant de rigueur les moindres fautes, use à présent de tant de miséricorde envers les plus grands coupables? Dieu le fait, répond-il, pour l’amour de Marie et en considération de ses mérites.” Ah ! s'écrit saint Fulgence, depuis combien de tem;;< ie monde ne serait il pas abîmé, si Marie ne l’avait soutenu par son intercession. Mais nous pouvons, dit Arnauld de
hartres, nous ms à Dieu avec assurance et en espérer tous les iens, maintenant que le Fils est notre Médiateur auprès du Père, et que la Mère intercède Pour nous auprès du Fils. En effet, comment le Père n’exaucerait-il pas son Fils, lui montrant les plaies qu’il a souffertes pour les pécheurs ? et comment le
ils n’exaucerait-il pas sa Mère, lui montrant le sein qui l’a nourri? Et saint Pierre Chrysologue assure, avec une énergie remarquable, que cette Vierge unique, ayant logé le Seigneur dans son chaste sein, en exige, pour prix de l'hospitalité qu’elle lui a donnée, la ts monde, le salut de ceux qui étaient perdus et la vie de ceux qui étaient morts
Oh ! s’écrie l’abbé de Celles, combien de pécheurs qui méritaient d’être condamnés par la justice de Dieu, sont sauvés par la miséricorde de Marie ! Car elle est le trésor de Dieu et la trésorière de toutes les grâces; de sorte que notre salut est entre ses mains. Recourons donc toujours à cette auguste Mère de miséricorde, avec le ferme espoir d’être sauvés par son intercession ; car elle est, comme l’appelle Bernardin de Bustis, notre salut, notre vie, notre espérance, notre conseil, notre refuge, notre secours. Selon saint Antonin, Marie est ce trône de la grâce devant lequel l’Apôtre nous exhorte à nous présenter avec confiance, afin d’obtenir la divine miséricorde et tous les secours nécessaires à notre salut. Et sainte Catherine de Sienne avait coutume de l’appeler “la dispensatrice de la divine miséricorde.”
Concluons par la belle et touchante exclamation de saint Bernard sur ces paroles : “O clémente, Ô bonne, ô douce Vierge Marie !”’ Voici comment il s'exprime : “O Marie ! vous êtes clémente envers les misérables, bonne envers ceux qui vous prient, douce envers ceux qui vous aiment. Vous êtes clémente envers les pénitents, bonne envers ceux qui font des progrès, douce envers ceux qui sont arrivés à la perfection. Vous montrez votre clémence en nous préservant des châtiments, votre bonté en nous dispensant les grâces, votre douceur en vous donnant à ceux qui vous cherchent.”
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EXEMPLE
Le père Charles Bovio rapporte qu’à Dormans, en Champagne, un homme marié entretenait un commerce criminel avec une femme. Son épouse, indignée de cette conduite, ne faisait qu’appeler les châtiments de Dieu sur les deux coupables. Un jour entre autres,
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elle alla dans une église devant l'autel de la sainte Vierge, pour :':mander justice contre celle qui lui avait ravi ‘affection de son mari. Or, la femme pécheresse avait couturie de venir prier aussi devant cet autel, :t y récitai’, chaque jour un Ave Maria. Une nuit, li i rire Mire apparut en songe à l’épouse aflligée ; celle-ci ne l’eut pas sitôt vue, qu’elle se mit à répéter son invocation ordinaire : “Justice, 6 Mère de Dieu ! justice !” mais Marie lui répondit : “Quoi! justice! c’est À moi que tu demandes justice ? adressetoi pour cela à quelque autre ; moi, je ne puis faire justice.” Ensuite elle ajouta : “Sache que cette pécheresse me récite chaque jour certaine prière, et je ne puis souffrir qu'aucune personne qui récite cette prière, soit châtiée pour ses péchés.”
Lorsqu'il fit jour, cette pauvre femme se rendit entendre la messe dans l'église susdite ; et comme elle en sortait, elle rencontra celle qui lui causait tant de peine. Dès qu’elle l’apperçut, elle se mit à l’injurier, la traitant de sorcière, qui, par des enchantements, était venue à bout d’ensorceler la sainte Vierge elle-même. ‘“Taisez-vous, lui cria-t-on alors ; que dites-vous là? — Et pourquoi me tairais-je ? répon-
it-elle ; ce que je dis, n’est que trop vrai : cette nuit, la sainte Vierge m'est apparue ; et comme je lui demandais justice, elle m’a répondu qu’elle ne pouvait me satisfaire, À cause d’une prière que cette scélérate lui récite tous les jours.” Là-dessus on demanda à celle-ci quelle était la prière qu’elle récitait à la Mère de Dieu ; elle répondit que c'était l’Ave Maria. Mais, apprenant que la bienheureuse Vierge, pour cette simple dévotion, usait envers elle d’une si grande miséricorde, elle alla immédiatement se jeter aux pieds de son image ; et là, en présence de tout le monde, elle demanda pardon du scandale qu’elle avait causé, et fit vœu de continence perpétuelle. De plus, s'étant revêtue d’un habit religieux, et s’étant construit une
petite cellule dans le voisinage de cette église, elle renferma, et persér éra dans les exercices de la p. tence jusqu’à sa mort.
PRIERE
O Mère de miséricorde, puisque vous êtes si com tissante, et que vous avez un si grand désir de nous fc du bien, à nous, misérables Décheurs, et de nous ac der ce que nous vous demandons, moi le plus miséra de tous les hommes, je viens implorer votre bonté = gnez m'exzaucer. Que d'autre; vous demandent tout qu'ils voudront, santé, biens et avantages lempore Pour moi, 6 Marie, je vous demande ce que vous-mê désirez trouver en moi, ce qui est le plus conforme et plus agréable à votre très saint cœur. Vous êtes humble ; obtenez-moi donc l'humilité et l'amour mépris. Vous savez été si patiente dans les peines celle wie ; obtenez-moi la patience dans les contrariét Vous êtes si remplie d'amour pour Dieu ; Obtenez-n le don du saint et Pur amour. Vous êtes toute plei de charité pour le Prochain ; obtenez-moi la charité e vers lous, et surtout envers ceux qui me sont oppost Vous fâtes toujours unie à la volonté de Dieu ; obtene moi une entière conformité à toutes les dispositions la providence qui me concernent.
En un mot, vous êtes la plus sainte de toutes les cré tures ; 6 Marie, rendez-moi saint. L'amour ne vo: manque point, vous Pouvez el vous voulez me procur tous les biens ; la seule chose donc qui puisse m'en Pêcher de recevoir vos grâces, c’est, ou ma négligence vous invoquer, ou mon peu de confiance en votre inte: cession ; mais, ces deux dispositions essentielles, | fidélité à vous invoquer et la confiance en vous, c’e: vous-même qui devez me les obtenir, et c’est à vous que 7 les demande, c’est de vous que je les veux, c’est de vou que je les espère, et je les attends de vous avec assurance 6 Marie, ma Mère, mon espérance, mon amour, ma vis mon refuge, mon secours et ma consolation ! Amer
e, elle s’y e la péni-
si companous faire JUS ACCOrmisérable nté ; daint tout ce mporels ; Jus-même rme et le s êles si nour des peines de trariétés.
enez-moi le pleine arité enopposés.
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les créane vous procurer e m'emigence à re inlerelles, la us, c’est s que je de vous urance, ma vie, Amen.