GRE
semblable aa masculin^ la forme masculine subsistait dans l'adverbe. Ainsi, dans nos vieux auteurs, on trouve fartmerU, briefment, mortelment, grandmentj etc., au lieu de forte-ment^ briève-^ient, mortellement, grande-ment. (Pour la formation des adverbes voir Raynouard, Ampère, Littré, etc.)
GRAND, adj. pris subt. — S'emploie dans le sens d'espaee, d'étendue : a Voilà une belle cour, il y a du grand pour se promener.»
GRANDET, adj. — Dim. de grand. Usité au XV!»"»» siècle. (Voir Marot, Avant-Naissance, etc.)
GRAND-GOSIER, n. m. — Sobriquet que l'on applique aux gourmands et aux grands mangeurs ; probablement de Grandgousier, un héros de Rabelais.
GRANDIER, adj. — Fier, qui ne parle pas à tout le monde.
GRAND'MÉRE, n. f. — On appelle ainsi la petite araignée à longues pattes qui se trouve surtout dans les champs.
GRÉGI. adj. — Fripé, plissé, en parlant d'un voile, d'unedentelle, d'une robe de mousseline. De l'italien greggio, brut, qui a donné le fr. grége ; soie grége.
GRÉHIR, V. n. — Frissonner, grincer des dents. On grémit en entendant scier une pierre, tailler un bouchon de liége« etc. Du v. fr. gram, graim, fâché, attristé :
Or 8ui si graime que ne pois estre plus.
La Vie saint Aleons, texte du Xl«"« siècle,
st. 22.
Dériv. gramoier, gremoier, gremier, gremir, agremir.
Charles voit son neveu gramoier et irer.
FlERABRAS, V. 186.
^ Quant Fedri voit sen frère de couroup agremy,
Huo. Capet, p. 28.
Etym. anc. haut-allemand gram, gramjan.
GREUILLE, GreuiUie. n. f. — Grappe : t Une belle greuillie de noix. » Au 6g. : « Une greuillie de harengs enfilés d'une corde ou d'une petite branche. » Pour exprimer la môme idée, le vieux français