‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 106 sur 278 · CRU · texte numérisé non relu

CRU

Alexandre-le-Grand, Texemple des héros,

Est appelé par elle Alexandre le gros.

Hier au soir elle-même, en parlant d'Allemagne,

Dit que le gros Yisir s'alloît mettre en campagne.

6R0SELLE, Groiseille, n. f. — Groseille. Dériv. groisellier.

Barbier, or viennent les groiseles, Li groiselier sont boutonné.

RUTEBEUP.

Elle a beau tainct, un parler de bon zelle Et le tétin rond comme une groizelle,

Marot, Rond.

GROSSIER, adj . — Qui prend de rembonpoinl : t C'te fille est un peu grouière , mais elle est bien jolie tout de même.»

GROTJÉE, n . f. — Pommes qui tombent avant le lochage : « La grouée des meilleurs arbres de la forest de Lyons. • {Nouv. Fa^ hrique. »

De ce mot dérivent égrouer, égrouures, qu'on a vus plus haut.

GROniNAGES, n. m. plur. — Pommes tombées avant leur maturité ; mt^me sens que grouée : « On pile tout d'abord les grùuinages,9

GROULARD, Gronlenx, adj. — Qui a Thabitude de bouder ; personne qui a rhumeur triste.

GROULER, V. act. — Bouder : c Je ne sais ce que j'ai fait à Pierre, mais il me grouk. >

H Etre languissant, malade. Se dit surtout des animaux : c Cette poule traîne les ailes comme si elle grouiait. » En Basse-Normandie» grouhr, crouhr, signifie roucouhr.

Il Le temps grouU, c*est-à-dire le temps menace.

GRUGEOIR, n. m. — Moukn pour écraser les pommes ; du fr. gruger.

GRUMELER, Greummeler, v. act. — Grommeler.

Puis le mari a sa fumellc

Hongne, frongno, grongne, gntmeUe

Par Tcspace d'une grosse heure.

R. DE COLLSRTS.

Page 1