‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 107 sur 278 · GUE · texte numérisé non relu

GUE

OTJÉDEB, V. act. — Repaître, gorger de nourriture ; usité surtout au part, passé : « Ils sont partis bien guédés, » Ce mot qui appartenait au vieux français vient du germani({ue weidân ; ail. mod. weide, pâture, nourriture.

Une autre étymologie, gœda qui en islandais signifie enrichi a été supposée par Du Méril.

GTJERBE, n. f. — Gerbe ; du baut-allemand garba, selon Du Méril.

jyénY.guerbét, gerbée; guerbette, petite gerbe battue que Ton donne à manger aux bestiaux ; guerbu, qui fournit beaucoup de gerbes : «Je crois que cette année les blés ne seront pas guerbus, »

GUEBDOniLLER, Gredouiller, v. n. — Faire un bruit comme Teau qui commence à bouillir, ou comme les flatuosités dans les intestins.

Ce verbe exprime aussi le bourdonnement (v. Buffon) que fait entendre le dindon lorsqu'il va piaffant et sollicitant sa femelle. Ce dindon est appelé par les paysans copia guerdouilleux,

6UBR6E0LER, v. n. — Jargonner ; se dit du ramage des oiseaux; des petits enfants qui commencent à parler.

GTJERGBQN, Gregeon, n. m. — Produit du blé qui tient le milieu entre la farine et le son. Il faut rattacher ce mot au fr. gruger ; angl. to grudge ; bas-ail. grusen, écraser. Citons encore le v. fr. gru ; picard, grui, gruau.

Mors dessoivre rose d^espine, Paille de grain, gruis de férine.

St, sur la Mort, 32.

GUÉRITE, part, passé fém. — De guérir : « M*fille n'est pas core guérite, » De môme bénir fait toujours bénite, au fém.

GUERLOTTER, v. n. — Grelotter.

GUERNIER, n. m. — Grenier.

Cil qui avoient les guemiers,

Yousissent bien qu^il (le blé) fut plus chiers.

Chron, de S. Magloire, v. 191.

6nERN0niLLE,n. f.— Grenouilles ; loc. : n Xyoit des grenouilles

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