‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 115 sur 278 · HAU · texte numérisé non relu

HAU

EARNIQTJER, Harnaguer, v. act. — Harnacher : «Barons aharnakiés de chevaus et d'armeores. » {Chran. de Rainu, dans Littré.) Dériy. hamiquement.

HASARD (D*). — Cette location marque le doute ou la probabilité, ex. : « c'est bien d'hasard s'il ne loue pas sa ferme, » il louera probablement. — c C'est bien d'hasard s'il vous refuse cela, » if est probable qu'il ne vous refusera pas cela.

Il Par hasard. « C'est tout-à-fait d'hasard que je l'ai rencontré.

EASIER. n. m. — Touffe de ronces, buissoi épais. Pourétym. Scheler propose l'allemand hasel, coudrier, baguette de coudrier. Le bas-latin hasla, branche, est plus acceptable. (V. Ualot,)

HATELET, n. m. * Carré de côtelettes de larl qu'on fait rôtir à la broche ; du v. fr. Iiaste qui signifiait viande rôtit, et broche à faire rôtir, ex. :

(Sains Laurens) fist por Dieu d^ son con fiaste.

Stances ^r la Mort^ 37.

La dame a le haste jus mis, S'en pinça une pelure Quar moult ama la lecheure.

Fabliaus des Perdris^ dans Bartsch.

Musars, dist-il, où devez-vous aler ?

Micx vos venist les hastes àtorner. ...

Aliscans, v. 3188.

De haste dérivaient enhaster, mettre à la broche, hasttreaux, foies de volailles coupés par rouelles et mis à la brochette ; hattille, boudin et parfois petit bâton. On trouve encore dans les Dictionnaires hdteur, officier de cuisine de la bouche du roi, et hâtier, graid chenet de cuisine à plusieurs crochets sur lesquels tournent les broches.

« Et si trouvèrent plus de mille hastiers, plains de pèces de

char pour rostir.» (Froissart, I, p. 71.)

Etym. lat. hasta.

HAUGHËR, V. act. — Hausser. Mots composés : « HauAe-culf ancienne pièce de la toilette des dames ; hauche-nez, celui qd marche en levant le nez, étourdi, esprit éventé.»

HAUTE ! Haute ! — Cri pour chasser les vaches.

HÊR 188

HAVIT, n. m.» Ustensile de cuisine, croc ou crochet qui anciennement servait à différentes choses.

L^hostel est seur, mais qu^on le cloue ; Pour enseigne y mis un havet,

Villon, G.T.,LXXXVI.

« Ce mot, dit le bibliophile Jacob, qui ne manque pas d'invention, nous parait venir, non du grec, comme le prétendent les étymologistes, mais du verbe latin /lo^^v, avoir; on a dit havet de habet, parce que l'instrument a ce qu'il accroche ! »

Un autre commentateur de Rabelais, non moins ingénieux, prétend que havet vient de havir, parce que cet ustensile était havi par la flamme.

Littré (c'est toujours à lui qu'il faut recourir) donne pour étym. l'allemand haft, agrafe.

Comp. avec le bas-latin havus par lequel est traduit uncinus dans le Glossaire de Reichenau.

HATEUX, n. m. — Ouvrier dont le métier est de faire ou de réparer les haies ; du verbe hayery usité jusqu'au XVI*™^ siècle : « Et ne faut qu'il allègue mes champs être mal clos, car je suis celui qui les regarde à les bien clore et hayer, » (Noël du Fail.)

EATURE, n. f. — Haie, clôture.

HENNE, n. f. — Mauvais cheval, rosse : « Il ne pense qu'à ses hennés, » disait en parlant de son mari une brave fermière qui de son côté ne pensait qu'à ses vaches. Du latin Atnnu5, mulet. (V. N. Marcellus, p. 127.)

HJSQUE ou Hec, n.m. — Petite barrière ou plutôt « demi-closture d'un huis, t pour empêcher les volailles et autres animaux d'entrer quand la porte reste ouverte. (V. Du Gange, au mot heket.) L'origine de ce mot est inconnue ; comp. cependant avec l'anglais hatch, demiporte.

HERBAGE, n. f.— « Une belle herbage.»

Herbiers, n. m. plur. — Touffes de mauvaises herbes.

HERCHE, n. f. — Herse; d'où hercher, herchaye, etc.

HÉRIGHON, n. m. — Hérisson ; au flg., enfant malpropre, mal

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