‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 120 sur 278 · HUS · texte numérisé non relu

HUS

HOUSSER, V. actif. — Mulierem comprimere : a Hausser une fille. — Elle s'est laissé hausser, » Ce mot est particulièrement usité dans la Somme.

HOUSTABAS, n. f.-» Femme malpropre, de mauvaise vie, qui est toujours prête à jeter ses housses à bas.

HOVELER, V. act. — Mettre en hoviau<3c.

HOVIAU, n. m. — Petit tas de blé, d'orge ou d'avoine qu'on fait à i'aidb d'un râteau avant de botteler. Dans certains endroits de la Basse-Normandie on dit haviau, de havet, crochet.

H existait sur le blé un droit de havage : « Item leAava^^de la ville de Vernon.» (Aveu du XV«™« siècle, cité par Le Héricher.)

HTJCHER, V. act. — Placer en haut.

HUQUER, V. act. — Hucher : « Tu m^huqueras, si t'as besoin de mai. »

HURLÉE, n. f. — Hurlement : « Les chiens ont cette nuit poussé des hurlées du diable. »

Sous Teffroyable bruit de ses fortes hurlées On oit gémir de loin les rives reculées.

Gilles Durand, dans Jaubert.

HURU, adj. — Mal peigné, hérissé; v. fr. huré de hure. Si deux coqs se battent en hérissant leurs plumes, on dit qu'ils sont hurus de colère.

a II estoit bossu et contrefait, et s'il avoit la teste hurée et entremeslée de cheveux chenus. » (Perccforest.)

On trouve encore héruy hurepé :

Orible gens estoit et moult laide et hérue.

Ch. d'Antioche, II, p. 254.

Braies et noires, cemise deslavéc, Et si avoit la teste hurepée,

Aliscans, V. 2739.

HUSTUBERLU, n. m. — Hurluberlu. Ce mot, dit Littré, est d'origine inconnue. Du Méril le dérive de l'arabe hourloubourlau, ahuri, littéralement troublé-perdu.

Nom de saint inventé par Rabelais. {Pant., v. 15.)

lAU 191

I. ^ Va, marche ; selon Du Héril^ cette seconde personne du verbe latin ire s'est conservée dans le patois du Jura.

l, prôn. masc. — II. La lettre / ne se fait pas sentir devant une consonne. On dit : 1 vient^ t court ; de même au plur. : / viendront, t courront.

Au pluriel, ils devant une voyelle se prononce il : oi II arriveront tard. »

Dans certains cas, au singulier comme au pluriel, la lettre / ne sonne pas, même devant une voyelle : A-t-î arrivé à temps? — A-tr4 en du bonheur?

En France fa li roJLS, qui fu viez et chenus ; A Laon tint sa cort, molt i ot de ses drus.

• Ayéd'Avig., V. 47.

I, pronom. — Cas indirect : A lui, à elle : a Quand tu le voirras, ta i parieras de not' affaire. — J ai rencontré t'mère, j.'t ai parlé. »

lAU, n. f. — Eau. On a dit autrefois aiguë, aighe, aige, âge, aiwe^ ewe, iewe, iave, etc.

Aiguë coïe ne la croye.

Il m^est si perillouse yaue que la coye.

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