JOU
JEUNESSE, n. f.— Jeune fille : « Tous ces vieux garçons, çayeut toujours épouser des jeunesses. »
JOLIMENT, adv. — Beaucoup, très. De là des alliances de mots singulières, comme : « Il est joliment laid. — Il est joliment canaille. »
JOHABIN, n. m. — Ajonc, dit aussi genêt épineux. De jonc et marin.
Je TOUS vendz le doulz rommarin.
Non poignant comme jonc marin^ Qui le chef perça de Tespine Du doulx Jésus, qui est tant digne.
Ane. Poés.^ t. VII, p. 21.
JORDAMBOISE, n. m. — Sobriquet plaisant et familier dont on baptise le premier venu. C'est une corruption évidente de Georges d'Amboise, ministre de Louis XII, cardinal et archevêque de Rouen, dont le nom historique est resté longtemps dans la mémoire du peuple.
JORER, v. n. ^ Attendre : « M'avez- vous fait assez jor^r?»
JOSET, n. propre. — Joseph.
JOUAILLON, n. m. — Celui qui aime beaucoup le jeu, et qui joue mal : « Queljouat7/on 1 il ne fait que perdre. »
JOUGLER^ y. n. — Courir, gambader, comme un poulain longtemps reposé qu'on fait sortir de l'écurie.
Au fig. rire, folâtrer, en parlant des garçons et des filles : a C'est jeune, ça aime \ jongler, *
Du latin jocu/ari, comme le vieux moi jugleor^ jougleor, vient de joculatorem, il ne faut pas confondre notre mot jongler (v. f. jngler) SLYQO janglerjangler qui signifiait bavarder, railler, moquer : Va biaus amis, si Varme, si laisse ton gengîer.
FlERABRAS, V. 186.
Si doit aler paisiblement Ne miù jangler à la gent Qu'il trovera par les cemins.
Renard, v. 20593.
« Les commères s'en vont bien coiffées, parlant et janglant, et ne 86 esmoient point dont il vient. » (Les XV Joies,)