I. enfant ot petit et tendre
De ses enfanz trestout le mendre,
HuT.» la Vie sainte Elysabel,
Car l'autre jour oy maistrc Martin
Qui racontoit le roy est mendre d'ans
EusT. Desch., Bail,
Mendre avait donné amendrir, amoindrir : « Si ce vcoient fort oppressez et leurs vivres aniendrir. » (Cliron. de J. La Fôvre.)
MENER, V. act. — Fut., menrai, merrai ; cond., menrais, merrais : a Au futur, ïr de flexion, empruntée à l'infinitif, attire souvent à elle une r du thème, et il arrive alors qu'une consonne précédente peut être assimilée, par exemple : Livrer, liverrai, monstrer, monsterrai, mener, marrai. » (Diez, g. romane, 208.J
S'il le pot truver, s'il merra à la justice. (Lois de Guill., IV.)
Ens en son cuer bien aficha Que cette nuit n'y enterra.
Chast. de Coucy, v. 2380.
Et 11 demanda sa maisun.
Et le lieu où le trouverra,
Ch\st. de Coucy, v. 3240.
Ces formes très-anciennes, puisqu'elles remontent aux XII«"»* et XIII«"^« siècles^ sont toujours usitées dans notre vallée.
MENODILLE, n. f. — Monnaie.
MENTEDX, euse, adj. — Menteur : « Et encores vous deffens que