‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 148 sur 278 · MI · texte numérisé non relu

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Et ensi comme les engrosses Le vaureut mordrir us coutiaus.

Lai d'Ignaurâs.

Tous trois ont vu

Leurs maisons effroyées D'avoir reçu les cris De leurs femmes tuées, De leurs enfants meurdris.

JODELLK.

Dériv. meurdrissurey meurtrissure.

MIÂULÉE, n. f. — Miaulement : « Miauléis de chaz. » (L'Âpostoile.)

MICHER, Y. act. — Mettre en pièces, en miettes. Au fig. battre, frapper sur quelqu'un à coups redoublés : « Si je ne me retenais, jel micherais, » Du latin mica, parcelle, miette.

MIDIS (Sur les), loc. — Sur le midi, vers midi.

MIE, nég. qui renforce ne, — a On ne peut mie siffler et bailleren même temps. »

Sainte-Eglise se plaint ; ce n'est mie merveille.

RUTEBEUI^

c Tout le monde crie mesnagc, mesnage. Mais tel parle de mesnago qui ne sait wi> que c'est.» (Rab., Pant,, III.)

a Puissances étrangères, ne les écoutez mie, » (P. L. Courier, lettre X.)

Du latin mica, parcelle.

MIÉ, n. m. — Miel.

Li miez est fait pour c'on le leicLe.

Prov, dans L. de Lincy, XIII*"* siècle.

MIELLAT, n. m. — On donne ce nom à une petite pluie fine et douce, funeste aux avoines et aux blés mijrs.

MIETTE, nég. absolue. — « Reste-lk, et ne bouge miette. »

MIGNATURE, n. fém. — Miniature : « C'est une mignature. » (Corneille^ suite du Ment,, 11^ 6.)

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