‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 150 sur 278 · MOI · texte numérisé non relu

MOI

HITER> V. act. — Ronger : « Les vers mitent le bois. » Du fr. mite,

MITES (Être magné &), loc. —Etre mangé aux vers ; au fig.être usé par 1 âge, ou encore, être complètement ruiné ; « L'bonhomme est vieux ; mais il n'est pas core moqué à mites, » c'est-à-dire il est encore vert. — « Ne lui prêtez pas d'argent, il est moqué à mitis. »

MIUS, adv. — Mieux.

Gonorille li a juré Del ciel toute la déité Qu'ele Taime mius que sa vie

R. DE Brut.

■ MITEU, Miyeure, adj. — Meilleur.

M'N, pron. poss. — Mon, devant une voyelle ou un h muet :"« M*n homme, m*n affaire, etc.»

MO, adj. masc. — Mou : « Il est mo au travail. — Il fait mo marcher. »

MOGNIÂU^ n. m. — Moineau. Au Gg. un hiau mogniou, an homme laid. Dans la %k^^^ fable de Mario de France, je trouve les formes : Moingniax, moingniauSy moinaus, moiiwt, mmnel, moingneh,

MOIDOÛT, n. masc. — Epoque do la moisson : « Le moiVforU arrive.» Il Faire moi(/oîif, se louer pour le mois d'août. S'engager à Ira vailler pendant trois mois à la moisson.

Les moissonneurs disent qu'ils ont fait ou eu un bon moidoùt, lorsque la récolte a été abondante, et qu'il leur revient un bon gagnage. (V. ce mot.)

MOIE, n. f. — Meule de blé ou d'avoine.

Ni' a si nu qui ne sVsjoic ;

Plus sont seignor que raz sur moie.

Rut., l&GriescJie d'Etés

Dans son Dictionnaire, au mot corhillon, page 806, Littré donne à moie un sens qui me paraît inacceptable, ex. :

Quatre rat à tnoie (mue) Faisoient raonnoie D'un vieux corbillon.

Fatrasies, Jubinal.

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