MOI
HITER> V. act. — Ronger : « Les vers mitent le bois. » Du fr. mite,
MITES (Être magné &), loc. —Etre mangé aux vers ; au fig.être usé par 1 âge, ou encore, être complètement ruiné ; « L'bonhomme est vieux ; mais il n'est pas core moqué à mites, » c'est-à-dire il est encore vert. — « Ne lui prêtez pas d'argent, il est moqué à mitis. »
MIUS, adv. — Mieux.
Gonorille li a juré Del ciel toute la déité Qu'ele Taime mius que sa vie
R. DE Brut.
■ MITEU, Miyeure, adj. — Meilleur.
M'N, pron. poss. — Mon, devant une voyelle ou un h muet :"« M*n homme, m*n affaire, etc.»
MO, adj. masc. — Mou : « Il est mo au travail. — Il fait mo marcher. »
MOGNIÂU^ n. m. — Moineau. Au Gg. un hiau mogniou, an homme laid. Dans la %k^^^ fable de Mario de France, je trouve les formes : Moingniax, moingniauSy moinaus, moiiwt, mmnel, moingneh,
MOIDOÛT, n. masc. — Epoque do la moisson : « Le moiVforU arrive.» Il Faire moi(/oîif, se louer pour le mois d'août. S'engager à Ira vailler pendant trois mois à la moisson.
Les moissonneurs disent qu'ils ont fait ou eu un bon moidoùt, lorsque la récolte a été abondante, et qu'il leur revient un bon gagnage. (V. ce mot.)
MOIE, n. f. — Meule de blé ou d'avoine.
Ni' a si nu qui ne sVsjoic ;
Plus sont seignor que raz sur moie.
Rut., l&GriescJie d'Etés
Dans son Dictionnaire, au mot corhillon, page 806, Littré donne à moie un sens qui me paraît inacceptable, ex. :
Quatre rat à tnoie (mue) Faisoient raonnoie D'un vieux corbillon.
Fatrasies, Jubinal.